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La pollinisation consiste à mettre en contact le pollen (élément mâle) et les organes femelles des fleurs.

Le pollen se trouve sur les étamines, qui sont les organes mâles des fleurs. Il doit être déposé sur le pistil (plus précisément sur son stigmate) afin de féconder la fleur.
Ce travail peut être accompli par la gravité, par le vent ou l’eau, par les animaux, et même par la main humaine, mais le plus souvent ce sont les insectes qui s’en chargent. 80 à 90% des plantes* sont dites “entomophiles”, c’est-à-dire que le transport de leur pollen est assuré par les insectes.
Les plantes ont imaginé des stratégies très variées et imaginatives pour attirer les insectes, entre autres la pollinisation mutualiste, qui est un échange entre la plante et l’insecte. Celui- ci vient y trouver de quoi se nourrir, avec le nectar par exemple, ou bien se protéger dans un milieu fermé et plus chaud. Les fleurs sont souvent “conformées” pour attirer tel type d’insecte (la fleur de trèfle ne peut recevoir que des bourdons, les seuls assez puissants pour atteindre ses étamines), ou lui offrir la nourriture dont il a besoin. Les plantes peuvent également duper l’insecte en se faisant passer pour un organe femelle.
Lors du passage de l’insecte dans la fleur, le pollen se colle à lui et sera déposé dans d’autres fleurs au gré de ses étapes.
Il existe :
L’auto-pollinisation : le pollen est déposé sur le stigmate de la même fleur ou d’une autre fleur de la même plante. Cette pollinisation n’est pas forcément féconde, car il y a fréquemment une auto-incompatibilité qui fait que le pollen déposé sur le stigmate d’une fleur appartenant à la même plante n’entraîne pas la nouaison (la fleur qui se transforme en fruit).
La pollinisation croisée ou allopollinisation : le pollen est déposé sur une fleur d’une autre plante de la même espèce.
Les mécanismes qui empêchent une plante de s’auto-féconder sont importants dans la nature pour que le patrimoine génétique des végétaux ne s'appauvrissent pas. Par contre ils limite la fertilité en la faisant reposer pour la plus grande partie sur les insectes. Ces derniers, en effet, “pratiquent” la fécondation croisée, en déposant du pollen sur toutes les fleurs qu’ils visitent et donc sur des fleurs d’individus différents.
*Uniquement les plantes à fleurs (Angiospermes) et les plantes à graines (Gymnospermes).

