Partager
La présence de plantes dans nos habitations est reconnue comme très bénéfique pour notre bien-être. Et même si on les choisit aussi pour leur grand intérêt décoratif, leur attrait pour nous va bien au-delà. C’est pourquoi on les bichonne ! Et que leur bonne santé est importante, alors comment guérir les plantes d'intérieur de leurs maladies ?
Reconnaître et traiter les parasites des plantes d’intérieur
Pour la plupart, les parasites des plantes d’intérieur sont des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de la sève de la plante et l’affaiblissent : pucerons, cochenilles et aleurodes sont les plus courants. Il est également possible que vos plantes soient victimes d’attaques d’araignées rouges ou de thrips, ou que vous trouviez des sciarides sur le substrat.
Les pucerons
La plupart des plantes cultivées, à l’intérieur comme à l’extérieur, sont susceptibles de devenir des hôtes pour l’une ou l’autre des nombreuses espèces de pucerons.
Les symptômes
Les pucerons, verts ou noirs, peuvent se repérer sur les bourgeons et les jeunes tiges ou feuilles, qu’ils apprécient particulièrement du fait de la plus grande finesse de leur épiderme qui rend le piquage plus facile. Ils peuvent aussi se dissimuler sur l’envers des feuilles.
Les feuilles attaquées se déforment.
Les feuilles et les tiges peuvent se couvrir de taches d’une sorte de suie grasse et noire, la fumagine, provoquée par la présence du miellat produit par les pucerons.

Comment lutter ?
Retirez les pucerons à l’aide d’un torchon ou d’un essuie-tout, éventuellement trempé dans de l’huile végétale pour plus de facilité.
Placez le pot dans le bac à douche ou dans la baignoire et douchez la plante.
En cas d’attaque importante, pulvérisez un insecticide à base de pyrèthre.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur les 14 anti-pucerons naturels.
Les cochenilles
Seules les plantes installées dans des milieux confinés, chauds et humides sont pour les cochenilles de bons hôtes, c’est pourquoi on ne les trouve en France métropolitaine que sur les plantes d’intérieur ou de serre.
Les symptômes
Les cochenilles sont très douées pour se dissimuler. Néanmoins, leur présence peut être repérée grâce à quelques signes.
Des petits tas blanchâtres et cotonneux sur les tiges et les feuilles (cochenilles farineuses).
Des coques dures brunes ou noires collées aux feuilles ou aux tiges (cochenilles à bouclier).
Le feuillage jaunit de manière précoce.
Les jeunes pousses et les bourgeons sont déformés.
Comme les pucerons, les cochenilles (exceptées certaines espèces) excrètent du miellat, une substance sucrée sous forme de gouttes ou de taches brunes et un peu collantes.
La présence de miellat va provoquer le développement de la fumagine, une maladie apparaissant sous forme de suie noire et collante.
La plante se développe peu ou plus, la floraison est réduite ou absente.
Comment lutter ?
Contrairement aux pucerons, les cochenilles sont protégées des produits insecticides (et des prédateurs) par un bouclier ou une coque.
Imbibez un tissu ou du papier essuie-tout avec un peu d’huile végétale ou de savon noir et retirez les cochenilles. Insistez bien au niveau de l’aisselle des feuilles et des tiges ainsi que des nœuds où les cochenilles aiment se réfugier. Pour les cochenilles à coques, il faut utiliser un couteau (non coupant) et passer la lame sous la coque pour la décoller.
Durant la belle saison, déménagez la plante colonisée à l’extérieur, les cochenilles préfèrent les atmosphères confinées.
Pour en savoir plus, suivez nos conseils concernant les traitements et solutions contre les cochenilles.
Les araignées rouges
Il s’agit en réalité d’acariens, minuscules et donc difficiles à repérer. Ils sucent la matière à l’intérieur des cellules végétales. Ils se plaisent dans des milieux secs et chauds.
Les symptômes
Des taches jaunes ou blanches sur les feuilles
De fines toiles sous les feuilles ou à l’aisselle des pétioles.
Les feuilles tombent lorsqu’il y a une colonie importante.
Comment lutter ?
Comme ces acariens aiment la chaleur sèche, il est assez facile de les éloigner de vos plantes :
Brumisez ou bassinez le feuillage de vos plantes.
Déplacez le pot dans une pièce plus humide, une salle de bain par exemple.
Pour en savoir plus, découvrez nos 6 moyens de lutte biologique contre les araignées rouges.
Les aleurodes
Ce sont des insectes qui parasitent les plantes d’intérieur ainsi que celles qui sont sous serre ou au jardin.
Les symptômes
Des sortes de petites mouches blanches s’envolent de la plante à votre approche.
Vous voyez des larves sous les feuilles.
En cas d’attaque importante, les feuilles peuvent jaunir et tomber.
Vous pouvez voir sur les feuilles des gouttes brunes de miellat ou des taches de fumagine noire.
Comment lutter ?
Les aleurodes n'apprécient pas du tout le froid (à partir de 10°) et l’humidité. Déplacez vos plantes attaquées à l’extérieur s’il fait froid ou s’il pleut. Mais veillez à ne pas les y laisser trop longtemps s’il pleut, c’est une conditions qui favorise les maladies cryptogamiques.
Les pièges englués jaunes piègent les aleurodes.
Pour en savoir plus, découvrez nos 5 moyens de lutte biologique contre les aleurodes.
Les thrips
Ces insectes minuscules et ailés sont assez résistants et se multiplient extrêmement rapidement. Ils agissent par temps chaud et sec, et dès que le temps refroidit et devient humide, les larves se réfugient dans le terreau, prêtes à repartir à la fin du printemps suivant. Comme les acariens, ils aspirent le contenu des cellules végétales pour s’en nourrir.
Les symptômes
Des taches ou des marbrures de teinte argentée apparaissent sur les feuilles.
Les feuilles sèchent et tombent.
Les jeunes pousses sont déformées.
Les fleurs se nécrosent.
Il y a de minuscules points noirs sur les feuilles. Ce sont les excréments de ces insectes, un signe révélateur de leur identité.
Comment lutter ?
Humidifier les plantes est une solution, mais seulement à court terme s’il y a déjà des larves (celles-ci sont longues et de teinte rouge, brune, jaune ou noire) car elles iront se mettre à l’abri dans le terreau. De plus, humidifier les feuilles fait courir à vos plantes un risque de maladie cryptogamique.
Pulvérisez le feuillage avec une décoction d’ail ou un insecticide au pyrèthre.
Pour en savoir plus, découvrez quelle lutte biologique utiliser contre les thrips.
Les sciarides
Il s’agit de minuscules mouches qui vivent à la surface du terreau et y apprécient la chaleur et l’humidité. Elles pondent dans le terreau, et leurs larves se nourrissent des racines. Le renouvellement des générations est très rapide.
Les symptômes
Vous pouvez voir ces petites mouches voler au-dessus du terreau.
La plante montre des signes de faiblesse, cessant de se développer ou ralentissant sa croissance. Elle peut même dépérir.
Comment lutter ?
Arrosez seulement lorsque le terreau est sec en surface, le terreau humide attire les sciarides.
Étalez un paillis minéral sur le terreau, qui va empêcher les mouches de pondre.
Les nématodes sont efficaces contre les larves de sciarides. Ils s’achètent en sachet, à diluer dans l’eau d’arrosage.
Rempoter la plante est la meilleure solution en cas d’infestation. Agissez délicatement pour ne pas blesser les racines déjà éprouvées et débarrassez-les du plus de terre possible.
Installez des pièges à glu jaunes.

Reconnaître et soigner les maladies des plantes d’intérieur
Calathea, clivia, dracaena, pachira ou encore yucca sont des plantes courantes dans nos intérieurs, qui peuvent malheureusement tomber malades. Comment savoir quelle maladie a ma plante ? Pourquoi ma plante a des taches brunes sur les feuilles ? Les maladies des plantes d’intérieur sont en effet diverses et variées.
Les maladies
La rouille
Cette maladie cryptogamique touche un grand nombre de plantes d’intérieur et est favorisée par la chaleur et l’humidité. Plus de conseils sur la rouille.
Les symptômes :
Des pustules jaunes à brun orangé se forment sur l’envers des feuilles.
Les feuilles se marquent de zones décolorées.
Les feuilles jaunissent et tombent.
La plante faiblit, elle se développe moins et fleurit peu.
Les feuilles tombent.

L’oïdium
L’oïdium est une maladie très courante, chez les plantes du jardin comme chez celles que vous cultivez à l’intérieur. Il apparaît par temps chaud et humide, très favorable à de nombreux champignons. Plus de conseils sur l'oïdium.
Les symptômes :
Les plus vieilles feuilles se couvrent d’un feutrage blanc et poudreux.
Les autres feuilles sont rapidement atteintes.
Les jeunes feuilles peuvent être déformées.
Toutes les feuilles se dessèchent.
La fumagine
C’est une substance sucrée excrétée par des insectes suceurs de sève qui entraîne le développement de cette maladie des plantes d’intérieur. Plus de conseils sur la fumagine.
Les symptômes :
Une sorte de suie noire et collante se forme sur les feuilles et les tiges.
Le végétal s’affaiblit quand la fumagine recouvre une grande partie des feuilles car elle perturbe, voire empêche, le processus de photosynthèse.
Les soins :
Nettoyez les feuilles à l’aide d’un tissu humide.
Traitez la source, donc les insectes responsables de la présence de miellat : pucerons, cochenilles, aleurodes…
La pourriture du collet
Cette maladie est provoquée par des champignons et des bactéries qui vont, dans le cas des plantes d’intérieur, se développer principalement lorsque les racines manquent d’oxygène ou si elles ont été blessées, par un insecte ou par un outil.
Les symptômes :
La plante flétrit très rapidement.
Son substrat a une odeur de pomme pourrie.
La base de la tige peut être noire, nécrosée.
Si vous dépotez la plante, vous verrez des racines brunes ou noires, molles.
L’anthracnose
Cette maladie très commune chez les plantes ornementales au jardin est également courante chez les plantes d’intérieur, favorisée par des conditions humides et des températures autour de 20°. Plus de conseils sur l'anthracnose.
Les symptômes :
De grandes taches d’un brun plus ou moins clair bordées de noir apparaissent sur les feuilles ou les tiges. Certaines deviennent progressivement translucides.
Sur ces taches se forment des gouttes oranges, qui contiennent les spores du champignon.
Les feuilles et les tiges contaminées se nécrosent.
Comment lutter contre les maladies ?
Les bons gestes de culture
Évitez d’arroser le feuillage.
Ne brumisez ou bassinez vos plantes que lorsque l’atmosphère de votre logement est très sèche : canicule et/ou sécheresse longue durée, chauffages hivernaux en marche.
Réduisez la densité de vos plantes d’intérieur en les taillant ou en les espaçant les unes des autres. Cela permettra à l’air de facilement circuler entre les tiges et de sécher les feuilles.
Lorsque vous les taillez, désinfectez votre outil entre chaque plante.
Arrosez vos plantes en fonction de leurs besoins. Elles sont toutes très sensibles à l’excès d’humidité qui entraîne la pourriture des racines et/ou des maladies cryptogamiques. Inversement, un manque d’eau les fragilise. Et offrez suffisamment de lumière à vos plantes. S’il y a peu de lumière, il y a peu de photosynthèse, les plantes utilisent donc moins l’eau d’arrosage qui leur est apportée.
Une fertilisation modérée et appropriée les aide à se défendre contre les attaques.
Nettoyez régulièrement les feuilles de vos plantes d’intérieur. Non seulement cela contribue à les garder en bonne santé car la poussière peut limiter l’apport de lumière qu’elles reçoivent. Mais aussi parce que cela vous permettra de les observer de près et de repérer des taches suspectes ou des parasites.
En prévention
Supprimez les feuilles atteintes dès que vous les repérez, pour limiter la propagation de la maladie de vos plantes d’intérieur.
Pulvérisez une macération de prêle sur le feuillage, diluée dans de l’eau, tous les 10 jours du printemps à la fin de l’été.
Les soins
Utilisez un fongicide à base de soufre ou de cuivre (bouillie bordelaise par exemple).
La décoction d’ail est également efficace comme fongicide.
Vous trouverez tout ce qu’il vous faut comme traitement pour les maladies des plantes, et plus généralement, ce dont vous avez besoin pour prendre soin de vos végétaux, dans les produits d'entretien pour végétaux.
Les précautions à prendre lors de l’achat
Une des sources de contamination des plantes d’intérieur est l’arrivée dans la pièce de plantes déjà colonisées par des agents pathogènes ou par des parasites.
Examinez attentivement les tiges et les feuilles. Il ne doit pas y avoir de taches, de décoloration, de toiles. L’envers des feuilles et l’aisselle des tiges sont des zones sensibles, soyez-y très attentif. Pas non plus de feuilles manquantes sur les tiges.
La surface du substrat est également à examiner. Il ne doit pas montrer d’excès d’humidité, ni de petits moucherons qui volent au-dessus de ce substrat. Les racines ne doivent pas se voir à la surface du terreau ni par les trous de drainage.
Par ailleurs, vous n’installerez pas la nouvelle plante directement avec vos autres végétaux, voire, si possible, pas dans la même pièce. Vous laisserez ainsi passer quelques jours en l’observant régulièrement.
Les maladies des plantes d’intérieur sont malheureusement assez courantes, tout comme la présence de parasites. Néanmoins, en bichonnant régulièrement ces plantes et en étant attentif, il est généralement assez facile de les soigner avant que cela soit trop important. Observez-les bien, notamment en nettoyant leurs feuilles, vous les garderez ainsi longtemps en bonne santé !
