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Les nichoirs et les mangeoires pour oiseaux sont légion dans les rayons des magasins, ne laissant que l’embarras du choix. Pour autant, et bien qu’ils soient bien conçus et fort esthétiques, vous avez une autre solution : la fabrication maison de ces hôtels-restaurants pour oiseaux que vous installerez dans votre jardin. Le principe en est assez simple, la réalisation aussi d’ailleurs ! Quelques règles de base, l’observation des alentours pour savoir quelles espèces vous pouvez accueillir, et vous pourrez construire des mangeoires et nichoirs adaptés aux oiseaux présents autour de vous.
Quelques règles de base concernant les plans de nichoir et mangeoire pour oiseaux
Pour un bon nichoir
Le nichoir est l’outil idéal pour compenser la perte des habitats naturels des oiseaux, bien que malheureusement de nombreuses espèces s’en tiennent éloignées. En respectant quelques exigences de ces petits volatiles, vous parviendrez cependant à attirer de nombreux locataires !
Suivez ces quelques règles de base pour réussir les plans des nichoirs et mangeoires pour oiseaux :
Utilisez du bois massif, d’une essence qui résiste à l’humidité comme le sapin, le mélèze, le peuplier, l’épicéa ou le chêne, et des planches de 18 mm d’épaisseur minimum. Il est conseillé de choisir du bois non traité. Comme protection, vous appliquerez plutôt une huile de lin ou encore un vernis à base aqueuse (qui s’utilise notamment pour les ruches).
Il est possible d’utiliser du bois de palette, mais en vérifiant la marque HT qui indique un traitement par haute température ou en utilisant des palettes non marquées qui ne sont pas traitées du tout. Les palettes marquées MB, par contre, sont à recaler pour cette utilisation car traitées au bromure de méthyle.
Certains oiseaux ne seront pas attirés par des couleurs vives, préférez des teintes neutres si vous peignez l’extérieur du nichoir.
Laissez brutes les faces de planches qui seront à l’intérieur, les reliefs permettront aux oiseaux de s’accrocher, et aux petits de sortir facilement du nid. Si le bois est déjà poncé, réalisez des stries sous le trou d’envol. Choisissez un endroit calme, un peu retiré, à l’abri du vent et des prédateurs !
Le nichoir doit être à mi-ombre, protégé du soleil en été mais bien exposé durant l’hiver. Une exposition est ou sud-est est idéale.
Une hauteur minimale de 1m50 est conseillée, voire plus haut pour les espèces arboricoles, minimum 2 m pour les mésanges par exemple.
Mettez le nichoir en place au début de l’automne, certaines espèces font très tôt des repérages, notamment les mésanges, tandis que d’autres seront susceptibles de venir s’installer dès la fin de l’automne : les troglodytes sont très sensibles au froid et utilisent les nichoirs comme dortoirs collectifs durant l’hiver.
Séparez les nichoirs les uns des autres si vous en installez plusieurs du même type (pour la même espèce d’oiseau). Certaines espèces acceptent un autre nichoir à 20 m, les mésanges notamment, alors que d’autres comme les bergeronnettes grises ont besoin de 200 m pour se sentir en sécurité. Par contre, moineaux, hirondelles des fenêtres et étourneaux sansonnets vivent en colonies et aiment à nicher les uns près des autres.
Lorsque les nichoirs sont occupés, c’est à distance que vous observerez vos petits locataires, vous risqueriez de les voir déménager en étant trop présents. Et quand il y a des petits, c’est la nichée elle-même qui pourrait être abandonnée…
Deux années sans occupants est signe que le nichoir est soit mal conçu, soit mal placé.
Pour une mangeoire parfaite
C’est pendant la saison hivernale que l’on apporte un complément de nourriture aux oiseaux. Leur nourriture habituelle est alors souvent absente, et même s’ils changent de régime alimentaire ils peinent à s’alimenter correctement. La plupart des oiseaux deviennent granivores à cette époque, vous pourrez leur offrir des graines de tournesol noir, du maïs concassé, des cacahuètes (non salées), de l’avoine… Ils mangeront également des restes de repas s’ils ne sont pas salés, du pain émietté. Aux merles et aux grives par contre qui sont frugivores vous donnerez des pommes bien mûres, des poires, des grains de raisin. La graisse est un élément indispensable, que vous apporterez sous forme de boules de graisse ou en confectionnant vous-même des pains de graisse enrichis de graines variées.
Comme pour les nichoirs, utilisez du bois résistant à l’humidité, non traité, par contre 15 mm d’épaisseur suffisent ici.
Quel que soit le type de mangeoire, il est conseillé de la doter d’un toit qui protégera les graines de la pluie. Quelques trous dans le plancher permettront à l’eau de s’évacuer, évitant également que les graines ne s’abîment.
Installez la mangeoire de façon à ce que les oiseaux ne puissent pas se faire attaquer durant leur repas : suspendue à une branche isolée, sur un pied, contre un tronc à un endroit dépourvu de branches. Si vous l’installez près du sol, choisissez un endroit dégagé avec des arbustes à proximité.
Installez au sol ou près du sol une mangeoire basique (une simple planche suffit, ou une grosse pierre) pour les étourneaux, les moineaux, les merles...
Réapprovisionnez deux fois par jour, le matin tôt et la fin d’après-midi étant les meilleurs moments. Et si vous le pouvez, faites-le à heure régulière, vous serez très attendu !!
Un entretien annuel
Pour attirer de nouvelles familles tous les ans, le nichoir doit être propre comme un sou neuf ! C’est au début de l’automne que vous effectuerez cet entretien. Commencez par enlever du nichoir tout ce qui a servi au nid : paille, brindilles, boue, débris végétaux de tout genre. Brossez ensuite l’intérieur mais évitez l’utilisation de Javel ou autre produit toxique, préférez le savon noir ou le vrai savon de Marseille. Rincez puis laissez bien sécher avant de refermer. Certains passent un coup de chalumeau pour une parfaite désinfection. Profitez de l’occasion pour vérifier l’étanchéité du nichoir et ses fixations. La mangeoire et l’abreuvoir eux aussi doivent faire l’objet d’une bonne hygiène : une fois par semaine, nettoyez le récipient en le brossant avec du savon noir, agrémenté de quelques gouttes d’huile essentielle de thym, un anti-infectieux puissant.
Nichoir et mangeoire pour tous
A partir de plans de nichoirs et mangeoires à oiseaux, réalisez seul ou avec vos enfants les maisons qui abriteront les nichées de moineaux, mésanges et autres passereaux dès le printemps et assureront leur repas en hiver.

Un nichoir multi-espèces
Le nichoir boîte aux lettres est un modèle des plus classiques et convient à un grand nombre d’espèces. Vous pourrez par contre adapter sa taille et celle de son trou d’envol aux espèces présentes dans votre jardin, ou à celles que vous désirez y attirer ! En moyenne, la boîte mesure entre 15 et 25 cm de haut pour 16 cm de large. Son toit, amovible pour faciliter le nettoyage, doit dépasser de la face avant pour protéger des intempéries. Il peut être fixé avec des charnières et étanchéifié par une bande souple hermétique. Le trou d’envol se situe dans le tiers supérieur de la face avant. Il est doublé à l’aide d’une plaque métallique car certains prédateurs comme les pies, les lérots et les écureuils agrandissent ce trou pour s’introduire dans le nid et le piller. Pour convenir au plus grand nombre, son diamètre sera de 40 mm (ou 40 mm de côté pour un trou carré). Pour des espèces spécifiques, la taille du trou d’envol différera :
Mésanges : de 25 à 30 mm.
Moineaux : 32 à 40 mm.
Rougequeues à front blanc : entre 30 et 40 mm.
Sittelles torchepot : 32 mm.
Étourneaux sansonnets : 45 mm.
Huppes fasciées : 80 mm.
Autre forme de trou d’envol pour le nichoir semi-ouvert : la façade avant ne monte pas jusqu'au toit, laissant une ouverture rectangulaire. Cette configuration est adaptée notamment aux rouges-gorges et aux gobe-mouches.
La mangeoire à plateau
Cette mangeoire très simple convient à la plupart des espèces, car celles qui picorent leur nourriture au sol ne seront pas perturbées par cette configuration. Elle est constituée d’un plateau avec un petit rebord (2 cm) et souvent pourvue d’un toit. Selon les espèces nourries, elle pourra être suspendue ou simplement posée au sol.
Plan de nichoir et mangeoire pour ces oiseaux :
Le gîte et le couvert pour les moineaux
Les moineaux sont des petits passereaux sédentaires à la livrée assez discrète qui vont rester toute leur vie au même endroit. Très communs autour des habitations humaines tant qu’elles sont relativement entourées de surfaces végétalisées, les moineaux sont des oiseaux sociables qui vivent en colonies, aussi bien dans les jardins campagnards que dans les parcs plus urbains. Cette espèce montre une grande capacité d’adaptation qui la préserve des risques dus aux modifications profondes de son environnement, que ce soit en terme de nidification que d’alimentation.
Les nichoirs pour moineaux
Vivant en groupe, le moineau nichera là où il est possible de s’installer à plusieurs couples. Vous pouvez alors pour l’accueillir installer plusieurs nichoirs côte à côte, voire réaliser un nichoir composé de plusieurs cellules dotées chacune de son propre trou d’envol. Pour garantir plus de sûreté aux couvées, préférez un nichoir à balcon. Le nichoir : trou d’envol de 32 à 40 mm, 130 mm de hauteur, plancher carré de 150 mm. Le nichoir pour moineaux sera fixé sous un toit, sur une poutre ou sur un mur.
Une mangeoire à moineaux
Oiseau granivore mais très opportuniste, le moineau est fort utile au jardin car il va consommer de nombreux insectes et en nourrir sa couvée, et plus particulièrement des pucerons et des chenilles. Sur une mangeoire, il cherchera des petites graines (millet, carthame des teinturiers…), des cacahuètes, du maïs concassé et appréciera de trouver des boules de graisse. Mangeoire qu’il acceptera de partager avec d’autres, notamment les pinsons, les rouges-gorges ou les accenteurs mouchets qui ont les mêmes habitudes. Ces derniers ne se nourriront par contre que si la mangeoire est à ras du sol alors que les autres, dont notre moineau, iront également sur des mangeoires à plateau suspendues, même s’il fait partie des espèces qui se nourrissent au sol. Ses extraordinaires capacités d’adaptation l’ont également poussé à se nourrir sur des mangeoires à trémie. Mais si vous lui donnez le choix, c’est une mangeoire à plateau avec toit qu’il va choisir, on ne boude pas son confort ! Et pour éviter que le moineau et ses camarades passereaux ne se fassent chasser par des oiseaux plus gros, il est envisageable soit de placer un grillage à mailles de 5 cm sur l’ensemble de la mangeoire, qui bloquera merles et autres pigeons, soit de faire descendre le toit très bas, ce qui aura la même fonction.
Plan de nichoir et mangeoire pour ces oiseaux :
Le gîte et le couvert pour les sittelles torchepots

La sittelle est un petit oiseau forestier du genre des Sittidés à la livrée bleu-gris et orangée, dont l’œil est maquillé d’un long trait noir. De la taille du moineau, elle se montre particulièrement habile dans les arbres qu’elle parcourt même la tête en bas. On peut la trouver dans un jardin dès lors qu’il est bordé de grands arbres. Elle vit en couple et est très attachée à son territoire. Son nom vient de son habitude de réduire au maximum le trou d’envol de son nid à l’aide de boue séchée.
Un nichoir à sittelle
Vous lui proposerez un nichoir type boîte à lettres avec un trou d’envol entre 30 et 40 mm, un plancher carré de 200 mm et une hauteur de 210 mm minimum du plancher au trou d’envol. Ce nichoir sera installé haut sur un tronc, à minimum 4 m du sol et à 80 mètres minimum d’un autre nichoir à sittelle.
La mangeoire pour les sittelles
Le régime habituel de la sittelle est constitué d’araignées et d’insectes, mais en hiver elle apprécie les noisettes, les graines de tournesol, de chanvre, les fruits secs, les cacahuètes et les boules de graisse, c’est pourquoi elle se rapproche alors des habitations. Elle a l’habitude de partir avec une graine de tournesol ou une noisette pour s’isoler, la coincer entre ses pattes et fendre la coque d’un coup sec à l’aide de son bec. La mangeoire à trémie convient bien aux espèces arboricoles, plus acrobates et qui sont capables de se nourrir en étant perchés, notamment les mésanges et les sittelles torchepot. Elle permet une distribution “automatique” de la nourriture. La mangeoire devra être installée près des grands arbres qu’affectionne la sittelle. Elle lui sera d’ailleurs totalement dédiée, car mis à part les mésanges, cet oiseau va défendre férocement son lieu de nourrissage. Elle a tendance à prendre la nourriture pour la cacher par ci par là.
Plan de nichoir et mangeoire pour ces oiseaux :
Le gîte et le couvert pour les pics-verts
Grand oiseau vert et jaune à la tête rouge, on reconnaît bien le bruit caractéristique que fait son bec contre un tronc en forêt. C’est pour creuser son nid qu’il travaille ainsi le bois, l’ouvrage prend environ 2 semaines au couple. Assez peu farouche, on en voit de plus en plus dans les parcs, les haies arborées, les vergers et les jardins à la campagne. Il est très sédentaire et passe toute l’année seul, à l’exception des quelques 60 jours que durent l’incubation puis le nourrissage et l’élevage de la couvée.
Un nichoir adapté
C’est donc dans les arbres morts ou à bois tendre que le pic vert construit son nid. Son nichoir possède un grand trou d’envol, de 65 mm, une hauteur de 380 mm et un plancher de 125 à 150 mm de côté. Quelques copeaux de bois ou de polystyrène rendront cet abri irrésistible !
Une mangeoire pour les pics-verts
Le pic-vert se nourrit presque exclusivement au sol, grattant et fouillant pour y trouver principalement des fourmis qu’il attrape avec sa langue longue et collante. Son bec dur et fin lui permet de faire ces travaux de fouille même lorsqu’il gèle ou que le sol est couvert de neige. Il est donc fort peu présent sur les mangeoires, cependant il pourra se laisser attirer sur une mangeoire plateau sans toit, posée au sol, si elle est garnie de vers de farine, dont il raffole ou de pudding pour les oiseaux, de vieilles pommes ou de cerises. Il pourra également se tourner, mais plus rarement, vers le tournesol, les cacahuètes, les amandes et les noisettes.
Plan de nichoir et mangeoire pour ces oiseaux :
À savoir : si vous en avez la possibilité, installez plusieurs mangeoires dans votre jardin mais évitez de les placer trop près les unes des autres, vous risqueriez d’assister à de nombreuses querelles ! De plus, une population trop dense est souvent cause de transmission de maladies.
Conclusion C’est un réel plaisir de nourrir et de loger diverses espèces d’oiseaux dans son jardin. Il y a bien sûr le sentiment de satisfaction à l’idée de leur venir en aide, mais ce n’est pas tout. Pour les protéger au mieux, il est fort intéressant de se pencher sur leur mode de vie, leurs habitudes, leur sociabilité, et aussi d’arriver à les reconnaître ! Et trouver sur internet le bon plan de nichoir et mangeoire pour oiseaux est tellement simple… C’est ensuite que l’on passe aux côtés ludiques, la fabrication et l’observation !








