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L’humus est une matière organique mêlée au sol, issue de la décomposition des résidus végétaux.

Les déchets organiques, lorsqu’ils sont au sol, se transforment, aussi bien par voie chimique que par voie biologique. Les matières organiques fraîches (végétales et animales), sont décomposées rapidement et libèrent des composés minéraux (ammoniac, nitrates, phosphates, sulfates) et gazeux, c’est la minéralisation. Ce qu’il reste de cette transformation est un mélange de ces composés minéraux avec les résidus non encore ou partiellement décomposés, principalement des morceaux de bois. Leur minéralisation, très lente, s’appelle l’humification. Cette matière très sombre, souple, fraîche, peu homogène, est l’humus.
À savoir : l’humus n’est normalement que la partie organique de ce mélange organo-minéral, mais cette matière, par extension, est appelée humus. Il peut être très différent, en fonction de l’environnement (activité biologique du sol et externe) dans lequel il s’est formé et de la composition de la litière (les résidus organiques). Il peut être plus ou moins acide, avoir une vitesse d’humification plus ou moins lente et donc apporter des éléments nutritifs variables. L’humus est très riche en micro-organismes de toute sorte, il est vivant et de ce fait rend le sol très fertile.
L’humus a plusieurs fonctions :
Il aère le sol grâce à sa structure en agrégats (complexe argilo-humique) et permet ainsi une bonne circulation de l’air et de l’eau. Un apport d’humus dans des sols compacts les allège alors que les sols trop perméables vont acquérir du corps et retiendront mieux l’eau. Les sols sont également plus résistants à l’érosion.
Il retient engrais et amendements.
Il favorise l’absorption par les racines du phosphore, de l’azote de la potasse (entre autres) qu’il contient, ces éléments nutritifs étant directement assimilables par les plantes.
L’humus est détruit lorsqu’il est enfoui dans le sol, c’est pourquoi il ne faut pas labourer, seulement travailler en surface.
