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Conseils jardinage et plantes

Maladies du cognassier : comment les traiter ?

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Le cognassier est un arbre fruitier qui se plaît partout, même s'il a une préférence pour le climat méditerranéen, et  il est de culture facile car il est robuste et peu exigeant. Mais si vos récoltes de coings sont mauvaises, cela peut fort bien être dû à une maladie, qu’il est important d'identifier pour soigner efficacement votre cognassier. Car, comme toutes les Rosacées, cet arbre fruitier présente quelques sensibilités à certaines maladies. Comment les reconnaître et traiter votre cognassier en conséquence ? Peut-on les prévenir et comment ?

Les maladies du cognassier - © Алексей Филатов - stock.adobe.com

Voir tous nos traitements des maladies des plantes

Quelles sont les maladies du cognassier ?

Le cognassier - Cydonia oblonga - est un arbre fruitier dont la silhouette orne de nombreux jardins du Midi de la France, mais qui est suffisamment rustique pour se plaire dans toutes les régions tant qu’il profite d’un sol qui reste frais. Il est de culture aisée, vous veillerez simplement à le fertiliser au printemps et à garder sa ramure aérée. Soyez néanmoins attentif à son état, car les maladies du cognassier peuvent advenir, il est notamment susceptible d’être victime de champignons pathogènes.

Pour en savoir plus sur le cognassier et surtout sur ses fruits, rendez-vous sur notre article conseil : Quand et comment faire la récolte des coings ?

L’ennemi numéro 1 : la tavelure

Feuilles malades - © 7monarda - stock.adobe.com

Le principal ennemi du fruit est la tavelure, une maladie due à un champignon qui provoque des tâches brunes à noires sur les bourgeons et sur les feuilles et des déformations et des crevasses sur les fruits qui peuvent tomber prématurément. C'est une maladie que l'on trouve aussi sur les pommiers et les poiriers. La contamination de l’arbre peut se faire lorsque le temps est humide à partir de la période du débourrement, c'est-à-dire de l’ouverture des bourgeons, et plus particulièrement à la chute des pétales des fleurs.

Le traitement préventif à la bouillie bordelaise est fortement conseillé dès le débourrement, pulvérisations à refaire au moment du développement des fruits puis à l’automne, lorsque les feuilles tombent. La décoction de prêle ou le purin d’orties peuvent également être une bonne solution préventive que vous pourrez administrer sans problème au printemps et à l'automne sur votre arbre pour obtenir des récoltes de qualité.

Si la maladie a déjà attaqué votre arbre, coupez et supprimez toutes les parties touchées. Pensez à bien désinfecter votre sécateur après ça. 

Vous pourrez le traiter avec du souffre mouillable qui est vendu en poudre et que vous diluerez dans de l’eau. Il vous suffira de pulvériser cette solution jusqu’à la floraison. Vous devrez répéter cette opération toutes les deux ou trois semaines jusqu’à la fin du mois de juillet. S’il pleut souvent, vous devrez le faire plus régulièrement.



L’oïdium, une maladie courante au verger comme au potager

Également due à des champignons, cette maladie du cognassier se développe en conditions chaudes et humides. L'oïdium est très reconnaissable par le feutrage blanc qui se dépose sur les feuilles et les bourgeons de feuilles et de fleurs. Si la contamination est importante, les fruits peuvent aussi être atteints, marqués de taches blanches, et l’arbre entier peut afficher des parties desséchées et déformées.

En prévention de cette maladie, vous pulvériserez au printemps et à l’automne une décoction de prêle ou d’ortie sur le feuillage, à renouveler toutes les 2 semaines à ces périodes. Malheureusement, une fois en place, l’oïdium est difficile à détruire. Coupez et détruisez toutes les branches atteintes pour limiter la recontamination et, à la fin de l’automne, veillez à ramasser toutes les feuilles, branches et fruits tombés sur le sol et à les détruire, le champignon peut passer l’hiver dans les débris végétaux.


La moniliose, encore un champignon au verger

La moniliose - © pixxelmixx - stock.adobe.com

C’est un temps doux et humide qui favorise le développement de ce champignon au moment de la floraison du cognassier ou arbre à coing. Ses spores pénètrent dans les tissus abîmés des fleurs, des feuilles et des fruits par des blessures provoquées par la grêle, des piqûres d’insectes, l’assèchement, le bec des oiseaux, un outil. La moniliose se repère par un dépérissement de l’extrémité des rameaux, et surtout par les cercles concentriques bruns visibles sur les fruits. Ceux-ci finissent par se dessécher et se momifier, restant ainsi sur les branches. Des chancres sont également visibles sur les branches durant l’hiver, puis, au printemps suivant les feuilles sont marquées par de grandes taches brun rouge et les fleurs sèchent et tombent.

Pour éviter que la contamination ne redémarre, les fruits sur l’arbre et ceux tombés au sol doivent être détruits, supprimez et détruisez également les branches portant des chancres. Dès le débourrement appliquez de la bouillie bordelaise sur la totalité de la ramure, puis une décoction de prêle au moment de la floraison, à renouveler plusieurs fois.


L’entomosporiose, une maladie du feuillage en premier lieu

C’est l’humidité printanière ou estivale qui favorise ce champignon. Installé sur les feuilles, il y entraîne des taches brunes arrondies, très reconnaissables grâce aux croûtes nécrotiques qui se forment peu à peu sur ces feuilles. La maladie progresse rapidement, atteignant l'ensemble du feuillage qui jaunit avant de tomber prématurément. La perte du feuillage est néfaste pour l’arbre qui s’affaiblit, les fruits sont à leur tour touchés. Tachés des mêmes taches brunes et rondes qui apparaissaient sur les feuilles, ils finissent par se déformer et se fendre.

Supprimez et détruisez les feuilles tachées dès leur apparition

En prévention, la bouillie bordelaise et une décoction de prêle, en alternance, sera utilisée en pulvérisation, deux fois au printemps, au moment du débourrement, puis juste avant la floraison, et à l’automne. 


La prophylaxie, ou les bons gestes pour limiter les maladies

Le plus important est de savoir que des conditions de culture adaptées (sol, climat notamment) offrent de plus grandes chances à votre cognassier d’être capable de se défendre seul, tout comme une fertilisation sur mesure, des apports d’eau en cas de sécheresse... Des stress tels que les gelées tardives, un sol trop compact ou encore des carences en nutriments vont en effet l’affaiblir et le rendre moins résistant face aux attaques. 

Pour cela il est judicieux de choisir des variétés adaptées au sol et au climat. Par ailleurs, certaines variétés sont résistantes à telle ou telle maladie du cognassier et sont à choisir en priorité lorsqu'une maladie est répandue dans votre zone d’habitation. Vous pouvez également vous informer autour de vos, auprès de vos voisins ou du pépiniériste du coin.

Sachant que les maladies cryptogamiques sont favorisées par des conditions humides, il est conseillé de planter vos arbres fruitiers dans un endroit aéré et de les tailler de façon à ce que l’air circule correctement entre les branches. Une plantation peu dense va également favoriser la circulation de l’air.

À l’automne, une fois les feuilles tombées, passez du lait de chaux sur les troncs de vos arbres fruitiers après les avoir brossés.

Au moment de la taille, désinfectez systématiquement votre sécateur entre 2 sujets.

Évitez de stocker des branches coupées à proximité de votre cognassier et autres arbres fruitiers.

Ramassez toutes les feuilles et débris végétaux au pied de vos arbres et ne mettez pas au compost ou au ramassage de déchets verts tous les débris, branches ou fruits provenant d’un arbre malade, ils doivent être détruits.

Le cognassier est un bel arbre fruitier, qui offre en abondance aux gourmands de gros fruits bosselés jaune d’or, délicieux une fois cuits. Mais il arrive que la récolte attendue soit décevante, en faute des champignons pathogènes qui ont contaminé les feuilles, les fleurs ou les fruits du cognassier. Pour éviter ou du moins limiter ces risques de maladie, appliquez les bons gestes, qui commencent avec le choix de la variété. À vous les belles récoltes !




Cognassier - Cydonia oblonga