Partager
Une plante épiphyte se développe sur une autre qu’elle n’utilise que comme support.

Les épiphytes ne sont pas des parasites, elles vivent dans des végétaux, le plus souvent des arbres, en absorbant les éléments nutritifs qui leur nécessaires par photosynthèse. Elles trouvent humidité et sels minéraux dans l’air et dans l’humus qui peut se former au creux des branches. Souvent leur forme leur permet de stocker de la matière organique morte et de l’eau, et elles sont placées suffisamment haut sur la plante hôte pour recevoir suffisamment de lumière.

Les épiphytes sont très nombreuses de par le monde, on en dénombre plusieurs dizaines de milliers réparties dans une centaine de familles. On les trouve notamment dans les forêts équatoriales en zones pluvieuses ou dans les “forêts de nuages”, en altitude.

De nombreuses orchidées sont des épiphytes,

ainsi que des Broméliacées (tillandsia, vriesea, guzmania, ... ),

des Aracées (philodendron, anthurium, …),
des cactacées (rhipsalidopsis, épiphyllum, …)
et des Bégoniacées.
Dans certaines zones, les épiphytes se superposent les unes aux autres, formant de véritables écosystèmes dans lesquels vivent de nombreux petits animaux et insectes. Elles s’installent assez haut dans la canopée, profitant ainsi, en plus de la luminosité, de la présence de nombreux insectes pollinisateurs et de la possibilité d’essaimer très loin de la plante mère. Il y a également de nombreux épiphytes dans les forêts des zones tempérées : lierre, lichens, mousses, fougères.... Certaines plantes, comme le figuier-étrangleur, sont des hémi-épiphytes, leurs racines aériennes finissent par atteindre le sol. D’autres sont épiphytes à la fin de leur vie, certaines aracées par exemple.
