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Conseils sur les animaux

Comment et pourquoi vermifuger votre chat ?

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Les vétérinaires accordent beaucoup d’importance à la vermifugation régulière des animaux de compagnie. Et ils ont tout à fait raison de le faire ! Les divers parasites, vers et autres protozoaires, qui ont l’occasion d’infester votre chat emploient des méthodes parfois retorses pour parvenir à leur fin, c’est d’ailleurs ce qui explique leur quantité et leur fréquence. Car sans vermifuge, il n’y a aucun doute, votre chat sera parasité plusieurs fois dans sa vie, ce qui peut entraîner des conséquences dommageables, pour lui voire pour vous. La plupart de ces traitements peuvent être achetés sans ordonnance, donc rien de plus facile !

Comment et pourquoi vermifuger votre chat ?

Quels parasites menacent votre chat ?

Les endoparasites (ou parasites internes) sont malheureusement nombreux chez le chat et peuvent être difficiles à détecter. Ils peuvent envahir le système digestif mais également d’autres parties de l’organisme de votre animal comme les poumons ou le cœur. Leur cycle de vie et de reproduction repose souvent sur des hôtes provisoires, parfois multiples, avant d’infester l’hôte définitif qu’est le chat.


Les parasites intestinaux

Il existe divers types de parasites digestifs susceptibles d’affecter les chats qui peuvent développer des symptômes variés : vomissements et diarrhées, léthargie... Les plus jeunes, plus fragiles, peuvent également présenter des retards de croissance et un pelage terne, de l’anémie, une perte d’appétit. Cependant la plupart du temps les symptômes sont très progressifs et peu visibles, du moins au début de l’infestation.


Les ascarides

Les ascarides sont les plus courants et les plus connus des vers ronds. Très longs, 4 à 10 cm, et beige rosé, ressemblant à des spaghettis, les ascarides vivent dans l’intestin grêle du chat. Appelés à tort “ascaris” car ils ressemblent à ces vers parasites de l’homme (Ascaris lumbricoides), ils ne font en réalité pas partie de la même famille bien qu’ils soient tous classés dans l’ordre des Ascaridida. L’espèce la plus courante chez le chat est Toxocara cati, mais il arrive que l’on rencontre également chez l’animal Toxocara leonina, qui est un parasite à la fois du chat et du chien. Ces parasites pondent des milliers d’œufs en une seule ponte, qui sont éliminés par les selles et peuvent rester dans le sol durant des années, résistant aussi bien au gel qu’à la sécheresse. Une fois qu’ils sont dans l’organisme de leur hôte, ils éclosent en de minuscules larves qui se déplacent en traversant tissus et organes. Généralement, ces larves finissent par coloniser l’intestin sous leur forme adulte, mais elles peuvent également s’enkyster dans d’autres organes. Les modes de contamination sont divers :

  • Le chat peut ingurgiter des œufs en se léchant après en avoir récupéré au sol sur ses pattes ou ses poils, ou bien en léchant un autre chat.

  • Il peut en avaler en consommant de la viande contaminée crue ou peu cuite, ou des proies.

  • Le lait de la chatte allaitante est aussi un vecteur important de transmission des ascarides.

  • Lorsque des larves d’ascarides sont en sommeil (excepté Toxocara cati), enkystées dans les tissus de la mère, elles vont se réveiller durant la gestation et migrer pour contaminer les fœtus.

Dans l’intestin, ils se nourrissent des nutriments apportés par la nourriture, ce qui provoque un affaiblissement et une perte de poids. Les ascarides ne provoquent le plus souvent que peu de symptômes chez les chats adultes, les chatons étant plus touchés, mais en cas d’infestation très importante il peut y avoir une obstruction ou une perforation de l’intestin, aussi bien chez les adultes que chez les petits. On peut repérer une anémie à des gencives trop pâles, décolorées ou grisâtres, une baisse de l’appétit, des vomissements, un ventre gonflé, des problèmes respiratoires, notamment de la toux, des problèmes cutanés : des pellicules ou des démangeaisons.


Les ténias

Tout le monde a entendu parler du ténia, également appelé “ver solitaire”. Taenia regroupe en fait plusieurs espèces de cestodes parasites. Celui que l’on trouve chez le chat est généralement Dipylidium caninum. Il s’agit d’un ver long et plat, formé de milliers de segments, qui vit dans l’intestin grêle de mammifères. Il peut y vivre durant des mois, voire des années et atteindre 1 m de long, voire plus. Le ténia atteint le stade adulte en 3 semaines. Les segments contiennent un grand nombre d’œufs. Lorsqu’ils se détachent, ces segments sont évacués par les selles afin de poursuivre la contamination. Comme ces segments restent mobiles un certain temps, ils peuvent provoquer des démangeaisons qui vont pousser le chat à se frotter contre le sol. Une fois secs, ils ressemblent à des graines de riz que l’on peut trouver dans la fourrure du chat, au niveau de son arrière train. On peut également en repérer des “vivants” sous forme de petits anneaux mobiles. Ce parasite est le plus souvent transmis par des puces porteuses du ver au stade larvaire mais il peut aussi l’être en mangeant de la viande crue ou des abats ou viscères d’animaux contaminés. Lorsque le chat fait sa toilette, il avale un grand nombre de puces et se contamine par la même occasion. La chasse est aussi une “occasion” pour le ténia d’infecter le chat via les petites proies. Se nourrissant de l’intérieur des nutriments apportés par la nourriture, le ténia en prive l’animal qui montre un gros appétit inhabituel.

Attention : certains de ces vers intestinaux peuvent se transmettre à l’homme (on parle alors de zoonose) et peuvent être dangereux pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli. L’ascaride par exemple peut provoquer chez l’homme une maladie, la toxocarose, voire dans les cas les plus graves le syndrome de larva migrans oculaire qui entraîne la cécité. Le ténia lui aussi peut, plus rarement, être transmis à l’être humain et causer l'hydatidose, une autre maladie. Régulièrement vermifuger le chat est la base mais pour limiter les risques de contamination, lavez-vous soigneusement les mains après avoir nettoyé le bac à litière, lavez régulièrement la literie de votre animal et traitez tous vos animaux contre les vers et contre les puces.


Les protozoaires

Ce sont des parasites unicellulaires qui détruisent les cellules intestinales de leur hôte. Ils sont présents sur le sol à l’état de kystes que le chat peut facilement récupérer lorsqu’il se couche au sol ou tout simplement sur ses pattes, puis ingérer lors de sa toilette. Les chatons de moins de 6 mois sont les plus sévèrement touchés, ainsi que les chats soumis à un stress, les femelles gestantes ou allaitantes ou encore les animaux malades. Il est cependant possible qu’un chat soit infesté sans manifester de symptômes.

Les flagellés : ce sont les kystes émis par le parasite qui sont infectieux, ils sont appelés des sporozoïtes. Produits à l’intérieur de l’intestin, ils ne le deviennent cependant qu’après avoir été évacués. Ils restent actifs plusieurs mois dans le sol, mais ils peuvent être partiellement détruits par la sécheresse et par le froid. Ingérés par un nouvel hôte, ils s’installent alors dans les muqueuses du gros intestin et s’y multiplient, faisant éclater ces cellules puis s’installant dans de nouvelles. Le résultat de leur présence est une altération des facultés de digestion qui provoque des diarrhées, des pertes de poids, un abattement... Les flagellés chez le chat sont généralement des Giardia intestinalis de souche F, d’autres souches affectent les chiens et d’autres encore les humains. Le Tritrichomonas fœtus est peut également être rencontré, qui provoque des diarrhées.

Les coccidies :

  • Isospora felis : lorsqu’ils infestent les intestins du chat, ces coccidies provoquent perte de poids et déshydratation, diarrhées aigües qui peuvent être hémorragiques. Ils montrent à peu près le même processus que les flagellés, des “oocystes sporulés” (les kystes) sont émis à l’intérieur de l’hôte, évacué, ingérés à nouveau par un hôte qui peut être temporaire (dans lequel ces oocystes ne sont pas infectant mais restent en repos, ce repos pouvant durer durant des années), des rongeurs par exemple. La plupart des chats atteints d’isosporose le sont durant leurs 4 premiers mois. Les oocystes peuvent être détruits dans la litière grâce à un nettoyage à la vapeur ou à une désinfection.

  • Toxoplasma gondii : ce protozoaire a peu d’hôtes définitifs, dont le chat (et d’autres félins), et un grand nombre d’hôtes temporaires, oiseaux, mammifères variés. Il se dissémine notamment grâce à ses kystes ingérés par un hôte intermédiaire. Les kystes peuvent contaminer l’eau, le sol lorsqu'il est humide, la nourriture humide. Le chat va principalement ingérer des proies contaminées. Les signes cliniques sont rares chez les chats adultes mais ils montrent alors des symptômes tels que fièvre, perte d’appétit, difficultés respiratoires, douleurs abdominales. Le chaton est encore une fois plus facilement touché et montre des signes d’infection. Et lorsqu’il est atteint avant sa naissance, il est fréquent que l’infection soit fatale.

À savoir : bien que ne faisant pas partie des helminthes, certains de ces protozoaires peuvent être détruits en vermifugeant votre chat mais ce n’est pas le cas pour tous. Dans la mesure où les symptômes peuvent être identiques à ceux causés par des vers, prenez rapidement contact avec le vétérinaire si ces signes perdurent.


chat

Les parasites “exotiques”

Certains parasites sont très localisés en France et plus fréquents à l’étranger. En voyage avec votre chat, n’oubliez pas son traitement vermifuge et parlez-en à votre vétérinaire, ces parasites “exotiques” ne faisant parfois pas partie de ceux éliminés par le comprimé habituel. Le traitement vermifuge est à ce moment là très important pour le chat mais également pour ses congénères, afin d’éviter l’importation de parasites.

  • Les ankylostomes : ces petits vers ronds (Ancylostoma tubaeforme, Uncinaria stenocephala), se fixent sur les parois intestinales et se nourrissent à la fois du sang et des liquides contenus dans les tissus grâce à leur bouche dotée de dents puissantes. Les œufs éclosent dans le sol et les larves, qui peuvent y vivre durant des mois, peuvent être ingérées lors de la toilette ou par l’herbe, elles sont aussi capables de pénétrer dans les tissus en traversant l’épiderme au niveau des zones les plus fines, notamment dans les creux interdigités des coussinets. Le chat va, dans ce dernier cas, présenter tout d’abord des plaies ou de fortes irritations là où les larves ont pénétré, parfois également de petits troubles respiratoires. Une fois dans le corps, elles migrent dans l’intestin. Les symptômes de leur présence sont faibles lorsque les ankylostomes sont en petit nombre, par contre en grande quantité elles provoquent anémie, sang dans les selles, diarrhées sombres et persistantes, toux, perte de poids, pelage terne.

  • Le trichocéphale est un ver qui vit dans le gros intestin et se répand comme les autres en pondant des œufs qui seront évacués à l’extérieur. Il affiche une forme particulière de fouet qui peut causer des lésions intestinales et donc des diarrhées contenant du sang.

  • Les échinocoques : certes plus présents chez les renards et les chiens, il arrive néanmoins que ces vers plats (des taenias) soient rencontrés chez le chat (Echinococcus multilocularis) lorsqu’il chasse car les œufs du parasite, laissés par les renards, sont ingérés par des petits mammifères dont les larves envahissent le foie, mammifères qui peuvent à leur tour être ingérés par un chat. Cet échinocoque se rencontre de la moitié nord de la France, jusqu’en Europe centrale et de l’Est mais l’augmentation des populations de renards en France le rend de moins en moins rare. Ne faisant que peu de dégâts chez le félin, le parasite en fait par contre chez l’homme car il s’y comporte comme chez les rongeurs, en s’enkystant dans le foie. Il provoque une maladie, l’échinococcose alvéolaire, qui n’apparaît que plusieurs années après l’ingestion, qui peut être mortelle. La transmission à l’homme par le chat semble cependant être très rare.

Autres vers

Les strongles

L’aelurstrongylus est un petit ver qui s’installe dans le tissu pulmonaire. Il pond à l’intérieur du corps et les larves, une fois écloses, remontent par les voies respiratoires dans la gorge pour être avalées et éliminées en même temps que les selles. Une fois au sol, elles peuvent être mangées par un quelconque gastéropode, lui-même mangé par un oiseau, un lézard ou autre petite proie intéressante pour le chat. Le cycle à l’intérieur du corps dure à peine 1 mois. Les symptômes ne sont pas toujours visibles car il peut s’agir d’infections, de nodules dans les poumons, la toux et les difficultés respiratoires sont fréquentes, le chat peut également monter un amaigrissement important. Le pronostic n’est pas évident à établir et le traitement par des vermifuges spécifiques n’est pas toujours fait à temps.


Les capillaires

Capillaria aerophila vit dans la trachée et dans les bronches des chats, des chiens et des renards. Il mesure environ 3 cm de long. Les larves qui naissent dans un organisme se déplacent jusqu'à la gorge pour être avalées, comme le fait l’aelurstrongylus. Une fois au sol, il va directement contaminer un nouvel hôte. Les symptômes sont la toux et des écoulements du nez. Comme pour le précédent, diagnostic et traitement vermifuge ne peuvent être effectués par le vétérinaire.


Le ver du cœur

C’est un ver appartenant au groupe des filaires, Dirofilaria immitis, qui est responsable d’une maladie grave, la maladie du ver du cœur, dirofilariose cardio-pulmonaire des chiens et des chats. En effet, le ver adulte s’installe soit dans les artères pulmonaires, soit directement dans le lobe droit du cœur. Il se rencontre chez divers mammifères carnivores : renard, furet, loup, chien et chat. L’atteinte chez le chat est cependant plus rare et généralement moins grave que chez les autres mammifères, les cas de guérison spontanée sont d’ailleurs fréquents car ces parasites résistent moins longtemps dans l’organisme du chat (6% seulement des larves deviennent adultes). Les symptômes peuvent être intermittents. Lorsqu’il y a une réelle atteinte, les signes cliniques possibles sont les suivants : problèmes respiratoires avec toux et saignements, toux avec vomissements, diarrhées et perte de poids, ou bien la mort due à un caillot de sang. C’est le moustique qui est vecteur de ce parasite. Lorsqu’il pique sa “victime” contaminée, il peut ingérer des larves alors au stade 1, les microfilaires qui sont dans le sang, et les transmettre alors qu’elles sont au stade 3 lors d’une prochaine piqûre à un autre animal. Les microfilaires migrent à travers les organes jusqu’à atteindre la région du cœur et passent au stade adulte. Toutes les pays où sévissent de nombreux moustiques sont touchées : Europe du Sud, Afrique du Nord, Antilles… mais les zones à risques sont, en France, la Camargue, l’étang de Berre, la Corse, les DOM… Le réchauffement climatique et les voyages fréquents rendent ce ver de plus en plus fréquent en France. Ces parasites ne peuvent pas être traités, car il est dangereux de détruire ces vers une fois qu’ils sont adultes, leur mort pouvant entraîner la mort du chat, seuls les symptômes sont soignés en attendant que ces vers meurent.


Chatons

Comment vermifuger votre chat ?

Quels chats sont les plus sensibles aux infestations ?

  • Les chatons et les chats âgés sont plus fragiles que les chats adultes.

  • Les chattes gestantes ou allaitantes qui peuvent en plus transmettre certains parasites à leur portée.

  • Les chats vivant beaucoup à l’extérieur ou vivant en communauté sont très exposés.

  • Les chats nourris avec de la viande crue sont également très exposés, les rongeurs et autres souris faisant partie de cette alimentation.

À quel fréquence faut-il traiter le chat ?

Le chaton peut très facilement être contaminé dès son plus jeune âge, soit par le lait de sa mère soit par des puces. Vermifuger le chat est donc très important, d’autant plus qu’à cet âge les dégâts peuvent être graves. Le premier traitement a lieu lorsque le chaton a 3 semaines, et est généralement renouvelé à l'âge de 5 puis de 7 semaines (lisez les indications du fabriquant). Jusqu’à ses 6 mois, il sera ensuite traité une fois par mois.

Le chat adulte sera vermifugé entre 2 et 4 fois dans l’année. Demandez conseil à votre vétérinaire qui peut recommander un traitement plus ou moins fréquent selon le mode de vie du chat. En présence dans le foyer de personnes fragiles, un traitement mensuel est recommandé, pour limiter au maximum la transmission. C’est également le cas pour un chat qui passe sa vie à l’extérieur. La chatte enceinte doit également être vermifugée (attention aux précautions d’emploi des traitements). Donnez-lui un traitement après l’accouplement, puis juste après la mise-bas, et enfin 1 mois après la mise-bas afin qu’elle ne contamine pas ses chatons.

Attention : si le chaton est trop petit pour être traité mais que l’infestation est étendue, emmenez-le rapidement chez le vétérinaire.

Quels vermifuges ?

Les vermifuges peuvent être délivrés par le vétérinaire ou bien achetés simplement en pharmacie (sans ordonnance) ou dans les rayons animalerie. Privilégiez celui dont le spectre est le plus large, qui va traiter le plus grand nombre de parasites et qui va également éliminer les larves (formes immatures). Pour un chaton ou une chatte gestante ou allaitante, demandez conseil au vétérinaire ou, au minimum, au pharmacien. Généralement, les vermifuges se présentent sous forme de comprimés et visent plusieurs parasites à la fois, tous ceux qui sont connus dans le pays. Ils agissent de manière curative, tuant les parasites déjà présents dans l’organisme du chat, et non de manière préventive. Voici les plus courants :

  • Le Drontal® Chat, de Bayer, est un vermifuge à large spectre qui peut être donné aux chatons dès 3 semaines, puis toutes les 2 semaines jusqu’à ses 3 mois. Les substances actives sont le praziquantel et le pyrantel qui paralysent et tuent les nématodes gastro-intestinaux (formes adultes et immatures des Toxocara cati et autres Ascarides, formes adultes des Ancylostoma tubaeforme et Ancylostoma braziliense et cestodes (Hydatigera taeniaeformis) formes adultes et immatures. Ceux-ci sont ensuite éliminés de l’organisme via les selles. Par contre ce traitement ne tue pas toutes les larves, c’est pourquoi il doit être administré 4 fois dans l’année (au minimum) lorsque le chat est susceptible d’être contaminé. Le dosage est d’1 comprimé par tranche de 4 kg. Le Drontal ne doit pas être utilisé pour les femelles gestantes mais est autorisé pour les femelles en lactation.

  • Le Gelminthe de Clément Thékan est une pâte orale vermifuge à large spectre. Il contient du lévamisole, contre les nématodes intestinaux et pulmonaires (Angiostrongylus vasorum) et du niclosamide contre les cestodes (le ténia). La pâte s’applique directement dans la gueule du chat ou se mélange à la nourriture. Le dosage est de 0,5 ml par tranche de 1 kg.

  • Le Vitaminthe de Virbac est aussi une pâte orale, dont les substances actives sont la niclosamide et l’oxibendazole. Il agit contre les nématodes Toxocara cati, Toxascaris leonina, Ankylostoma caninum, Uncinaria stenocephala et contre les cestodes Taenia spp. Le dosage est de 0,5 mg par kg. Le Flubenol d’Elanco, pâte orale anthelminthique à large spectre, contient du flubendazole. Il agit sur les ascarides, les ankylostomes, les trichocéĥales et quelques ténias. La dose est de 22 mg par kg, à donner pendant 2 jours pour les ascarides et les ankylostomes, pendant 3 jours pour les ténias et les trichures.

  • Le Multivermyx pour chat Biocanina est un comprimé composé des mêmes molécules que le Drontal, aux mêmes doses.

  • Le Milbemax tab de Novartis est un comprimé qui s’adresse aux chatons à partir de 6 semaines et 500 g et aux chattes en gestation ou lactation. Les molécules présentes sont le praziquantel et la milbémycine oxime, actifs contre les cestodes et les nématodes et contre Dirofilaria immitis. Le dosage est de ½ comprimé pour un chaton de 500 g à 1 kg et de 1 comprimé pour un chaton de 1 à 2 kg.

  • Le Strantel chat de Clément Thékan est un comprimé, composé des mêmes molécules que le Drontal, aux mêmes doses.

  • Le Profender de Bayer est un vermifuge en pipette contre les vers ronds et plats. Les molécules utilisées sont le praziquantel, l’émodepside et le butylhydroxyanisole. Comme les pipettes antipuces, le produit s’applique directement sur la peau du chat, derrière le cou pour que l’animal ne puisse pas se lécher, sur 2 à 3 cm.

  • Le Plurivers Biocanina est un sirop vermifuge à base de pipérazine, qui agit contre les nématodes. La dose est de 7 ml par kg, à donner 2 fois en 24 heures.

  • Les protozoaires peuvent être éliminés par certains vermifuges, l’oxfendazole et le fébantel pour le Giardia.

  • Le Vermicroc chat, de Leafcare, est un vermifuge naturel basé composé entre autres de gentiane et de graines de courge. Le bon goût de volaille permet une prise facile et il est aussi bien adapté aux chatons.

  • La phytothérapie peut aider à prévenir les infestations, les plantes pouvant être utilisées en prévention. L’ail, les graines de courge et de citrouille, la cannelle, le thym, la menthe poivrée entre autres, sont efficaces contre les parasites. L’allicine contenue dans l’ail est utile à la fois contre les vers ronds et les vers plats.

  • La terre de diatomée est un anti-parasite courant, surtout utilisé contre les parasites externes. Ce vermifuge naturel peut cependant être utilisé contre les vers intestinaux et contre les protozoaires et il est également efficace contre les larves du ténia, des ascarides, des trichures. Son mode d’action est de pénétrer dans l’organisme de l’indésirable et de le déshydrater de l’intérieur. Le traitement vermifuge à la terre de diatomée se fait tous les 3 mois, en cure de 7 jours minimum. Le produit se donne en étant mélangé à la nourriture du chat ou à son eau de boisson. Pour un chaton, la dose est d’½ cuillère à café par jour, de 2 cuillères à café pour le chat adulte. Choisissez une terre de diatomée alimentaire et non calcinée, la seule qui peut être ingérée.

Astuce : faire avaler un comprimé à votre chat n’est pas toujours évident. Si vous pouvez lui ouvrir la gueule et poser le comprimé au fond de sa langue, derrière la bosse, c’est parfait. Massez sa gorge pour le faire déglutir et vérifiez quand même qu’il ne le recrache pas puis récompensez-le juste après avec une friandise ou des caresses. Si ce mode d’administration n’est pas possible, utilisez l’astuce de la boulette de pâtée ou de fromage dans laquelle vous insérez le comprimé ! Le comprimé peut également être écrasé et mélangé à la nourriture.


Est-il nécessaire de traiter un chat d’intérieur ?

Même lorsqu’il ne met jamais le museau dehors le chat peut être contaminé par des parasites intestinaux. Le ténia peut lui être transmis par des puces présentes dans l’appartement, ou bien arrivées sûr des vêtements ou autres animaux porteurs. Les ascarides, dont les œufs sont répandus à l’extérieur, peuvent également être transportés à l’intérieur, par nos chaussures notamment. Et un chaton que vous venez d’adopter peut avoir ingéré des ascarides présents dans le lait de sa mère. Vermifuger le chat régulièrement est donc aussi nécessaire que s’il vivait à l’extérieur. Par contre, la fréquence peut être moindre, réduite à 2 ou 3 traitements par an, notamment s’il n’a pas de contact avec d’autres animaux et qu’il ne consomme que de la nourriture industrielle.


Quelques règles pour limiter les parasites et la contamination

  • Respectez la fréquence de traitement recommandée par le vétérinaire.

  • Vermifugez tous les chats et autres animaux de la maison en même temps.

  • Traitez également tous vos animaux contre les puces et les tiques.

  • Nettoyez la litière tous les jours et désinfectez et ébouillantez-la à chaque nettoyage complet. Si votre chat sort dans le jardin et va y faire ses besoins, ramassez et jetez-les.

  • Placez la litière loin des gamelles.

  • 2 ou 3 fois dans l’année, mélangez à la nourriture, en cures d’une semaine, des infusions de thym, d’ail ou de girofle.

  • Faites attention aux jeunes enfants lorsqu’ils jouent dans au jardin.

  • Lavez-vous les mains après avoir caressé votre chat, ne le laissez pas dormir avec vous.

Conclusion Ces parasites minuscules qui contaminent ou infectent les chats et autres animaux de compagnie sont très difficiles à contenir. Les signes de leur présence sont souvent asymptomatiques, voire invisibles, et ils se répandent extrêmement facilement dans tout l’environnement du chat. Même si le plus souvent l’infestation n’entraîne rien de grave et peut être traitée facilement, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. De plus, le chat n’est pas le seul touché et il peut transmettre ses parasites aux membres de son foyer et contribuer à leur expansion. C’est pourquoi il est très important de vermifuger son chat régulièrement et d’appliquer quelques règles d’hygiène toutes simples.