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Beau petit buisson très ornemental et aromatique, l’hysope offre en plus de son feuillage semi-persistant une floraison estivale d’un bleu intense. Adaptée aux terrains arides de par ses origines méditerranéennes, elle peut aussi bien orner des rocailles que des carrés potagers ou encore former de belles bordures odorantes. Facile à vivre, il est toutefois nécessaire de la multiplier pour la conserver de longues années.
Description de l’hysope
L’hysope est un sous-arbrisseau, qui forme un petit buisson de 60 cm de hauteur pour 1 mètre de large, aux tiges carrées et ligneuses à leur base. Son feuillage se révèle très aromatique, épicé, un mélange de menthol et de camphre. Les petites feuilles gris-vert et lancéolées, bien que persistantes en climat doux, peuvent disparaître totalement lorsqu’il gèle trop longtemps. Durant tout l’été, ce buisson porte de longs et fin épis généralement d’un bleu violet intense, mais certaines variétés offrent des floraisons roses ou encore blanches. En cuisine on utilise principalement les jeunes feuilles de cette aromatique, plus douces, dans des sauces ou des salades, ou bien dans les farces pour le canard ou le porc. Les fleurs parfument les salades de tomates. Quelques liqueurs et autres boissons alcoolisées sont en partie composées d’hysope : pastis, eau de mélisse, Bénédictine, Grande-Chartreuse, ...
Les propriétés médicinales de l’hysope, aussi nommée herbe sacrée, sont connues depuis des siècles : digestive, diurétique, expectorante, sédative, mais aussi antivirale ou anti-inflammatoire. On l’utilise également en lotions cutanées toniques et astringentes.
Utilisations au jardin et sur la terrasse
L’hysope s’installera parmi les autres aromatiques, mais aussi dans des plates-bandes ou en bordure, très décorative par son feuillage fin, son port légèrement retombant et sa floraison délicatement colorée. Son goût pour les terrains arides lui permettra aussi de garnir une rocaille. Très mellifère, elle attire de nombreuses abeilles et se révèle du coup être un compagnon apprécié de tous les fruitiers ou les plantes du potager. Elle se plaira également en grand bac sur une terrasse ou un balcon.
Variétés d’hysope
L’hysope officinale, Hyssopus officinalis, est la seule que l’on cultive dans nos jardins. Elle se décline en quelques cultivars qui se distinguent par la couleur de leur floraison :
‘Albus’, aux fleurs blanches,
‘Pink Sprite’ aux fleurs roses,
ou par leur taille :
‘Aristus’ a un port plus compact et se développe moins en largeur.
Conseils sur la plantation de l'hysope
L’hysope se plaît particulièrement au soleil, dans un sol très bien drainé. Elle s’adapte à des terres pauvres et caillouteuses mais préfèrera un sol riche. Elle se cultive aussi bien en terre qu’en bac, tant que celui-ci est assez large et haut pour que son système racinaire important puisse se développer à son aise. Elle se plante en automne, en veillant à espacer les plants d’au moins 60 cm. L’hysope peut également se semer, en avril ou mai en pleine terre ou en fin d’hiver sous abri. Les graines seront très légèrement recouvertes et repiquées en terre lorsque les jeunes plants atteignent une vingtain de centimètres.
Conseils sur l'entretien de l’hysope
L’hysope aura besoin de quelques petits gestes d’entretien lors de sa croissance : binage entre les pieds, paillage pour les protéger de la sécheresse et arrosages réguliers. Une fois bien installée, les apports d’eau seront réservés aux périodes très sèches. Tous les printemps, un apport de compost favorisera une bonne vitalité. La taille, bien que pas obligatoire, permet une floraison plus généreuse et un plus grand nombre de jeunes pousses à récolter pour la cuisine. Elle se réalise de préférence en automne, une fois que la floraison est terminée. La récolte se réalise au début de leur floraison pour les fleurs, avant la floraison pour les tiges de feuilles à faire sécher, les feuilles à utiliser fraîches se cueillent quant à elles en tout temps. Pour obtenir des feuilles plus tendres, vous supprimerez les épis floraux dès leur apparition. Les pieds en pot seront mis hors gel en hiver dans les régions les plus froides.
L’hysope doit être renouvelée régulièrement, tous les 4 ans, soit en divisant les souches les plus anciennes, soit en réalisant des boutures. La division se fait à l’automne ou au printemps, gardez les plus belles branches pourvues de leurs racines pour les planter directement en terre. Elles seront arrosées régulièrement jusqu’à leur reprise. Les boutures, elles, se prélèvent vers le mois de juin, sous forme de rameaux d’une dizaine de centimètres de long auxquels il faut enlever les feuilles situées à la base.
Maladies de l’hysope
Peu sensible aux maladies et aux parasites, il arrive toutefois que l’hysope soit atteinte par la rouille lorsqu’elle reçoit trop d’eau, particulièrement durant la saison hivernale.
Un peu de botanique
L’hysope officinale, Hyssopus officinalis, fait partie de la famille des Lamiacées. Ce sous-arbrisseau est d’origine méditerranéenne, poussant spontanément en France entre les Alpes du Sud, jusqu’à une altitude de 2000 mètres, et la côte. On la trouve également dans toute l’Europe méridionale ainsi qu’au Maghreb et elle s’est naturalisée aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord.
Dans le langage des fleurs
Au Moyen-Âge, l'hysope accompagnait tous les repas que ce soit en salade ou dans la sauce des viandes rôties. Elle ajoutait une saveur qu'on peut rapprocher de la sauge et de la menthe. Plante sacrée chez les Hébreux et chez les Chrétiens, elle est utilisée dans les rites de purifications. Elle est le goupillon de l'eau bénite chez les catholiques.
Caractéristiques
Entretien & plantation
Caractéristiques végétales
Botanique
