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Conseils jardinage et plantes

Leçon de jardinage : Tuteurages et palissages

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Voilà bien deux gestes indispensables au jardin, car ils permettent de maîtriser la croissance, de guider les plantes en leur assignant des formes ou trajectoires choisies selon les supports qui leur sont dédiés.

Leçon de jardinage : Tuteurages et palissages

Le tuteurage

Il s'applique principalement aux plantes dont les tiges souples risquent de ployer tant que leurs tissus ne sont pas endurcis ou bien qu'ils faiblissent sous le poids des fleurs ou des fruits. Par exemple, il est indispensable de tuteurer les plants de tomates sur un piquet, sinon elles risquent de pousser en tous sens et de prendre bien trop de place. Ainsi accroché, le pied de tomate supportera sans coup férir le poids de ses gros fruits. Chaque plante profite ainsi au mieux de l'espace et de l'ensoleillement qui lui sont dévolus pour produire plus et mieux. Le jardinier optimisera de la sorte bien mieux l'espace disponible.

Autre exemple, celui d'un fuchsia que l'on souhaite conduire en arbre, sur une tige. Il est, pour ce faire, nécessaire de sélectionner le rameau le plus solide et de le tuteurer à la verticale, sur un tuteur. Supprimez les autres rameaux et écourtez les pousses latérales en ne gardant qu'une feuille. Vous permettrez ainsi (grâce à ces tires-sève) au tronc de prendre de l'embonpoint. Cette méthode est aussi employée pour obtenir des pieds de glycine conduits "en arbre".

Bien évidemment, si vous apportez un engrais trop fort en azote, vous obtiendrez des rameaux plus poussants et grêles, ce qui rend le tuteurage encore plus indispensable. Aussi faut-il toujours devancer les besoins des plantes. Ceci est d'autant plus crucial pour des vivaces de haute stature comme les delphiniums hybrides.


Quand effectuer le tuteurage ?

Le tuteurage doit être effectué lorsque les tiges florales commencent tout juste à monter. Alors, le feuillage masquera au fur et à mesure les structures de soutien, et les tiges seront capables de supporter la violence d'un orage ou de pluies intenses. Un bon tuteurage doit rester discret. Vous aurez donc recours à des tuteurs en bambou par exemple, placés autour de la touffe et reliés entre eux puis consolidés par un réseau de ficelles. Vous pouvez aussi "corseter " les touffes âgées de pivoine qui ont tendance à s'affaler, grâce à des tuteurs en fer à béton coudé et profondément fichés en terre. Vous trouverez aussi des kits de tuteurage comportant des éléments qui s'assemblent entre-eux pour parer ainsi à toutes configurations possibles. Enfin, ne négligez pas l'efficacité des branchages naturels (noisetiers recépés, châtaigniers, bambous... par exemple), récoltés en hiver puis séchés avant leur emploi, fichés en faisceaux ou tout autour des touffes. En conséquence, conservez vos tailles d'arbustes qui peuvent ainsi être recyclées avec profit.


Comment palisser une plante grimpante ?


Le palissage

Il est réservé aux plantes grimpantes dont il faut guider les branches sur leurs supports, d'une part pour contenir leur vigueur, les inciter à garnir rapidement la surface qui leur est dévolue et souvent les inciter, par la technique de courbure des rameaux, à produire plus de fleurs (rosiers grimpants) ou de fruits. Les essences volubiles comme les haricots à ramer se hisseront d'eux-même sur des longues perches ou des filets spéciaux dits "à ramer" tendus entre deux piquets solides. Si vous palissez une grimpante sur un treillage, veillez à installer ce dernier en retrait du mur pour assurer une bonne aération des rameaux, une circulation d'air d'autant plus indispensable si l'exposition est plein sud. Vous éviterez ainsi les maladies cryptogamiques telles que l'oïdium promptes à apparaître en cas de confinement et/ou d'étiolement des plantes.


Généralités...

Pour le palissage comme pour le tuteurage, n'attendez pas que les tiges soient trop fermes pour les mettre en forme au risque de les casser ou de ne pas arriver à vos fins. La nature des liens a aussi son importance. En effet, ils ne doivent pas s'avérer trop serrés afin d'éviter tout étranglement lors du grossissement des rameaux. Prévoyez donc large. Employez de préférence le classique raphia (attention, il en existe du synthétique), la ficelle ou bien des liens présentés en rouleau, solides et doublés d'un fin fil de fer ou encore souples et à tordre. Les liens faits de rameaux de saule sont aussi très efficaces, naturels et gratuits. Pour les arbres, privilégiez les colliers spécifiques du commerce ou, éventuellement, employez de vieux bas de femme, tout à la fois souples et solides.

Philippe Ferret