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Conseils jardinage et plantes

Les oeufs de la pyrale du buis

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Les oeufs de la pyrale du buis reprĂ©sentent une Ă©tape intĂ©ressante du cycle de vie de cet insecte nuisible. En les Ă©liminant, on parvient non seulement Ă  limiter le nombre de pyrales Ă  venir, mais aussi Ă  protĂ©ger les buis sur lesquels les femelles ont pondu. C’est grĂące Ă  un petit insecte que l’on peut dĂ©truire les oeufs de cette pyrale, une micro-guĂȘpe parasitoĂŻde trĂšs efficace. Les autres solutions de lutte contre ce papillon, d’ailleurs peu nombreuses, vont plutĂŽt s’adresser Ă  la chenille qui, malheureusement, commence trĂšs tĂŽt Ă  dĂ©vorer ces buis que l’on voudrait protĂ©ger.

La pyrale du buis

La pyrale du buis, un ravageur prolifique

Portrait

La pyrale du buis est un papillon nocturne. De forme triangulaire, avec une envergure de 4 cm en moyenne, il montre des ailes blanches aux reflets irisĂ©s, joliment ourlĂ©es de brun. On trouve parfois des pyrales entiĂšrement brunes avec un croissant blanc sur les ailes supĂ©rieures, mais elles sont moins courantes. Le papillon porte une longue trompe enroulĂ©e pour butiner le nectar de nombreuses fleurs. MĂąles et femelles sont assez semblables, mais le mĂąle porte Ă  l’extrĂ©mitĂ© de son abdomen une sorte de pinceau d’écailles.

Les oeufs de la pyrale du buis pondus par les femelles sont plats et ronds, lenticulaires et disposĂ©s en Ă©cailles. Leur teinte jaune est translucide, ils sont de ce fait difficilement visibles, d’autant plus qu’ils sont dĂ©posĂ©s au revers des feuilles de buis. Les chenilles, inversement, sont trĂšs colorĂ©es : un corps vert clair et jaune, ornĂ© de bandes sombres et blanches et ponctuĂ© de verrues noires, une tĂȘte noire et de longs poils blancs. La chenille porte 10 pattes abdominales et 6 pattes thoraciques.

À savoir : la pyrale du buis pourrait ĂȘtre confondue avec la piĂ©ride du chou mais cette derniĂšre, outre qu’elle ne prĂ©sente aucun intĂ©rĂȘt pour les buis, montre des ailes dont seul le bord supĂ©rieur est brun. De plus, la piĂ©ride est sensiblement plus petite que cette pyrale.


Une progression rapide

La pyrale du buis est arrivĂ©e en Allemagne en 2007 (date de la premiĂšre observation) et en France en 2008. En 10 ans, elle a envahi une grande partie de l’Europe tempĂ©rĂ©e, et la plupart des dĂ©partements français. C’est en Asie orientale que vit la pyrale. EspĂšce indigĂšne, elle apprĂ©cie les zones tropicales humides et se nourrit de fusains, de houx et de buis. La prĂ©sence de plusieurs prĂ©dateurs permet de maintenir sa population Ă  un niveau tout Ă  fait acceptable, et ses sources de nourriture relativement variĂ©es Ă©vite Ă©galement qu’elle se rĂ©pande outrageusement afin de s’alimenter. Il en est tout Ă  fait autrement en France (et dans le reste de l’Europe). Comme il s’agit d’une espĂšce exotique, elle n’y a pas, ou du moins pas encore, de prĂ©dateur naturel qui limiterait sa progression. De plus, elle ne consomme ici que le buis, ornemental et sauvage, ce qui la contraint Ă  se rĂ©pandre pour continuer Ă  trouver de quoi s’alimenter. C’est le commerce international de vĂ©gĂ©taux et le peu de contrĂŽles sur ces vĂ©gĂ©taux qui sont responsables de sa prĂ©sence sur notre continent, ainsi que de sa propagation initiale. Les achats de plants porteurs de pyrales ont créé des foyers Ă  partir desquels elle s’est dispersĂ©e. C’est pourquoi ce sont les jardins privĂ©s qui ont subi les premiĂšres attaques en rĂšgle de ce nuisible, les parcs possĂ©dant des buis ĂągĂ©s et les zones naturelles ont Ă©tĂ© touchĂ©es ultĂ©rieurement.


Les conséquences


Les dégùts de la pyrale du buis

Aujourd’hui, la prĂ©sence de la pyrale est flagrante dans un trĂšs grand nombre de jardins, parcs et forĂȘts, parfois Ă  une densitĂ© effrayante. Certains tĂ©moignages parlent d’une tempĂȘte de papillons pris dans les phares de leur voiture, d’autres se plaignent de ne plus pouvoir profiter des soirĂ©es estivales Ă  l’extĂ©rieur. La chenille peut ĂȘtre Ă©galement envahissante en dehors de son hĂŽte de prĂ©dilection une fois qu’elle n’a plus Ă  manger, on peut mĂȘme la retrouver sur les façades des maisons. Les grands parcs ont pour la plupart utilisĂ©s des solutions de biocontrĂŽle qui ont permis Ă  leurs buis d’ĂȘtre sauvegardĂ©s bien qu’ils ne soient pas tous indemnes. Les particuliers par contre, souvent moins bien informĂ©s et disposant de moins de moyens ont souvent dĂ» arracher leurs arbustes. Les pĂ©rimĂštres les plus problĂ©matiques sont les zones naturelles. Les sous-bois comptent un grand nombre de buxaies impossibles Ă  protĂ©ger. Les buis jouent dans cet environnement un rĂŽle important : ils abritent insectes, petits mammifĂšres, oiseaux, ils maintiennent une certaine fraĂźcheur au sol, ils retiennent les pentes
 Leur disparition dans certains secteurs pourrait avoir des rĂ©percussions importantes sur le biotope. De plus, ces arbustes complĂštements dessĂ©chĂ©s sont facilement inflammables, les risques d’incendies sont courants dans ces secteurs. Certains scientifiques craignent Ă©galement une concurrence vis Ă  vis de la nourriture des papillons, concurrence qui se ferait au dĂ©triment des espĂšces locales en cas de densitĂ© importante des pyrales adultes.


Les oeufs de la pyrale du buis

Ce sont entre autres la frĂ©quence de ponte et le nombre d’oeufs de la pyrale du buis qui constituent sa force. Le cycle de reproduction de la pyrale du buis est en effet trĂšs rapide, puisque dans les rĂ©gions les plus chaudes on peut avoir jusqu’à 4 gĂ©nĂ©rations dans l’annĂ©e.

  • C’est vers fin mai dĂ©but juin (en fonction des tempĂ©ratures) que la pyrale du buis fait son envol et se reproduit.

  • Une petite dizaine de jours plus tard, les femelles pondent leurs oeufs groupĂ©s en plaques de 5 Ă  30 oeufs, environ 300 oeufs par ponte. Une seule femelle peut pondre jusqu’à 1200 oeufs durant les 15 jours que durent sa vie. Les oeufs de la purale du buis, translucides, minuscules et installĂ©s au revers des feuilles, sont quasiment impossible Ă  dĂ©tecter.

  • Ils mettent Ă  peu prĂšs 7 jours Ă  Ă©clore (Ă  25°, c’est plutĂŽt entre 3 et jours). Lorsque l’on voit un gros point noir au travers de l’oeuf, la tĂȘte de la future chenille bien sĂ»r, c’est que la “naissance” est toute proche.

  • À son arrivĂ©e, la petite chenille est minuscule, ne mesurant pas plus de 3 mm. Elle est jaune pĂąle, avec une grosse tĂȘte noire, et trĂšs vive. Cette petite taille ne l’empĂȘche pas de se nourrir, elle ronge la cuticule infĂ©rieure de la feuille oĂč elle se trouve. Au 2e stade, elle verdit et ses bandes s’accentuent. elle commence Ă  s’alimenter sur la face supĂ©rieure de la feuille et Ă  tisser des fils de soie qui la protĂšgent en la dissimulant aux yeux d’éventuels prĂ©dateurs. Elle se sert souvent de ces fils pour rapprocher 2 feuilles qui lui feront un abri, et accessoirement pour passer de feuilles en feuilles. Son tissage est un des signes qui peuvent permettre de repĂ©rer sa prĂ©sence, tout comme les nombreux excrĂ©ments vert clair qu’elle laisse sur son passage, entremĂȘlĂ©s dans son tissage. Plus la chenille grossit, ainsi que ses mandibules, plus elle a de facilitĂ© Ă  croquer la feuille entiĂšre. Le buis montre rapidement des parties totalement dessĂ©chĂ©es, il s’affaiblit. TrĂšs vorace, la chenille peut aller jusqu’à dĂ©vorer l’écorce de l'arbuste s’il n’a plus de feuilles Ă  cause d’une trop grande densitĂ© de pyrales.

  • Il faut entre 20 et 30 jours Ă  la chenille pour parvenir au stade de nymphe. La chenille mesure Ă  ce moment lĂ  4 cm. Avant de devenir chrysalide, elle passe par un stade intermĂ©diaire, durant lequel elle s’immobilise puis se ratatine. Elle s’amarre au feuillage et s’abrite dans un cocon, souvent entre plusieurs feuilles. Au dĂ©part de la nymphose l’insecte garde sa teinte verte rayĂ©e, puis il brunit peu Ă  peu.


Cocon de Pyrale du buis

  • Le papillon Ă©merge de sa chrysalide entre 40 et 60 jours aprĂšs le dĂ©but du cycle. Le second vol de l’annĂ©e a donc lieu entre fin juillet et mi-aoĂ»t. Il y aura au moins une gĂ©nĂ©ration supplĂ©mentaire dans la plupart des cas, voire 2. Les Ɠufs de la pyrale du buis ont besoin d’une tempĂ©rature de 15° pour Ă©clore.

  • Les chenilles entrent en hibernation vers la fin octobre (plus d’activitĂ© en deçà de 7°). La plupart des stades sont capables de se mettre en diapause, exceptĂ© les plus petites. Les chenilles s’abritent dans un hibernarium, un cocon bien isolant tissĂ© entre des feuilles. Elles se rĂ©veilleront vers le mois de mars et se mettront aussitĂŽt Ă  se nourrir. Les chrysalides patienteront jusqu’en mai ou juin pour terminer leur mĂ©tamorphose.

À savoir : il est possible que certaines chenilles passent l’hiver au sol, dans les dĂ©bris de feuilles et autres au pied des buis. C’est pourquoi il est conseillĂ©, dans un but de prĂ©vention, de soigneusement nettoyer ces zones.

Comment se débarrasser de la pyrale du buis ?

Plusieurs mĂ©thodes permettent de protĂ©ger les buis contre la pyrale, bien qu’elles soient peu nombreuses. Le plus judicieux est gĂ©nĂ©ralement de s’attaquer Ă  l’adulte, mais les mƓurs nocturnes du papillon le rendent indisponible pour de nombreux Ă©ventuels prĂ©dateurs. Les oeufs sont alors un bon biais pour rĂ©duire efficacement la population de ce nuisible avant mĂȘme qu’il ne commence Ă  faire des dĂ©gĂąts. Mais comment dĂ©truire les oeufs de la pyrale du buis ?


Les solutions en lutte biologique

Les trichogrammes versus les oeufs de pyrale

Un seul traitement permet de tuer les oeufs de la pyrale du buis : les trichogrammes. Ce sont des petites guĂȘpes dites parasitoĂŻdes, car en parasitant leur hĂŽte elles le tuent inĂ©vitablement. Ces hymĂ©noptĂšres sont de trĂšs petite taille, la plupart du temps infĂ©rieure au millimĂštre. Les micro-guĂȘpes pondent directement dans les oeufs de la pyrale du buis et les Ă©tudes montrent qu’elles y injectent en mĂȘme temps une substance qui va favoriser, d’une maniĂšre ou d’une autre, le dĂ©veloppement de leur progĂ©niture. Une femelle peut parasiter une centaine d’oeufs de pyrale du buis. La larve du trichogramme va grandir en se nourrissant de l’embryon de la pyrale. Une fois terminĂ© ce stade larvaire, elle va entrer en nymphose, puis sortira de l’oeuf sous sa forme d’adulte. La totalitĂ© du processus prend environ une semaine. Il est possible de repĂ©rer les oeufs parasitĂ©s, car non seulement ils grossissent anormalement, mais en plus ils deviennent noirs. Les parasitoĂŻdes ont une efficacitĂ© de 90% dans la destruction des oeufs de la pyrale.

Un autre avantage des trichogrammes est que les adultes qui Ă©mergent des oeufs parasitĂ©s se mettent aussitĂŽt Ă  se reproduire. Il y a donc des gĂ©nĂ©rations filles aprĂšs les lĂąchers, si bien sĂ»r les conditions le permettent (la tempĂ©rature notamment). On utilise couramment les trichogrammes pour lutter contre nombre d’arthropodes nuisibles aux vĂ©gĂ©taux. Bien que nombre de ces petites guĂȘpes soient des espĂšces indigĂšnes, et qui parasitent spontanĂ©ment les ravageurs, elles ne sont pas assez nombreuses pour rĂ©guler une espĂšce. C’est pourquoi il est nĂ©cessaire de rĂ©aliser des lĂąchers de cet insecte, via des diffuseurs qui seront installĂ©s au cƓur des buis. Les diffuseurs sont installĂ©s dĂšs rĂ©ception, car ils contiennent les parasitoĂŻdes sous forme d’oeufs prĂšs Ă  Ă©clore et ne se gardent que quelques jours. On considĂšre qu’il faut 1 diffuseur de 5000 trichogrammes pour 5 m de haie ou pour 1 gros buis en topiaire. Les grands buis de plus de 1m80 demanderont 2 diffuseurs.

La mise en place doit ĂȘtre faite au dĂ©but de la pĂ©riode de ponte des oeufs de la pyrale du buis et Ă©ventuellement rĂ©pĂ©tĂ©e lorsque la ponte est trop Ă©chelonnĂ©e. Dans le cas de la pyrale du buis, c’est Ă  partir du mois d’aoĂ»t que les gĂ©nĂ©rations se superposent et qu’il est complexe de dĂ©terminer un moment prĂ©cis de ponte. C’est grĂące au repĂ©rage que la pĂ©riode de traitement aux trichogrammes sera dĂ©terminĂ©e. Il peut ĂȘtre effectuĂ© de diverses façons :

  • Des inspections visuelles peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es rĂ©guliĂšrement pour repĂ©rer les papillons. Connaissant le cycle de vie de la pyrale, on sait que le premier vol a lieu vers mai juin. Le papillon est certes nocturne, mais il est possible de le voir s’envoler s’il est dĂ©rangĂ©. Il faut sinon passer la nuit dans le jardin avec une lampe de poche. La ponte ayant lieu une dizaine de jours aprĂšs ce vol, vous saurez quand placer vos diffuseurs.

  • Les piĂšges Ă  phĂ©romones Ă©mettent des hormones odorantes qui attirent les mĂąles. Ils sont trĂšs utilisĂ©s dans les parcs, car ils y facilitent grandement le travail de repĂ©rage. MĂȘme si ces piĂšges ont pour vocation de capturer des papillons mĂąles pour rĂ©duire la quantitĂ© de femelles fĂ©condĂ©es et donc d’oeufs pondus, ils sont relativement peu efficaces dans le cas d’une grande quantitĂ© d’individus. Par contre, ils sont trĂšs utiles pour connaĂźtre ces fameuses pĂ©riodes de vol. Bien installĂ©s, ils capturent immanquablement quelques mĂąles.

Il est judicieux de faire suivre le traitement aux trichogrammes par une application de Bacillus thuringiensis, afin d’éliminer les Ă©ventuelles chenilles dont les oeufs n’auraient pas Ă©tĂ© parasitĂ©s. Si vos buis ont dĂ©jĂ  subi une attaque l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, des chenilles hivernantes se trouvent dĂ©jĂ  parmi les buis que vous pouvez dĂ©busquer en regardant au coeur des buissons. Pour limiter le nombre de papillons adultes, vous pourrez commencer par un traitement au Bt dĂšs que ces hivernantes sont rĂ©veillĂ©es. Un lĂącher de trichogrammes pourra Ă©ventuellement ĂȘtre effectuĂ© aprĂšs le vol pour complĂ©ter l’action de la bactĂ©rie.

À savoir : les chercheurs de l’INRA sont toujours sur le dossier pyrale du buis et continuent de tester des solutions, notamment avec une espĂšce locale de trichogramme qui semble parasiter spontanĂ©ment les oeufs de la pyrale.

D’autres mĂ©thodes ?

Les autres solutions en lutte biologique ne permettent pas de tuer les oeufs de la pyrale du buis, elles s’adressent seulement aux chenilles. Le bacille de Thuringe fait partie des solutions gĂ©nĂ©ralement adoptĂ©es. Bacillus thuringiensis fait partie des bactĂ©ries entomopathogĂšnes, elle se trouve naturellement dans le sol, dans les dĂ©chets vĂ©gĂ©taux ou encore dans les cadavres d’insectes. Elle va ĂȘtre ingĂ©rĂ©e par la chenille, et libĂ©rer des toxines qui vont dĂ©truire les cellules de l’intestin de l’hĂŽte, provoquant sa mort dans les jours qui suivent. Bt est appliquĂ© par pulvĂ©risations abondantes, les buis doivent ruisseler. Agissez en fin d’aprĂšs-midi, la bactĂ©rie n’apprĂ©cie pas d’ĂȘtre exposĂ©e au soleil. Recommencez l’application 7 jours plus tard, et bien sĂ»r aprĂšs chaque ponte. Bt n’est pas une solution sĂ©lective, car elle attaque sans distinction toutes les larves de lĂ©pidoptĂšres, mais ce produit persiste peu de temps sur le feuillage, et de plus les autres papillons ne sont pas attirĂ©s par les buis. La lutte biologique s’appuie tous les prĂ©dateurs d’un nuisible pour limiter sa population. En ce qui concerne la pyrale du buis, ils se montrent peu pressants. Outre le fait qu’elle soit une nouvelle venue dans leur environnement, elle prĂ©sente une toxicitĂ© Ă  cause des alcaloĂŻdes prĂ©sents dans son unique source de nourriture. C’est du moins le cas de la chenille de la pyrale, qui peut contenir jusqu’à 20 fois plus de substances toxiques que le buis lui-mĂȘme. Pourtant, certains oiseaux comme les mĂ©sanges ou le moineau s’aventurent Ă  aller piocher dans les buis pour rĂ©cupĂ©rer ces larves, notamment durant le nourrissage. Va t’elle pour autant rĂ©ellement entrer dans leur menu ? L’avenir nous le dira. On a Ă©galement observĂ© que le frelon asiatique apprĂ©cie les chenilles de la pyrale. Les adultes, eux, peuvent faire partie du rĂ©gime de la chauve-souris. Pour vous aider Ă  lutter contre la pyrale, favorisez au maximum la biodiversitĂ© dans votre jardin. Installez des nichoirs pour les oiseaux, gardez des endroits en friche pour les auxiliaires (les toiles d’araignĂ©es sont aussi de bons piĂšges pour les papillons)...


Les solutions mécaniques

Il est possible de tuer manuellement les oeufs de la pyrale du buis en les nettoyant les feuilles de buis une dizaine de jours aprĂšs la ponte. Mais cette mĂ©thode est trĂšs laborieuse, et ne sera envisageable que si vous ne possĂ©dez que quelques tous petits buis. Utilisez une Ă©ponge imbibĂ©e d’alcool, comme pour les cochenilles, mĂȘme si le produit ne tue pas les oeufs. Veillez ensuite Ă  dĂ©truire ces oeufs en les brĂ»lant, en les Ă©bouillantant Ă  l’eau
 Une fois que les oeufs de la pyrale du buis ont Ă©clos, les chenilles peuvent ĂȘtre ĂŽtĂ©es Ă  la main. En effet, elles affichent de trĂšs nombreux dĂ©fauts mais elles ne sont pas urticantes !! Si vos buis sont trop nombreux ou trop grands pour áșżtre Ă©chenillĂ©s Ă  la main, installez une bĂąche au sol et tapez sur le tronc pour faire tomber les chenilles. Un coup de jet d’eau Ă  haute pression est Ă©galement efficace. Les chenilles seront ensuite dĂ©truites.

Conclusion Insecte efficace et prompt Ă  se reproduire, la pyrale du buis n’a pas fini de laisser des traces dans les jardins et les paysages français. Plusieurs fois par an chacune d’entre elle pond plusieurs centaines d’oeufs sur des buis sauvages ou ornementaux, que sa chenille une fois Ă©close va s’employer Ă  dĂ©folier consciencieusement. Du fait de ce caractĂšre destructeur et envahisseur, il ne faut pas hĂ©siter Ă  utiliser tous les moyens disponibles pour l’éliminer. Notamment ceux qui dĂ©truisent les oeufs de cette pyrale ravageuse de buis. Car Ă  cette Ă©tape du dĂ©veloppement de ce papillon, on Ă©vite les dĂ©gĂąts qu’arrive Ă  commettre cette chenille. Les trichogrammes sont donc Ă  privilĂ©gier pour lutter contre la pyrale du buis, tant qu’aucun prĂ©dateur ne s’est dĂ©clarĂ© pour limiter la population de papillons.