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Petit arbuste au feuillage dense qui pousse spontanément dans nos forêts, le myrtillier sauvage est très recherché en fin d’été par les promeneurs pour ses petites baies noires. Mais vous pouvez tout à fait cultiver ce petit fruitier dans votre jardin, en version cultivable du moins, car ce petit sauvageon est difficile à implanter dans nos jardins. Quelle terre faut-il pour le myrtillier ? Comment le planter et l’entretenir ?
Petit portrait du myrtillier
Le myrtillier fait partie des Éricacées, la famille qui compte notamment les bruyères. On en trouve principalement 2 espèces : Vaccinium myrtillus, le myrtillier commun, que l’on rencontre couramment dans nos forêts, et Vaccinium corymbosum, le myrtillier canadien.
Le myrtillier commun est un sous-arbrisseau, qui pousse en touffe basse et dense, porteur d’un feuillage persistant.
Le myrtillier canadien est celui que l’on trouve, cultivé, dans nos jardins. Il peut atteindre une hauteur de 1,50 mètre à 2 mètres à maturité et a un feuillage caduc.

L’un comme l’autre fleurissent au milieu du printemps, affichant des grappes de petites fleurs blanches en forme de clochettes. Ces fleurs donnent ensuite, entre le début et la fin de l’été, des petites baies bleues, couvertes d’une pruine. Les baies du myrtillier canadien étant plus grosses et plus sucrées que celles de notre myrtillier sauvage. C’est sur les rameaux de 2 ans que les baies se forment.
Très aromatique, juteuse, la myrtille est très appréciée. Particulièrement peu chargée en sucres et en calories, elle est un excellent aliment, riche en antioxydants et en fibres.
Quelle terre pour un myrtillier ?
Cet arbrisseau se plaît parfaitement dans un sol acide, comme toute plante de terre de bruyère qui se respecte, avec un pH de 5 maximum. Cette terre végétale doit être également légère et riche en humus, à l’instar des sols forestiers.
À savoir : choisissez l’emplacement de votre myrtillier avec soin, il n’apprécie pas du tout les déménagements.

Planter et entretenir les myrtilliers
Planter des myrtilliers est une très bonne initiative dans un verger ou un potager. Vous constaterez qu’il s’agit d’une plante très facile à cultiver, qui ne requiert pas d’exigence particulière.
Où et comment planter un myrtillier ?
Où planter un myrtillier dans le jardin ? Cet arbrisseau apprécie les expositions semi-ombragées ou éventuellement ensoleillées tant qu’il ne subit pas le soleil aux heures les plus chaudes, rappelez-vous qu’il pousse dans les sous-bois clairs et les clairières et qu’il aime peu la chaleur et les vents secs.
Si la terre de votre jardin est calcaire, il est judicieux de prévoir un bac que vous remplirez de terre de bruyère mélangée à un peu de compost (10 % environ). Le compost donnera un peu de corps à cette terre, très légère et drainante, pour une meilleure rétention de l’humidité. Vous choisirez un bac assez large mais peu profond.
Comment planter un myrtillier en pleine terre ? Installez la plante à 80 cm de distance des autres végétaux pour qu’elle puisse s’épanouir. Vous creuserez un trou de 50 à 60 cm en tout sens. Mélangez ⅓ de votre terre de jardin ou terreau pour plantation avec 2⁄3 de terre de bruyère, et apportez un peu de corne torréfiée et de fumier ou de compost. Mettez une bonne couche de ce mélange au fond du trou, pensez à griffer un peu la terre sur les côtés du trou pour qu’elle soit plus meuble.

Dans le cas d’un myrtillier en conteneur : faites tremper la motte dans un seau d’eau pendant que vous préparez le trou de plantation, afin de la réhydrater correctement, puis égouttez-la et desserrez un peu les racines avant de placer la plante de façon à ce que le collet (la partie entre les racines et la tige principale) soit au niveau de la surface. Quelle terre pour un myrtillier en pot ? Préparez un mélange de terreau pour plante d'extérieur et de terre de bruyère dans les mêmes proportions que pour une plantation en pleine terre. Complétez ensuite avec le mélange préparé en tassant au fur et à mesure. Arrosez ensuite copieusement. Pour finir, vous pourrez effectuer une taille très légère, en coupant au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur.
Comme de nombreux végétaux, le myrtillier peut être planté toute l’année en dehors des périodes de gel et de fortes chaleurs. Néanmoins, il est conseillé de le planter plutôt en automne. La terre encore chaude et les pluies nombreuses vont favoriser un bon développement, notamment du système racinaire. L’arbrisseau sera ainsi bien enraciné au printemps et il pourra fleurir et donner des fruits quelques mois plus tard. Vous devrez attendre plus d’1 an si le myrtillier est planté au printemps, de plus vous devrez être très attentifs aux arrosages durant le premier été et au printemps si celui-ci est sec.
Comment entretenir le myrtillier ?
Pendant la saison estivale, des arrosages sont à réaliser régulièrement, d’autant plus si votre petit fruitier est en bac, il faut que le sol reste frais. Préférez l’eau de pluie à l’eau du réseau, trop calcaire.
La mise en place d’un paillage est recommandé. Les myrtilliers apprécient les sols qui restent frais. De plus, ils ont l’habitude d’une litière généreuse au sol dans leur habitat naturel. Les écorces de pin conviennent très bien, ainsi que le BRF et autres broyats.
Afin de favoriser la fructification, il est conseillé d’apporter de l’engrais au printemps. Les engrais pour rhododendrons sont adaptés puisque ce sont également des plantes de terre de bruyère. Et en automne, tous les 2 à 3 ans, un apport de fumier ou de compost voire, encore mieux, un terreau de feuilles, sera bienvenu.
Le myrtillier est une plante très rustique, même en bac il ne sera pas besoin de le mettre à l’abri en hiver.
Le myrtillier n’a pas besoin d’être taillé. Un nettoyage peut cependant être réalisé au besoin : suppression des branches mortes, cassées ou abîmées en fin d’hiver.
Le myrtillier peut facilement être multiplié, soit par bouturage soit par marcottage.
Comme toute plante qui pousse naturellement dans les bois, le myrtillier est un végétal qui se plaît en sol acide et léger, ce que l’on appelle couramment la terre de bruyère. C’est donc la terre qu’il lui faudra si vous souhaitez le cultiver dans votre jardin. Et si votre terre ne lui convient pas, trop calcaire ou compacte, n’hésitez pas à l’installer dans un pot avec un mélange de terreau universel et terre acide, il y poussera également très bien !
