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Jardinage au naturel

Quels purins contre l'oïdium ?

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L’oïdium est une maladie insidieuse, car elle hiverne au sol pour attaquer en fin de printemps et répandre ses spores sur de nombreux végétaux au jardin. Oubliez les produits chimiques et tentez les purins de plantes ! La plupart du temps faciles à trouver, les plantes qui les composent offrent des propriétés parfois insoupçonnées, notamment pour combattre ces champignons ravageurs. Prêle, ortie, pissenlit ou encore fougère, sus à l’oïdium !

Quels purins contre l'oïdium ?

Les principaux purins

À base de prêle

Cette plante que l’on trouve couramment au bord des fossés ou dans les champs est fort riche en silice. C’est cet élément qui va jouer un rôle important dans la défense de la plante contre l'oïdium. En effet, la silice est un constituant majeur des tissus végétaux. Plus résistants grâce à des applications de purin de prêle, les plantes traitées seront à même de se défendre seules contre les attaques de l’oïdium. C’est sur les plants très jeunes qu’il est le plus intéressant d’utiliser ce purin en pulvérisations foliaires et en arrosages.

Astuce : lors de l’application, pensez à pulvériser également la tige principale et les pétioles des feuilles car le champignon aime à s’y installer, quitte à badigeonner ces parties à l’aide d’un pinceau.

À base d’ortie

Très vive à se défendre des agresseurs, l’ortie l’est aussi pour protéger ses congénères. On dit d’elle que c’est un éliciteur, elle stimule les défenses naturelles des plantes. Le purin d’ortie s’emploie en préventif, pulvérisé sur le feuillage des plantes sensibles afin qu’elles puissent résister aux agressions des champignons responsables de l’oïdium. Les applications se feront au début de la période de végétation et devront s’arrêter au plus tard à l’apparition des boutons floraux.


En complément : la consoude

L’un des constituants de la consoude est l’allantoïne, qui a pour effet de faire se multiplier plus rapidement les cellules des plantes. Leur développement est accéléré et amélioré par des tissus plus épais. Il s’utilisera uniquement avec l’un des 2 précédents purins pour le compléter.

La bonne astuce : un mariage entre ces 3 plantes aux propriétés puissantes est d’autant plus efficient pour prévenir les attaques de cette maladie cryptogamique. Les 3 purins seront préparés séparément, puis utilisés en mélange dilués à 5 % chacun.


… et les autres

À base de pissenlit

Grâce à ses racines profondes, le pissenlit absorbe un grand nombre d’éléments chimiques comme le phosphore, le fer, le manganèse…On trouve notamment dans sa composition du soufre, connu pour ses qualités désinfectantes et antifongiques. C’est dans le but de prévenir cette maladie que s’utilise le purin de pissenlit, en pulvérisations régulières sur le feuillage des végétaux sensibles.


À base de fougères

Les effets antifongiques de la fougère sont efficaces contre les maladies cryptogamiques, notamment contre l’oïdium. Le purin de fougère sera employé comme moyen préventif, mais aussi en curation lorsque la maladie est installée. Il sera pulvérisé 2 fois par mois en prévention, dilué à 5 %, ou bien pulvérisé pur sur les plantes atteintes.


À base d’ail

Les composés soufrés que l’ail dégage montrent une grande utilité dans le cas de maladies fongiques. C’est en réalité une décoction d’ail que l’on prépare, qui sera utilisée pure : 1 tête d’ail hachée, à faire bouillir dans 1 l d’eau durant 5 mn. Il va s’utiliser en préventif comme en curatif.

  • En période à risque (temps chaud avec un fort taux d’hygrométrie, grosse différences de températures nocturnes/diurnes), vous réaliserez des pulvérisations 2 à 3 fois par semaine.

  • Lorsque le champignon est déjà installé, en pulvérisations quotidiennes.

En complément : le sureau

Le sureau contient un alcaloïde, la sambucine, qui est connue pour ses actions antifongiques. Il sera mélangé avec un autre purin ayant ces propriétés pour en renforcer les effets.