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Conseils jardinage et plantes

Au gui, l'an neuf !

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La tradition du nouvel an invite les couples en quête de bonheur à s'embrasser sous un bouquet de gui. Cette coutume ancestrale remonte en fait au culte païen qui avait cours lors des cérémonies celtiques de mariage. Le gui était en effet censé favoriser la fécondité. Cette plante mystérieuse faisait partie, avec le houx et le lierre, d'un trio de verdures vénérées en hiver. Cependant, le gui était nimbé d'une aura toute particulière, surtout du reste celui qui, le plus rare, daignait pousser sur un chêne. Dans l'imaginaire celte, le gui était adulé pour son étrangeté.


Imaginez une plante qui pousse hors terre, accrochée aux arbres et de surcroît sempervirente (à feuilles persistantes). On imaginait alors qu'elle naissait du tonnerre. Ainsi croyait-on qu'elle épargnait les maisons des incendies. La symbiose entre le chêne sacré, vénérable symbole de puissance masculine et le gui, plante cosmique aux atours féminins (forme ronde, fruits blancs en hiver évoquant la virginité...) était de l'ordre du divin. Cette plante attire encore la curiosité à plus d'un titre. Il s'agit d'un hémiparasite : ses suçoirs pénètrent dans l'écorce des arbres et les ponctionnent en eau et sels minéraux. Toutefois, elle produit sa propre chlorophylle par photosynthèse. Ses feuilles et branches vertes s'avèrent toxiques. Toutefois, on accorde au gui diverses propriétés pharmaceutiques. En analogie à son parasitisme qui ne provoque pas de réaction tumorale, il est maintenant devenu un précieux allié pour lutter contre les cancers.

Mais revenons à la mythologie avec la légende scandinave de Balder le Magnifique. Le dieu Loki devenu jaloux du succès de ce protégé du dieu Frigg utilise le gui pour en fabriquer une flèche mortelle qu'il fait décocher par Hödner, un dieu aveugle. Les dieux redonnèrent vie à Balder et placèrent le gui sous la tutelle de la déesse de l'amour, décrétant que quiconque passe sous une touffe de gui doit recevoir un baiser. Cette plante est devenue ainsi un symbole de l'amour depuis des temps immémoriaux. Cette légende aurait d'ailleurs inspiré Wagner pour sa tétralogie.

Joyeuses fêtes !

Comment ôter le gui des arbres ?

En fait, il s'agit d'un hémiparasite : il assure lui-même sa photosynthèse et prélève de la sève brut de l'arbre l'eau et les sels minéraux dont il a besoin. De ce fait, son impact sur l'arbre est faible, il ne l'affaiblit que légèrement. Toutefois, si le gui devenait une gêne pour l'arbre, il vous faudra vous résoudre à couper la branche sur laquelle il s'est fixé. En effet, le gui enfonce ses suçoirs jusqu'à la sève. S'il s'agit d'une branche charpentière ou du tronc, éliminez juste la boule de gui, à la serpe, année après année pour l'épuiser.