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Le rosier est un arbuste particulièrement apprécié dans les jardins, et la beauté de ses fleurs n’est pas étrangère à ce succès ! De bons soins sont importants pour profiter de cette beauté, notamment en matière d’arrosage. Et c’est lorsque le rosier est tout jeune qu’il faut lui donner de bonnes habitudes ! Il faut cependant distinguer les rosiers plantés en pots des rosiers en pleine terre, qui n’ont pas du tout les mêmes besoins. Alors quand et comment arroser les rosiers ? Voici quelques conseils !
Bons gestes et bons moments pour arroser les rosiers
Comment et quand arroser les rosiers ? En terre comme en pot les rosiers doivent être correctement hydratés tout au long de la période végétative, c’est-à-dire entre le début du printemps et la fin de l’automne. En hiver par contre, le rosier est en repos et le froid et l’humidité se conjuguent pour que les arrosages soient inutiles. Les arroser pourrait même être dangereux, car trop d’eau ferait pourrir leurs racines.
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Pendant l’été et toute période chaude et sèche, certains moments de la journée sont à privilégier pour que le rosier profite au mieux de cet apport : le matin et le soir, moments où le soleil est calme et où les températures plus douces ne provoquent pas une évaporation rapide de cette eau bienvenue. De plus, arroser en pleine journée lorsque le soleil est brûlant pourrait brûler les feuilles à cause de la réverbération.
Il est fortement conseillé, comme pour de nombreux végétaux, de n’arroser qu’au pied du rosier et non sur le feuillage. Un feuillage humide est en effet une condition favorable aux champignons pathogènes. Pour en savoir plus, lisez aussi nos conseils sur les maladies du rosier.

De plus, les fleurs des rosiers n’apprécient pas trop d’être arrosées, elles durent moins longtemps ce qui serait fort dommage !
Mais le premier bon geste à faire pour que vos rosiers ne souffrent pas se fait dès la plantation : une fois le rosier en place dans son trou et celui-ci comblé, profitez du moment où vous tassez la terre pour réaliser une cuvette assez large autour du pied du rosier. L’eau servira ainsi au rosier plutôt que de se disperser tout autour. Un paillage est également un bon moyen de limiter l’évaporation.

Des besoins variables
Selon leur âge tout comme selon leurs conditions de culture, vos rosiers ont des besoins différents en matière d’arrosage, ou plutôt en matière d’apports. Car contrairement à ce que l’on peut penser, les rosiers ne doivent pas manquer d’eau. Ce manque provoque en effet un stress qui se traduit par un manque de vigueur, par une floraison plus courte que la normale, par un feuillage jaune. Et bien sûr par une moindre résistance face aux maladies et autres agressions.
En pot

Les rosiers en pot disposent de très peu de terre, et cela change tout à la façon de les arroser. Vous devrez arroser les rosiers nains et autres rosiers en pot 2 à 3 fois par semaine, et tous les jours durant l’été. Pour savoir si votre rosier a besoin d’un arrosage, touchez la terre : si elle est sèche sur les 2 premiers centimètres, vous pouvez faire un nouvel apport.
Malgré ces besoins importants, il est déconseillé de placer une soucoupe en dessous des pots. Les racines d’un grand nombre de végétaux, dont les rosiers, apprécient fort peu de tremper dans l’eau.
Pour vous aider, lisez aussi nos conseils sur l'entretien du rosier en pot.
En terre
Les jeunes rosiers
Après la plantation d’un petit rosier doit-on beaucoup l'arroser ? Les jeunes rosiers, installés depuis moins de 2 ans, ont besoin de bonnes conditions pour développer un système racinaire important. Parmi ces conditions, les apports en eau sont cruciaux. Vous éviterez les arrosages légers, même très fréquents, au profit d’arrosages abondants qui bénéficieront bien plus au développement des racines. En effet, lors d’un gros apport en eau, celle-ci va s’infiltrer en profondeur. Et c’est en profondeur que les racines devront aller la chercher, et c’est donc vers les profondeurs du sol qu’elles croitront. Elles seront ainsi à plus l’abri de dessèchements futurs du sol, qui sont bien sûr plus marqués en surface qu’en profondeur.

À savoir : comment arroser des boutures de rosier ? Celles-ci ont besoin d’une humidité constante, donc la méthode privilégiée est de les mettre sous cloche (ou bouteille retournée, sac plastique, mini-serre…). Les boutures seront installées dans un terreau préalablement humidifié, et vous serez attentif à la buée à l’intérieur de la cloche, qui montre la présence d’humidité. Une fois prêt à être planté, le plant issu de la bouture de rosier sera traité de la même manière que tous les jeunes rosiers. Pour en savoir plus, lisez aussi nos conseils sur comment bouturer un rosier.
Les rosiers adultes
Même lorsqu’ils sont adultes, l’arrosage des rosiers ne doit pas être superficiel, ils doivent en effet garder cette avantageuse habitude d’aller chercher l’eau le plus loin possible dans le sol.
Faut-il arroser les rosiers en pleine terre ? Bien implanté et doté de racines bien profondes, un rosier sera déjà bien armé face aux agressions et notamment face à la sécheresse. Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais lui donner un petit coup de pouce !
Le mois d’avril est le moment où la végétation des rosiers a bien repris. C’est une période importante pour leur bonne santé et une floraison généreuse, des arrosages en profondeur seront nécessaires. Si la pluie n’est pas au rendez-vous, vous réaliserez 2 arrosages très copieux, au moins 10 l par pied, afin que l’eau s’infiltre loin dans le sol. Et au moins 1 fois dans le mois même s’il a plu.
Il faut être particulièrement vigilant durant la période estivale, surtout en cas de sécheresse. Cette saison est difficile pour tous les rosiers, qui bénéficieront de gros arrosages. Vous réaliserez un apport mensuel de 10 à 15 l, et si la sécheresse sévit, 2 apports seront nécessaires.
À savoir : les rosiers remontants fleurissent entre le mois de mai et les premières gelées, l’eau ne doit donc pas leur manquer durant toute cette période.
En automne, les rosiers en pleine terre ont rarement besoin d’être arrosés, excepté bien sûr si le temps reste chaud et sec. Veillez donc à vous assurer que la terre à leur pied soit toujours légèrement humide et soyez attentif à leur feuillage qui se montre flétri lorsque l’arbuste a soif.
Le sol dans lequel est installé le rosier a une incidence sur la fréquence d’arrosage.
Les terres légères laissent rapidement s’écouler l’eau vers les couches profondes, il est donc conseillé d’arroser plus fréquemment les rosiers qui y sont plantés. Vous doublerez la fréquence d’arrosage : 2 apports mensuels en été, 3 voire 4 en période de sécheresse longue.
Les terres lourdes retiennent bien l’eau, et accessoirement les nutriments, les arrosages peuvent donc être moins fréquents.
Ces conseils d'arrosage sont aussi valables pour les rosiers grimpants. Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur l'entretien du rosier grimpant.
Trop ou pas assez d’eau ?
malgré tous vos bons soins, il peut arriver que les rosiers aient un problème d’eau, soit par excès soit par manque. Comment savoir si les apports sont adaptés ?
Un rosier qui a soif va montrer quelques signes caractéristiques : fleurs fanées, boutons et feuilles en berne, voire feuillage qui jaunit de manière uniforme.
Un rosier qui a reçu trop d’eau va tout d’abord montrer des feuilles jaunes et un peu molles à sa base, elles peuvent ensuite se nécroser et mourir.
Bien arroser ses rosiers est un geste important pour sa bonne santé et pour sa beauté. Un rosier vigoureux au feuillage dense et à la floraison longue et généreuse est un rosier bien arrosé ! Mieux vaut cependant un léger manque d’eau qu’un excès, car celui-ci fait pourrir les racines et il est alors plus difficile de soigner le rosier. Un peu d’attention suffit cependant à arroser quand il le faut !
