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Après les épisodes de tempêtes et d'inondations, le printemps semble s'installer avant l'heure dans nos jardins. Quelle est l'attitude à adopter pour profiter de cette opportunité sans pour autant compromettre l'avenir ?
Après la tempête
Nombre des régions ont dû faire face à une ou plusieurs tempêtes. En bord de mer, les effets néfastes des embruns se sont fait sentir plus loin dans les terres. De fait un lessivage des feuillages au jet d'eau sera efficace afin de laver le sel incrusté. Les dégâts dus aux forts vents visent principalement les grands arbres et arbustes. Certains d'entre eux ont vu leurs branches malmenées, voire cassées par des assauts répétés. L'heure est à l'audit et aux mesures de sécurité: tronçonner et évacuer les branches à terre, vérifier la robustesse des branches restantes et, si besoin, élaguer précautionneusement. Idéalement, faites appel à un spécialiste des tailles douces qui respectera la saisonnalité idéale comme l'intégrité des essences à émonder. Les plaies naturelles si le bois s'avère déchiqueté, seront recoupées proprement et badigeonnées d'un simple emplâtre d'argile. Retaillez alors sans attaquer à leur base les plissements naturels de l'écorce, à la base de chaque ramification.

Après les inondations
Il convient d'attendre le reflux de l'eau et que le terrain s'assèche un peu pour commencer à évacuer les excédents de terre et limons, à découvrir les plantes des massifs. Alors seulement convient-il d'aérer le sol au maximum en employant par exemple une grelinette ou une fourche-bêche, sans retournement. Laissez respirer la terre et s'assécher les racines. N'épandez pas de paillis avant complet ressuyage du sol.
Face à la sécheresse
A contrario, dans d'autres régions comme autour de Paris, le beau temps hâtif et l'absence de pluie cette année induisent une certaine sécheresse du sol. Surveillez les plantes les plus fragiles et à enracinement superficiel comme les fougères, les arbustes de terre de bruyère et certaines plantes couvre-sol tout comme les végétaux plantés depuis l'automne. Accordez-leur une copieuse rasade hebdomadaire d'eau, apportée au goulot.
Endurcissez les plantes semi-rustiques
Les plantes acclimatées que vous avez choyées et protégées tout l'hiver durant redémarrent sans attendre. Lorsqu'il fait beau et que les risques de gelées sont écartés, aérez les souches en écartant les paillis protecteurs qui les recouvrent. De même, écartez les voiles de protection afin d'éviter toute condensation et pourriture. Dans tous les cas, soyez vigilants à l'approche de nouvelles gelées annoncées et fin prêt à repositionner ces protections: voiles, toiles et sacs... Egalement, transférez à l'abri les potées et bacs déjà installés à l'extérieur.

Face à une saison avancée
Ne vous précipitez pas sur les plantes saisonnières, fleurs à massifs et jardinières comme les géraniums ou bien les légumes frileux comme les tomates, courgettes ou piments pourtant abondamment proposés dans les jardineries. Ils sont destinés aux jardiniers aguerris et possédant serre, châssis chaud ou véranda. Si le jardinier réagit instinctivement à l'élévation de la température ambiante, les végétaux se manifestent plutôt en fonction de la température du sol pour se développer. N'oubliez pas que des gelées tardives peuvent anéantir bien des efforts et ceci jusqu'en mai. En revanche, pensez à semer en place les espèces rustiques de fleurs annuelles (soucis, coquelicot, pavot de Californie…) ou de légumes (carottes, betteraves, navets, radis). Terminez les plantations de plantes vivaces : fleurs, légumes et condimentaires. Installez sous voile protecteur ou tunnel maraîcher les potagères semi-rustiques (laitues, épinard, persil…) . Détournez-vous des sujets proposés en racines nues au profit des arbres et arbustes ou des fruitiers cultivés en pot ou container, éventuellement encore en motte classique.
Si une plante semble ne pas démarrer, ne vous inquiétez pas. Elle est tout simplement prudente. Dans le doute, faites le test du bois sec. Taillez depuis l'extrémité des branches en descendant, jusqu'à trouver du bois vert. De même les clématites sont parfois chipies. Attendez fin juin pour décider de leur sort. Concernant les vivaces, grattez à la base des touffes pour confirmer la présence de jeunes bourgeons. Ne négligez pas la lutte contre les limaces et escargots qui dévorent les jeunes feuilles et fleurs !
