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Pour Delphine, le jardinage est bien plus qu’une simple activité. Elle met tellement d’elle-même dans son jardin, qu’elle le considère comme faisant partie de son intimité. Quel grand pas c’est pour elle que de le partager et de l’ouvrir aux autres ! Bien sûr, elle partage ses récoltes et ses nombreux pots de confitures ou de ratatouille, ses paniers de légumes... Mais elle partage aussi des photos, des conseils, des astuces et ouvre les portes de son jardin lors de journées dédiées... Découvrez Delphine et tout ce qu’elle a à vous partager !
Le partage : sa philosophie au jardin

"J’ai un métier qui m'oblige à aller à la ville, ce qui fait que j'ai pas mal de collègues qui elles, n'ont pas du tout de jardin. Ça me permet de partager mes récoltes et ça, c’est mon plaisir. " Lorsqu’elle reçoit des retours accompagnés de photos, cela la touche profondément. Pour elle, le jardinage est avant tout une philosophie de partage. Pouvoir offrir ou échanger les légumes du jardin est ce qui donne tout son sens à son engagement. Elle a aussi ouvert son jardin au public et a beaucoup apprécié de partager sa passion, ses expériences et son savoir-faire en tant qu’autoproductrice. Elle a ajouté des panneaux dans son jardin pour créer un parcours, montrer aux visiteurs son évolution. Raconter l’histoire de son jardin, et son histoire à elle finalement… Et pour la petite anecdote, elle désire inscrire ses arbres multi centenaires au registre des Arbres Remarquables.
Dessiner des massifs de fleurs : la grande passion de Delphine

Delphine a développé une “petite expertise” pour dessiner et concevoir des massifs de vivaces. Avec la connaissance des plantes qu’elle a acquise au fil des années, elle a créé tous les massifs de son jardin et crée aussi ceux de ses amis. Les plantes sont choisies en prenant en compte leur période de floraison, la persistance des feuillages et leurs couleurs pour un décor renouvelé à chaque saison. Et comme il s’agit de plantes vivaces, le massif s’étoffe d’année en année et demande un entretien restreint (une bon taille une fois par an). « J'ai une très grande passion : je dessine et conçois des parterres de vivaces. (…) Ce que j'aime, c'est imaginer le végétal, les couleurs, les hauteurs et puis après commencer à mettre sur le papier. Pour moi, c'est apporter la vie au jardin autrement. »
Découvrez nos scènes de jardin : des idées de massifs à composer chez vous à partir de notre sélection de plantes.
Les animaux de Delphine : moutons, poules...

Ce n’est pas habituel mais Delphine a plusieurs moutons qu’elle laisse libres de se promener dans une partie plus sauvage de son jardin. “Ce sont des tondeuses naturelles”. Bien pratique pour entretenir cette parcelle qui abrite ces fameux arbres multi-centenaires ! Les moutons sont bien moins intrusifs et plus délicats qu’une grosse machine thermique… Les moutons, c’est aussi du fumier ! Elle l’utilise après plusieurs années de décomposition : “quand on l’incorpore dans le jardin c'est déjà en état de terreau”.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le fumier de mouton.
Les poules sont aussi de précieuses aides au jardin. Delphine a installé le poulailler au milieu du verger. Et les poules ne font pas que pondre des œufs, ou participer au compost via leur fumier. Par leurs grattages intempestifs autour des arbres fruitiers, elles aèrent le sol, limitent le développement de la mousse et délogent quelques larves de nuisibles au passage. Larves dont elles se régalent ! "Par contre, il faut protéger les pieds des mirabelliers, avec des tas de bois et de paille car elles ont tendance à vite former des nids de poules. "
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le lâcher de poules au verger.
Delphine se procure des poules de réforme par lot. Elle les remplume et leur offre une fin de vie paisible… enfin disons plus “naturelle”. Car le renard n’est pas loin et prélève bien la moitié de son cheptel en une saison… Delphine se fait une raison, c’est la loi de la nature et difficile de lutter contre ce canidé rusé, pour qui les poules sont une proie des plus faciles !
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le prédateur des poules : le renard.
De la graine à l’assiette, on sait ce que l’on mange

Delphine cultive "tout pour la ratatouille ! " dans son potager : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, ail et oignons. Et elle en fait des bocaux pour savourer cet hiver encore les saveurs des légumes du soleil ! Elle fait également énormément de bocaux de confitures avec les récoltes du verger. Elle prépare aussi des compotes, flans, clafoutis et autres desserts avec les œufs du poulailler.
Elle mise actuellement sur la congélation, et compte investir dans un stérilisateur. "Pour moi, le stérilisateur, ça me fera gagner en visibilité de ce que j'ai à consommer. "
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur les 12 méthodes pour conserver toutes ses récoltes.
Grâce à l’auto production, on se reconnecte à la nature et à la saisonnalité. Cela permet de se rappeler ou se rendre compte que les légumes ont besoin de temps pour pousser. "L'autoproduction, c'est le plaisir de manger ce que l'on a fait, une vraie satisfaction, un enchantement de la vie grâce à son jardin. Ma nature, c’est la nature. "
La taille des petits fruitiers

Delphine a récolté de nombreux fruits dont beaucoup de framboises et de groseilles. La meilleure récolte de ces dernières années, et ce grâce à la taille de ces petits fruitiers ! "Je les ai taillés un peu plus que d'habitude je pense qu'ils en avaient besoin. Je taille tous les ans, mais ce sont de vieux pieds de groseillers. "
Et pour les vieux pieds de groseilliers, comme ceux de framboisiers, rien ne vaut une taille drastique : les rameaux âgés de 3 ans et plus ne produisent quasi plus de fruits, coupez-les à ras et laissez la place aux jeunes qui eux porteront beaucoup de fruits ! Chez les framboisiers, c’est la même histoire, on coupe à ras les plus vieilles cannes et on raccourcit les plus jeunes.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur la taille du groseillier et sur la taille des framboisiers.
Son paillis préféré : le paillis de roseaux
À chaque problème, sa solution : le roseau de la mare devient vite envahissant. Chaque année il est nécessaire d’en arracher une bonne partie. Que faire de tous ces déchets de taille ? Les évacuer ou les revaloriser pour le jardin ?
Delphine passe ces cannes au broyeur de végétaux et en récupère un paillis aéré et léger qu’elle épand sur ses parterres de fleurs. Qui dit paillage, dit moins de désherbage, moins d’arrosage et moins d’engrais s'il est organique et bien assimilé à la terre. Il faudra le renouveler régulièrement, mais vu le développement des roseaux, la matière première ne manquera pas.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur le paillage : pourquoi et comment le réaliser.
Son engrais vert préféré : la féverole
Delphine est une adepte des engrais verts ou “couvre sol végétal” comme elle les appelle. Ces plantes occupent le sol laissé nu après les récoltes. Elles nourrissent la terre appauvrie par des cultures très gourmandes comme les tomates ou les courges.
Les engrais verts se sèment en fin d’été, début d’automne. Parmi eux : la phacélie, le trèfle incarnat, la moutarde blanche… Mais l’un d’eux a la préférence de Delphine : la féverole !
Cette plante qui monte à 1,5m de hauteur est une légumineuse, dont les fleurs blanches avec un point noir se positionnent sur une dizaine d’étages. Elle possède un système racinaire puissant, qui ameublit la terre en profondeur. Ses feuilles sont grandes et nombreuses, à la fauche elle représente une biomasse importante qui nourrit bien la terre et la protège le temps de sa décomposition. Appartenant à la famille des Fabacées, elle capte l’azote de l’air pour le rendre à la terre. De plus ses gousses libèrent des graines qui n’ont aucun mal à repartir dès le printemps. Voilà donc la féverole qui côtoie les cultures du potager d’été de Delphine. "Ça a été miraculeux, parce qu'on s'est aperçu que la féverole captait les pucerons, ça permet d’en avoir moins ailleurs. " Attirant les pucerons à elle, cette plante légumineuse protège naturellement les légumes des infestations, sans recourir à des pesticides.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur les engrais verts : guide d'utilisation
Son conseil à ceux qui veulent se lancer
"Je dirais qu'il faut d'abord faire selon ses envies, cultiver ce que l'on aime pour manger ce que l’on aime." Commencez donc par cultiver ce que vous aimeriez manger ou ce que vous aimez manger. Ce sera le moteur de votre aventure !
Merci Delphine !
