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Conseils jardinage et plantes

Lutte intégrée

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La lutte intégrée consiste à protéger les plantations par des moyens à la fois économiques, écologiques et toxicologiques.

Lutte intégrée - © Олександр Луценко - stock.adobe.com

Parmi les moyens affectés à cette lutte, dite aussi protection intégrée, le recours aux produits phytopharmaceutiques est limité au maximum. Les techniques de biocontrôle des populations de ravageurs sont tournées vers les macro-organismes invertébrés (prédateurs naturels, parasitoïdes), les micro-organismes (virus, bactéries, champignons), les médiateurs chimiques (phéromones), les substances naturelles.

Pour appliquer judicieusement les principes de la protection intégrée, il est nécessaire :

  1. De bien identifier les ennemis à combattre et les organismes auxiliaires appropriés.

  2. D’adapter l’écosystème local en aménageant l’environnement pour qu’il convienne aux auxiliaires et si possible qu’il ne convienne plus aux ennemis.

  3. De mettre en place des seuils d’intervention pour choisir de manière efficiente les moyens d’intervention.

  4. De combiner les diverses méthodes de protection.

  5. D’évaluer les résultats des moyens utilisés pour les améliorer si besoin.

En agriculture, la lutte intégrée a pour but la production intégrée, qui prend en compte autant la préservation de l’environnement que la santé des consommateurs. Cette lutte est définie dans le cadre de la directive européenne 2009/128/EC de 2009, après 50 ans de travail et la mise en place de nombreux groupes de travail dans plusieurs pays de l’Union Européenne.

La protection intégrée diffère légèrement de la lutte biologique par l’absence des vertébrés dans le biocontrôle, l’absence des substances naturelles et médiateurs chimiques dans la lutte biologique. De la conjonction de ces 2 luttes résulte la protection biologique intégrée.