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Conseils jardinage et plantes

Quelle terre pour les rosiers ?

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La plantation d’un rosier, comme de tout autre végétal d’ailleurs, demande de se pencher sur ses besoins, que ce soit en matière d’emplacement que de sol en lui-même. Parce qu’il y a sol et sol (acide, neutre ou calcaire, léger ou compact, frais ou sec), et qu’il est possible d’améliorer, d’amender un sol pour le rendre plus adapté au rosier. Alors, quelle terre pour le rosier grimpant, buissonnant et autres formes ? Et quelle terre choisir pour le rosier en pot ?

Quelle terre pour mon rosier ?

Tout sur le rosier


L’emplacement

Où planter un rosier ? Friand de lumière, vous lui trouverez un emplacement le plus ensoleillé possible, en tous les cas pas moins de 6 h de soleil par jour. Un emplacement aéré est également judicieux pour limiter les risques de maladies.

Un rosier sera de préférence planté à un endroit où il n’y a pas eu de rosier depuis au moins 7 ans. En effet, le rosier est un arbuste gourmand, et il aura épuisé le sol en éléments nutritifs. Il y a également une possibilité d’acidification du sol.

Autres raisons pour ne pas installer 2 rosiers à la suite l’un de l’autre :

  • Les maladies. Il peut rester dans le sol des spores de champignons pathogènes ou bien des parasites qui auront tôt fait de contaminer votre nouveau rosier.

  • Les toxines émises par les rosiers pour éviter qu’un concurrent ne se développe trop près.

Il y a cependant une solution pour limiter ces inconvénients : remplacer la terre sur 70 cm de profondeur environ et sur 50 cm de circonférence.

Ce remplacement aura lieu 3 à 4 semaines avant la plantation du nouveau rosier, afin que la terre se tasse légèrement.


La terre pour les rosiers

Et quelle terre pour un rosier ? Le rosier n’est pas particulièrement exigeant, car il pourra se développer dans des sols plutôt moyens. Le plus important étant d’offrir à votre rosier un sol bien profond pour ses fortes racines qui peuvent s’enfoncer jusqu’à 1 m de profondeur

Cependant, meilleure sera la qualité de la terre, meilleure sera la santé du rosier !


Terre des rosiers
Plantation du rosier

Un mélange idéal

Les rosiers aiment ce que l’on appelle les terres franches. Une terre franche est composée d’à peu près 65% de sable, de 15% d’argile, les 20% restants étant équitablement répartis entre l’humus, le limon et le calcaire.

Ce mélange idéal permet d’avoir un sol bien équilibré : drainant tout en restant frais, riche en humus, léger, et qui se réchauffe rapidement au printemps.

Un sol argileux, trop compact et collant, pourra être allégé en l’amendant avec du compost ou du fumier.

Un sol trop léger, et donc trop drainant et sec, pourra lui aussi être amélioré grâce à l’apport de matières organiques telles que compost ou fumier, ou bien avec du terreau de feuilles.

À savoir : tous les amendements organiques doivent être bien mélangés à la terre pour les “diluer” lors du contact avec les racines.


Le bon pH

Le pH toujours idéal pour un rosier est de 7, ce qui correspond à un sol neutre, donc ni trop acide, ni trop basique (calcaire).

Le caractère acide ou basique (calcaire) d’un sol est très important pour le rosier. Il existe plusieurs façons de le mesurer : avec un pH mètre, en testant la réaction avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude ou encore à l’aide d’un kit. Pour vous aider, lisez notre article comment mesurer le pH du sol.

Et vous pouvez également en avoir une idée en fonction des végétaux qui poussent spontanément dans votre jardin, ainsi que par rapport à ceux que vous cultivez déjà.

À savoir : attention, le pH d’un sol n’est pas homogène et il peut différer d’une zone à l’autre de votre jardin.

Avant la plantation :

  • Si votre sol est trop calcaire, vous pouvez creuser préalablement le trou de plantation et ne garder qu’une partie de la terre que vous mélangerez à une terre de bruyère, ou bien tout simplement remplacer la terre par un terreau végétal plus équilibré.

Après la plantation :

  • Un sol calcaire peut être légèrement acidifié par l’apport de matières organiques acides comme des écorces de pin. Vous pouvez aussi apporter un peu de sulfate de fer.

  • Un sol acide peut être acidifié à l’aide de dolomite (un anti-mousse pour le gazon).


Les porte-greffes

Il est bien évidemment rare de disposer de ce genre de sol, il s’agirait même d’une Arlésienne de nos jours ! Mais rassurez-vous, cela ne vous empêchera pas de planter de magnifiques rosiers dans votre jardin !

Tout d’abord parce que la plupart des rosiers vendus sont greffés, justement pour mieux résister à des conditions imparfaites. Les rosiers utilisés comme porte-greffe sont :

  • Rosa multiflora, qui permet de planter des rosiers dans un sol acide ;

  • Rosa laxa, qui s’adapte à toutes les natures de sol, et particulièrement aux sols calcaires ;

  • et Rosa canina, l’églantier, qui est très courant car il offre au greffon une meilleure résistance aux sols calcaires et, accessoirement, au froid.

Malgré la meilleure adaptabilité apportée par le porte-greffe, il est quand même déconseillé d’installer un rosier dans un sol trop compact ou au contraire trop léger.


Et pour un rosier en pot ?

Et quelle terre pour les rosiers en pot ? Car les conditions de culture y sont très différentes et les nutriments sont très vite épuisés !

En fait, la terre que vous allez mettre dans le pot n’est pas différente de celle nécessaire lors d’une plantation en pleine terre : un mélange de terre et de compost (ou terre et terreau enrichi). Vous n’oublierez pas de créer au fond une couche de drainage à l’aide de gravier, de billes d’argile ou encore de pouzzolane.


La plantation

Comment préparer la terre pour planter des rosiers ? Une fois l’emplacement soigneusement choisi et le sol amélioré si besoin, vous préparerez un terrain bien meuble pour que les racines du rosier puissent se développer tout à leur aise.

Pour ce faire, vous pouvez utiliser une fourche à bêcher qui va vous permettre d’émietter la terre, et vous la débarrasserez de tous les cailloux et surtout des racines.



Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur la plantation du rosier


La fertilisation

Quelle que soit la richesse du sol à la plantation, le rosier va consommer une partie des nutriments qui y sont présents, c’est pourquoi une fertilisation régulière est judicieuse, qui renouvelera le stock de ces nutriments. Le rosier a besoin d’azote bien sûr, et de potassium, de phosphore, et de magnésium, notamment.

Vous pourrez déjà profiter de la plantation pour apporter un engrais de fond au fond du trou si votre sol n’est pas particulièrement riche.

Par la suite vous pourrez donner à vos rosiers des engrais chimiques, en 2 temps pour que ces apports correspondent aux besoins saisonniers :

  • de l’azote et du phosphore au printemps,

  • de la potasse à l’automne.

Ou bien leur offrir une fertilisation organique, principalement à l’automne, sous forme de compost ou de fumier bien décomposé complété éventuellement par de la corne torréfiée (pour l’azote) et de la potasse. Une poignée de cendre de bois peut être répandue au pied du rosier (seulement 1 fois dans l’année) pour la potasse et la magnésie qu’elle apporte.

En complément, un paillage organique protégera le pied du rosier.


Les symptômes d’un sol inadapté

Dans tous les cas, et d'ailleurs pour toutes les plantes, un “mauvais” sol entraîne des problèmes de santé, certes plus ou moins importants. Car c’est par le sol que les plantes obtiennent tous les minéraux et oligo-éléments dont elles ont besoin, et la moindre carence va avoir une conséquence, même si celle-ci est minime.


La chlorose

Chlorose sur rosier

Cette maladie montre un symptôme très caractéristique : les feuilles jaunissent entre les nervures, qui restent, elles, bien vertes. C’est un problème de sol qui provoque cette maladie chez le rosier, notamment un excès de calcaire (ou un pH trop élevé) ou un sol trop compact et donc gorgé d’eau. Elle résulte d’une mauvaise absorption du fer. Ce problème de nutrition entraîne un défaut de fabrication de chlorophylle, d’où le jaunissement des feuilles.


La rouille

Des petites taches rondes orangées en relief qui se forment sur le revers des feuilles est le signe de la rouille, une maladie due à un champignon. Une sensibilité accrue à cette maladie peut être causée par une carence en potasse.


L’oïdium

Facilement reconnaissable par le feutrage blanc qui se dépose sur les feuilles ainsi que sur les boutons floraux et les jeunes pousses, l’oïdium est aussi une maladie provoquée par un champignon. Un sol pauvre, qui n’offre donc pas assez de nutriments au rosier, est un critère d'affaiblissement des défenses immunitaires du rosier.

Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur les maladies du rosier.



C’est lors de la plantation du rosier que se décident la vie, et surtout la bonne santé, du rosier. Un sol pourvu de toutes les propriétés qu’apprécient le rosier sera garant de sa beauté et de sa durabilité. Conclusion : à la question quelle terre pour le rosier, vous répondrez par une bonne préparation de cette terre avant la plantation mais aussi par la suite grâce à une fertilisation adéquate !