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Comment établir un programme avec un arrosage automatique ? Ce type d’arrosage, doublé d’un programmateur, est des plus utiles au jardinier. Outre l’avantage énorme de ne plus avoir à se soucier d’aller arroser en rentrant du travail ou de trouver des remplaçants pendant les congés, l’arrosage automatique est à la fois économe en eau et bénéfique pour les plantes qui voient leurs besoins hydriques remplis au bon moment. Mais comment bien programmer ces arrosages ?
Les types de programmateurs
Très utiles pour vous remplacer au quotidien à la corvée d’arrosage et pendant vos absences, les programmateurs d’arrosage automatique sont à la fois fiables et efficaces. Ils sont également très variés, vous permettant de sélectionner celui qui correspond le mieux à la configuration de votre installation. Vous pourrez ainsi faire arroser votre jardin aux heures, jours et fréquences définies à l’avance. Certains modèles, très perfectionnés, permettent même de gérer divers réseaux avec des arrosages alternés.
Les types de programmateurs :
Alimenté sur secteur, avec des piles, avantageux car on peut l’utiliser partout où l’électricité n’arrive pas, ou bien solaire - il existe aujourd’hui des programmateurs qui se rechargent même avec très peu d’ensoleillement ;
Nez de robinet, à installer au départ de l’installation à 1 ou 2 voies, entre le bout du robinet et celui du tuyau desservant le réseau ou déporté, mural ou enterré, pour plusieurs circuits ;
Une ou deux voies, pour piloter un ou deux réseaux simples : jardin d’ornement + potager par exemple ou multi-voies pour des réseaux plus complexes et des réseaux enterrés. Ces derniers pilotent ouvertures et fermetures d’électrovannes et permettent de répondre à de multiples besoins.
Deux installations sont possibles :
L’installation à pression normale correspond à un arrosage par dispersion avec des arroseurs.
L'installation à basse pression correspond à un arrosage par micro-irrigation ou par micro-aspersion.
Pendant votre absence, votre programmateur va gérer les besoins en eau de vos plantes, du moins tels que vous les avez programmés, en fonction des plantes. Mais ces besoins sont très différents lorsqu’il pleut… Pour éviter un gaspillage d’eau, vous pourrez, sur certains programmateurs, ajouter :
Un pluviomètre, qui va ajuster la durée d’arrosage, voire le stopper complètement, en fonction des précipitations.
Et/ou une sonde d’humidité, qui va mesurer le degré d’humidité du sol et interrompre l’arrosage si le sol est trop humide.
De plus en plus de programmateurs sont connectés, pour une gestion à distance depuis un smartphone ou une tablette.
Comment faire un système d'arrosage automatique ? Suivez nos conseils pour installer un arrosage automatique. Vous aurez besoin de tuyaux d'arrosage et d'accessoires tels que des goutteurs et des raccords pour tuyaux d'arrosage goutte à goutte. Sachez que vous pouvez tout à fait brancher votre système d'arrosage pendant les vacances ou pour toute l'année sur votre récupérateur d'eau de pluie.
Quel programme choisir pour un arrosage automatique ?

Comment régler un programmateur d'arrosage ? Pour bien fonctionner, un programmateur va avoir besoin de 3 données de base : les jours de la semaine pendant lesquels un arrosage va se déclencher, l’heure à laquelle l’arrosage doit démarrer ces jours-là, la durée de l’arrosage. Le programmateur va déclencher l’arrosage :
1. À une périodicité choisie : tous les jours à 20h00, tous les trois jours à 6h00…
2. Pendant une durée choisie : une demi-heure, une heure…
Il convient donc de définir à quel moment de la journée il est préférable d’arroser ses plantes, et si l’arrosage doit se répéter. Il est judicieux de prévoir une périodicité différente selon la saison. Pour que vos plantes aient le temps de bien s’hydrater l’été, programmez votre arrosage de préférence le soir ou pendant la nuit, l’eau s’évapore trop vite le matin. Pensez cependant à mettre en place un débit plus lent, afin que les plantes aient le temps d’absorber cette eau providentielle et qu’elles ne soient pas noyées. Un arrosage en plusieurs fois est encore plus judicieux. Inversement, tant que les températures sont fraîches, un arrosage matinal est préconisé, et pas trop tôt pour éviter que l’arrosage ne se produise pendant une gelée. Sachant que les plantes sont prêtes à une bonne absorption 2 heures après le lever du soleil. Un débit plus important pourra être mis en place si le temps est ensoleillé, pour que l’eau ne risque pas de s’évaporer.
Pour vous aider, lisez aussi notre article sur l'arrosage du jardin : tout un art !
La fréquence et la durée d’arrosage vont dépendre de plusieurs critères : la nature de votre sol, les conditions climatiques, les végétaux à arroser et la méthode d’arrosage.

Un sol compact, argileux, va mieux retenir l’humidité, les arrosages pourront donc être espacés mais d’autant plus copieux qu’il fait chaud ; un sol léger, sableux, par contre, laisse s’écouler rapidement l’eau, il faudra prévoir des arrosages légers, donc de courte durée, mais fréquents en plein été.
En ce qui concerne la méthode d’arrosage, on considère généralement qu’avec des tuyaux d'arrosage goutte-à-goutte, il faut 10 litres d’eau par semaine pour un bac ou un carré potager de 40 x 100 cm. Comment régler le goutte à goutte ? Avec 2 goutteurs de 20 litres par heure chacun, vous ferez ce calcul pour arroser correctement votre carré potager : 10 x 60 / 40 = 15 minutes d’arrosage par semaine.
Les différents types de cultures ou de plantations ont, par contre, à peu près les mêmes besoins, à volume égal. Bien évidemment les plantes volumineuses, notamment à grandes feuilles, auront besoin d’un apport plus important que des plantes de petite taille avec un feuillage réduit. Mais des différences existent en termes de fréquence/quantité du fait de leur système racinaire. Des plantes qui ont des racines superficielles et courtes demandent des arrosages très fréquents, pour ne pas que les racines se déshydratent, mais avec peu d’eau. Les plantes avec des racines puissantes et profondes seront, elles, arrosées peu souvent mais en quantité. L’âge des plantes est également important, les végétaux les plus jeunes, en pleine croissance donc, ont généralement besoin de plus d’eau que les végétaux adultes, les semis ont besoin d’un sol frais mais sans excès.

L’arrosage d’une pelouse n’a pas besoin d’être en marche toute l’année, vous le mettrez en route au printemps pour l’arrêter en automne, une fois les chaleurs terminées. Par micro-aspersion en été et au printemps, il est conseillé d’arroser tous les 2 à 3 jours, à raison de 5 à 10 minutes chaque fois, 5 litres par m2. Sachant qu’un gazon laissé haut va sécher moins vite qu’un gazon tondu très court. Vous prendrez également en compte la présence de vent, qui assèche.
Pour des massifs d'annuelles ou de vivaces, vous programmerez 20 minutes par jour dans le cas d’un arrosage par aspersion. Il faudra 45 minutes à 1 heure 15 pour un arrosage en goutte-à-goutte.
Pour le potager, où vous aurez veillé à regrouper les plantes selon leurs besoins, vous arroserez 30 minutes en goutte-à-goutte, tous les jours en été, tous les 2 jours au printemps. Par aspersion et avec un sol argileux, vous arroserez pendant une heure tous les 4 jours. Par aspersion avec un sol sableux, vous arroserez tous les jours pendant 15 minutes.
Pour les plantes en pot : si vous utilisez l’arrosage automatique pour vos plantes en pot, il faut apporter un volume d’eau équivalent à 10 % du volume du pot. Pour arroser une plante dans un pot de 10 litres, 1 litre d’eau sera nécessaire. Vous pouvez régler plusieurs arrosages espacés de quelques heures, si vous avez peur que l’eau déborde.
En serre, la chaleur plus importante et l’évaporation plus rapide qu’à l’air libre entraîne logiquement des arrosages plus fréquents et plus copieux. Le paillage est donc encore plus important à mettre en place. Un paillage sec, un vieux BRF par exemple, servira à recouvrir les surfaces de travail et les allées, et plusieurs centimètres (moins pour les semis et jeunes plants) de BRF frais, de la paille de lin ou de chanvre, de la coque de cacao, seront placés au pied des cultures. Vous pourrez ainsi programmer vos arrosages de la même façon qu’à l’extérieur.
Astuce : entre la nature du sol, le taux de couverture du sol par des végétaux, la présence de paillage, et bien sûr les plantes cultivées, il est assez difficile de savoir à priori quel arrosage est nécessaire. Commencez donc par déclencher manuellement l’arrosage et laissez-le selon nos indications. Testez l’humidité du sol 1 à 2 jours plus tard en enfonçant un doigt dans le sol, si c’est sec à 3 cm de profondeur, il est temps d’arroser. Ajustez ainsi la fréquence, la durée et le volume d’arrosage pour optimiser celui-ci.
La mise en place d’un programme d’arrosage automatique demande de se pencher sur un certain nombre de points. Car vous n’arroserez pas de la même façon des plantes potagères sous serre et un gazon, ni au fil des saisons. Mais il est certain que vous féliciterez ensuite des efforts accomplis, y compris pour l’installation de cet arrosage automatique ! Vous aurez en effet le bonheur de profiter de végétaux en pleine forme, sans la corvée quotidienne de l’arrosage.
