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Conseils sur les animaux

La Nature au service du jardin : un juste équilibre

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Proposé par la SNHF

La nature au service du jardin

La biodiversité est garante de l’équilibre écologique du jardin (concept d’équilibre dynamique). Elle concerne en premier lieu la diversité des plantes et des animaux, mais aussi la diversité des structures végétales, des aménagements, des modes d'entretien.


Des fonctions écologiques vitales

Le jardin doit se concevoir comme deux compartiments (aérien et souterrain) fonctionnant en interface.

Le sol est vivant

Tous les jardiniers connaissent les lombrics, mais la plupart ignorent leurs fonctions écologiques essentielles et leur mode de vie si sensible à l'usage des pesticides et aux excès de travail du sol. Ce sont des décomposeurs talentueux mais aussi des laboureurs qui aèrent et assainissent le sol, l'enrichissent en humus et concentrent les éléments fertilisants au profit des plantes.


Ver de terre - SNHF

Bien d'autres animaux assurent des fonctions similaires de minéralisation des végétaux morts, des cadavres et déjections animales : collemboles, acariens et mille-pattes décomposeurs, Grillon des bois, de très nombreuses larves d'insectes, cloportes, iules, nématodes, mollusques.

La grande majorité des bactéries et champignons du sol sont essentiels à la vie des plantes : absorption de l'eau et des sels minéraux, fixation de l’azote, transformation de l'azote organique en nitrate assimilable par d’autres bactéries, contrôle des germes pathogènes…

Cette vie ne saurait se développer ailleurs que dans un sol exempt d’engrais chimiques et des pesticides, y compris de cuivre. Comme dans la nature, le sol restera riche s’il est aéré, fourni en humus et couvert d'un paillis permanent, ou au contraire pauvre (oligotrophe) mais toujours productifs en floraisons si l’on prend soin d’évacuer le foin. Ceci est possible dans tous les jardins.

Les pollinisateurs des plantes cultivées

En Europe, plus de 80 % des cultures alimentaires dépendent des pollinisateurs pour produire des fruits, des légumes ou des semences. Les meilleurs pollinisateurs sont les insectes hyménoptères : abeilles sociales et abeilles solitaires. Mais il ne faut pas oublier les autres pollinisateurs sauvages : mouches, coléoptères, papillons, etc. Il est très facile d'attirer des pollinisateurs dans le jardin, en particulier les abeilles sauvages, aussi efficaces voire plus que les abeilles domestiques. Il faut leur fournir le couvert (fleurs en permanence) et le gîte (sites et matériaux pour nidifier). C'est possible dans tous les jardins.

Des insectes prédateurs et des parasitoïdes

Créer un environnement favorable aux auxiliaires indigènes pour qu'ils s'y installent et luttent efficacement contre les pucerons, les acariens, les cochenilles, les limaces et escargots… suffit normalement. Il faut cesser, en introduisant des espèces, de jouer aux apprentis sorciers dans les jardins et les espaces verts, l'exemple de la coccinelle chinoise doit servir de leçon.

La diversité des prédateurs et des parasitoïdes est très importante. Tous viennent dans les jardins dès lors qu'ils peuvent y trouver des conditions favorables à tous les stades de leur vie, pour se nourrir, se reproduire, nicher, abriter leurs jeunes, s'abriter en hiver ou lors des étés caniculaires.

Le contrôle des pucerons est réalisé par de nombreuses espèces de coccinelles, des larves de syrphes, des chrysopes, des hémérobes ou cécidomyes, les perce-oreilles, des micro-guêpes parasitoïdes, les mésanges bleues, des araignées…

Les limaces et escargots, en particuliers leurs œufs et les jeunes, sont la proie de nombreux animaux : carabes, staphylins, vers luisants, limaces et escargots carnassiers, hérisson, crapauds, tritons, grives, merles…

Les prédateurs et parasitoïdes des papillons sont légion : certains s'attaquent aux œufs, d'autres aux chenilles, aux cocons ou aux adultes. Les oiseaux s'en régalent, notamment pendant la période de nidification et en hiver. Les chauves-souris sont des prédateurs efficaces des certains papillons nocturnes (noctuelles).

La présence de ces auxiliaires et leur action bienfaitrice n'est pas le fruit du hasard, d'une manne céleste ou de générations spontanées. C'est au jardinier d'aménager et d'entretenir son jardin pour que la nature fonctionne au maximum à son service.

Serge Gadoum, chef de projet Pollinisateurs OPIE Denis Pépin, journaliste, auteur, conférencier, formateur, jardinier bio  


Quoique l'on fasse, la nature aura toujours le dernier mot au jardin. Essayons alors d’en tirer le meilleur parti pour éviter de subir les assauts des ravageurs des cultures ou des herbes non désirées. En réalité, la plupart des plantes et des animaux qui fréquentent le jardin aident, directement ou indirectement, le jardinier (concept d’auxiliaire). Cette aide précieuse est indispensable à la fertilité et à la productivité des jardins.