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Conseils sur les animaux

Les maladies parasitaires du chien

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Les parasites sont extrêmement nombreux et variés, tiques, puces, mais également parasites internes, non seulement ils peuvent provoquer des maladies, mais ils peuvent également transmettre des bactéries d’autres parasites. Ils entraînent des pathologies qui peuvent être graves, surtout sans traitement. De plus, certaines d’entre elles peuvent également toucher l’homme. L’utilisation ciblée d’antiparasitaires est donc fortement recommandée pour protéger votre chien.

Les maladies parasitaires du chien

Maladies provoquées par les tiques

La piroplasmose

Maladie grave à mortelle due à des parasites que la tique transmet au chien, les piroplasmes. On la nomme également babésiose, du nom du parasite microscopique (Babesis canis) qui en est la cause. Le chien peut être vacciné pour éviter cette maladie qui atteint à la fois le foie, les reins, la rate, entre autres, mais il est préférable de compléter l’action de ce vaccin par un traitement antiparasitaire et par une inspection quotidienne de votre chien. Les symptômes en sont une fatigue intense, des urines sombres, de la fièvre.


La maladie de Lyme ou borréliose

La bactérie Borrelia burgdorferi est apportée par les tiques des bois, la tique devant rester un minimum de 48, voire 72 heures, pour la transmettre à son hôte. Cette bactérie peut provoquer une insuffisance rénale, atteindre le système nerveux, une augmentation de la taille des ganglions et à terme la mort du chien. On ne voit pas vraiment les symptômes au début, ils ne sont marqués qu’après la longue phase d’incubation de 2 à 5 mois. La borréliose chronique va se manifester par une boiterie brutale et intermittente, généralement sur une seule articulation à la fois, des douleurs, des troubles cardiaques, nerveux, rénaux, des atteintes musculaires. La borréliose aigüe, elle, est principalement marquée par une arthrite très sévère, voire une polyarthrite, accompagnée par abattement, fièvre, gonflement de certains ganglions, vomissements. Le traitement ne guérit pas forcément entièrement et l’animal peut garder des séquelles, il est important de traiter le plus rapidement possible. Le vétérinaire va prescrire des antibiotiques et des anti-inflammatoires.


L’ehrlichiose

En mordant le chien, la tique lui injecte des bactéries, des Ehrlichia canis principalement, qui détruisent les globules rouges de l’animal et peuvent également atteindre la moelle osseuse. L’incubation dure une dizaine à une vingtaine de jours. Les symptômes sont proches de ceux de la piroplasmose : abattement, fièvre importante, perte d’appétit, écoulement nasal. L’ehrlichiose peut également prendre une forme chronique, qui se manifeste par des troubles hémorragiques divers, une anémie, une perte de poids. Le traitement se réalise avec des antibiotiques et est très efficace dans la phase aigüe. Sans soins et pour un animal fragile, la maladie peut être mortelle.

À savoir : la période d’action des tiques était normalement circonscrite à quelques mois, entre la fin du printemps et la fin de l’automne, et les régions les plus au Nord étaient touchées moins longtemps du fait des températures. Mais le réchauffement climatique fait que cette période d’action est aujourd’hui beaucoup plus longue, voire qu’elle dure tout au long de l’année.

Maladies provoquées par les moustiques

La leishmaniose

Grave et incurable, cette maladie est chronique et due au phlébotome, un moustique, qui va transmettre au chine un parasite, le Leishmania infantum. Seuls les animaux fragiles, au système immunitaire faible, vont développer la maladie, les autres seront porteurs du parasite sans être malades jusqu’à ce qu’ils vieillissent ou qu’ils aient un problème, de stress par exemple. L’incubation est très longue, plusieurs mois. Les symptômes sont variés : amaigrissement, ulcération de la truffe puis lésions oculaires, gonflement des ganglions, lésions cutanées, abattement, troubles nerveux, allongement des griffes, troubles nerveux, locomoteurs, problèmes digestifs… Selon le stade de la maladie, le pronostic est plus ou moins bon, seul le stade 1 peut être réellement traité, plus tard les chiens vont surtout être plus ou moins soulagés de certains symptômes, les rechutes sont fréquentes et les traitements sont longs et contraignants. Il existe un vaccin depuis 2011, qui n’est pas efficace à 100 % mais tout de même utile. Il est préférable dans tous les cas d’utiliser des insecticides aux pyréthrinoïdes. Les zones à fort risque sont dans le Sud de la France.


La dirofilariose

Les moustiques peuvent transmettre en piquant, des larves d’un ver, le Dirofilaria immitis. Elles vont s’installer dans les vaisseaux sanguins, puis, une fois adultes, migrer dans le lobe droit du cœur et dans les artères pulmonaires et donner naissance à des larves (les microfilaires). Si un moustique pique le chien, il prend des larves en même temps que le sang et la contamination se poursuit. Les zones à risques sont autour du bassin méditerranéen. La maladie progresse lentement et peut provoquer insuffisance cardiaque ou embolie pulmonaire. On ne voit les symptôme apparaître qu’après des années : toux, difficultés respiratoires, affaiblissement, syncopes respiratoires, gonflement des pattes et de l’abdomen. Le traitement est long, progressif, et le chien doit rester au repos absolu. Il existe des traitements préventifs, à donner mensuellement si le chien vit ou va dans une région à risques.


Maladies provoquées par les puces

Les puces entraînent de nombreuses pathologies dermatologiques et elles peuvent transmettre un ver intestinal, le Dipylidium canis, qui se développe dans le tube digestif.


Les parasites internes

Les parasites internes sont des zoonoses, ils peuvent être transmis à l’homme.


La toxocarose

Il s’agit d’un nématode, le Toxocara canis, que l’on appelle couramment ascaris du chien. Il se développe dans l’intestin de l’animal. Cette maladie atteint seulement les chiots, les adultes ayant une très forte immunité envers ce parasite.


L’échinococcose

Elle est due à un ténia, qui parasite l’intestin grêle. Le chien est toujours un porteur sain, il s’infecte en mangeant des abats d’animaux.


L’ankylostomose

Ces nématodes, Ancylostoma caninum et Uncinaria stenocephala, se développent dans dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques, puis migrent dans l’intestin grêle. Elles entraînent fatigue, anémie, diarrhées hémorragiques, asthénie. Chez les chiots, cette maladie peut être mortelle.