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Conseils sur les animaux

Qu'est-ce que la hiérarchie au poulailler ?

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Il existe au sein de votre poulailler une hiérarchie entre vos poules. À coups de becs, les poules dominantes soumettent les autres poules, elles s’approprient la priorité aux perchoirs, aux meilleurs nichoirs, et à la mangeoire, que les autres se débrouillent ! Comment gérer cette hiérarchie entre vos poules ?

La hiérarchie chez les poules
La hiérarchie chez les poules - © Jim Babbage - stock.adobe.com

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La hiérarchie chez les poules 

Toutes les poules ne naissent pas libres et égales au poulailler ! Même après 4 000 ans de domestication, l’instinct de leurs ancêtres coule encore dans leurs veines, et comme il existe une hiérarchie chez les clans de leurs lointains cousins sauvages (tétras, pintades…) les poules instaurent également une hiérarchie au sein du poulailler, comme tous les animaux qui vivent en société.


La hiérarchie à travers les actions

C’est très tôt que va se mettre en place la hiérarchie du poulailler, à peine sortis de la couveuse, il y en a toujours qui veulent manger les premiers et le plus, être les premiers à sortir etc. Et ce quel que soit leur sexe.

La hiérarchie du poulailler dicte la façon dont se pratiquent toutes les activités des poules.

Ainsi, vous remarquerez que ce sont toujours les mêmes poules qui occupent les perchoirs et les pondoirs les plus hauts ou les plus confortables. L’accès à l’alimentation est aussi et surtout régi par cette hiérarchie. Les dominantes sont celles qui mangent en premier, les autres doivent attendre, et tant pis pour elles s”il ne reste rien. Les “nids de poule” sont utilisés d’abord par les dominantes, par les autres ensuite.


La dominante boit, mange et se perche en premier
La dominante boit, mange et se perche en premier - © Nick Beer - stock.adobe.com

Comment reconnaître la chef des poules ? Outre cet ordre que nulle ne doit outrepasser, la communication et les interactions entre les niveaux hiérarchiques sont très claires. Les poules dominantes donnent des coups de becs ou poursuivent les autres, se haussent sur leurs pattes et gonflent les ailes pour leur faire peur en se montrant plus grandes et plus fortes. Le langage est lui aussi caractéristique de cette hiérarchie.


Qui sont les poules dominantes ? 

Il est assez facile de savoir à l’avance quelles vont être la ou les dominantes. Ce sont les poules les plus grandes et fortes, les plus anciennes dans le poulailler, celles qui ont la faveur du coq, qui ont un plus beau plumage ou une crête et des barbillons d’un rouge bien vif. Le caractère de chacune est aussi important, certaines ont un tempérament plus fort que d’autres.

Inversement, les poules plus menues, malades, un peu faibles, sont au bas de l’échelle. Et une dominante qui, pour une raison ou pour une autre, devient physiquement plus faible, risque fort de descendre quelques marches.


Et les coqs dans tout ça ?

Il en va de même chez les coqs. Il y a un mâle dominant, qui aura tous les privilèges : la reproduction, le chant, la protection des poules. Il est d’ailleurs conseillé de ne pas avoir deux coqs dans le même poulailler car il peut y avoir des combats violents entre le dominant et celui qui veut récupérer cette position. 

Comme chez les poules, l’attitude du coq dominant est caractéristique : il se hausse sur ses pattes et ouvre grand les ailes, il bat des ailes, il fait même une petite “danse” !

Le coq n’intervient pas si une poule est rejetée par les autres. Bien au contraire, lui aussi lui signifie qu’il est le maître du poulailler.


Comment gérer cette hiérarchie au quotidien ?

D'accord, il y a une poule (ou plusieurs) qui ont tous les droits, alors comment faire pour que tout se passe bien au poulailler ?


Entre les poules du poulailler

Leurs offrir de bonnes conditions de vie

L’accès à la nourriture et à l’eau étant prioritaire à la ou les poule(s) dominante(s), il est judicieux de disposer plusieurs mangeoires et abreuvoirs dans l’enclos et dans le parcours. Ainsi, celles qui sont en bas de la pyramide auront également de quoi se mettre sous le bec.

Il en va de même avec les perchoirs et les pondoirs. Si vous voyez que le soir ça se chamaille et qu’il y en a certaines qui se retrouvent inconfortablement installées, ajoutez un perchoir, les poules en chef ne pourront pas être partout à la fois. Attention cependant à la hauteur des perchoirs, les dominantes se réservent le plus haut, donc installez le nouveau un peu plus bas.

Pour les pondoirs, on conseille généralement un pondoir pour trois poules. Mais considérant que les torchons ne voudront peut-être pas partager avec les serviettes, ajoutez un ou deux pondoirs.

Tous ces gestes apporteront un peu de calme entre les différents étages. Et les poules étant très respectueuses de la hiérarchie, il ne devrait plus y avoir de problème. Si l’une d’en bas venait à piquer la place à une dominante, elle se ferait aussitôt remettre à sa place. 

Par ailleurs, les problèmes sont moins graves quand les poules disposent d’un grand espace, que ce soit dans le poulailler ou à l’extérieur, qu’il y a suffisamment de perchoirs et de pondoirs pour tout le monde et qu’il n’y a pas de pénurie d’eau ou de nourriture. Un petit coup de bec de la dominante suffit pour que tout rentre dans l’ordre.


Quand et comment intervenir ?

En règle générale, il est conseillé de ne pas intervenir quand il y a un problème de hiérarchie. Les coups de bec sur la tête ou sur le cou sont fréquents et sont normaux chez les poules lorsqu’il y a une nouvelle arrivante ou avec les jeunes poules. De plus, si le problème est avec une nouvelle poule, intervenir ralentirait encore son intégration. Normalement, ces piquages vont peu à peu ralentir, même s’il y en a toujours, car les nouvelles et les jeunes comprennent rapidement la hiérarchie du poulailler. 


Les petits coups de bec sont fréquents et normaux chez les poules, il n’y a rien de grave
Les petits coups de bec sont fréquents et normaux chez les poules, il n’y a rien de grave - © Colombe Delons - stock.adobe.com

Par contre, si l’attaque est violente au point de faire beaucoup saigner la poule attaquée, récupérez-la pour la mettre à l’abri. En effet, la présence de sang pourrait énerver la totalité du poulailler.

Comment calmer une poule dominante ? Car il se peut qu’une dominante soit vraiment trop agressive. Dans ce cas, il est possible de perturber cette hiérarchie en la retirant tout simplement du groupe durant quelques jours. Une autre poule prendra la place ainsi libérée.


Entre les coqs

Évitez d’avoir deux coqs si vous n’avez pas plus de 10 poules, ils passeront leur temps à se battre. Si vous souhaitez les garder tous les deux, optez pour la division en deux groupes, mais cela veut dire que le parcours doit être très grand pour que chacun puisse disposer de son propre territoire. Néanmoins, les choses peuvent mieux se passer si les coqs ont grandi ensemble.


L’intégration d’une nouvelle poule

L’intégration d’une nouvelle poule doit aussi se faire en tenant compte de cette hiérarchie qui existe dans le poulailler. Si vous invitez d'autres participantes, il va falloir qu’elles acceptent la hiérarchie en place ! Pour que l’intégration des nouvelles poules se passe bien, il faudra faire ça par étape.

La hiérarchie dicte toutes les activités du poulailler, la poule dominante est elle qui passera en premier pour tout, et gare s’il l’une de ses “subalternes” lui vole la priorité ! Cette manière de faire peut nous paraître un peu violente, mais c’est l’instinct qui les guide et il faut accepter qu’il y ait un chef dans le poulailler !