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Conseils sur les animaux

Comment les abeilles font-elles du miel ?

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Comment donc est-ce que les abeilles fabriquent le miel, cet aliment délicieux et bienfaisant ? Issu principalement du nectar, ce produit résulte d’une transformation soigneusement orchestrée par les petites ouvrières et elles le conservent jalousement pour faire vivre leur ruche. Très varié selon sa provenance, il n’y a pas un seul miel, et ce sont les plantes à fleurs qui sont la source de ce trésor !

Comment les abeilles font-elles du miel ?

Les étapes de fabrication du miel

Le miel est une substance sucrée que les abeilles fabriquent à partir du nectar de fleurs, de miellat d’insectes ou des sécrétions sucrées de plantes. Elles butinent ce nectar puis le transforment. Une ruche est un monde très bien organisé, géré par plusieurs catégories d’abeilles. Il y a les nettoyeuses, les nourrices, les butineuses, les gardiennes… En réalité, chaque abeille va successivement occuper les divers postes.

  1. Ce sont les butineuses qui partent récolter le nectar. Elles plongent leur langue dans le cœur de la fleur pour aspirer ce liquide, et elles le stockent dans leur jabot (poche d’attente située au début du tube digestif), où il va commencer à se transformer.

  2. Une fois rentrées à la ruche, elles transmettent ce nectar à des receveuses par trophallaxie (action de régurgiter de la nourriture stockée dans le jabot pour l’échanger avec une autre abeille).

  3. Le nectar va transiter par de nombreuses ouvrières, chacune le faisant circuler entre leur “bouche” et leur jabot. Il est ainsi mélangé à de la salive, dont une enzyme (l’invertase) va permettre de modifier progressivement le saccharose d’origine en sucres plus digestes comme le glucose et le fructose. Le saccharose n’est pas le seul élément modifié au cours de ce processus, en effet le nectar est composé de nombreux éléments. Une petite partie du glucose obtenu va elle aussi être modifiée grâce à une autre enzyme (glucose oxydase) qui va procurer au miel un acide, l’acide gluconique, dont le faible pH évitera le développement des bactéries et champignons. Cette seconde enzyme produit en même temps du peroxyde d’hydrogène qui est chargé de protéger le miel tout au long de sa maturation.

  4. Il est ensuite déposé dans des alvéoles.

  5. Dans cet endroit chaud, l’humidité que le nectar (déjà transformé) contient va s’évaporer pour partie. De plus, il est constamment aéré par des ouvrières ventileuses. Au final, il ne reste qu’environ 20% (idéalement moins de 18%) d’humidité dans le miel.

  6. Lorsque le miel est suffisamment sec pour être stabilisé, les abeilles ferment les alvéoles à l’aide d’opercules imperméables. Protégé de l’air et de l’humidité, il continuera lentement à maturer mais ne risquera aucune altération.

Le saviez-vous ? L’invertase introduite dans le nectar par les abeilles continue son action à long terme, cette enzyme est en effet toujours présente dans le miel que nous consommons !

Les fleurs et le nectar

Au début du miel, il y a la plante à fleur. Celle-ci a développé une fine stratégie pour se reproduire : elle sécrète du nectar afin d’attirer des insectes qui, en venant collecter ce précieux liquide, vont récolter sur leur corps des grains de pollen. Et en butinant de fleur en fleur, le pollen va être déposé sur leur pistil, permettant ainsi la fécondation et donc la reproduction de nombreux végétaux. Les abeilles ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs (bourdons, papillons, syrphes et autres mouches, coléoptères…) mais elles sont les principales actrices dans ce rôle. Elles sont en effet terriblement efficaces, pouvant butiner jusqu’à 250 fleurs en 1 heure. Très poilues, leurs pattes peuvent porter chacune 500 000 grains de pollen !

Le saviez-vous ? Les abeilles ont une méthode très efficace pour éviter une fleur déjà butinée : durant leur récolte de nectar, elles déposent des phéromones sur la fleur ; une forte présence de phéromones avertira donc les suivantes que le rayon a été dévalisé ! Petit à petit, les phéromones s’estomperont, et d’autres abeilles reviendront y butiner.

Pourquoi y a t’il des miels différents ?

La composition du nectar peut être très différente en fonction des fleurs, du climat, de la température et d’autres critères environnementaux : le nombre de sucres présents, les vitamines, les arômes... La couleur des fleurs butinées joue également sur le nectar en y laissant des pigments. Le miel qui en résulte affichera lui aussi une teinte particulière : ivoire pour les miels de lavande ou de tilleul, doré pour le miel de tournesol, sombre pour le miel de châtaignier ou de bruyère. De plus, les abeilles ne récoltent pas que du nectar, elles collectent également du miellat de petits insectes (pucerons, cochenilles). Le miellat est constitué des résidus de la sève extraite par ces insectes. Ceux-ci n’en absorbent que les éléments dont ils ont besoin et rejettent les sucres et de l’eau. D’ailleurs le miellat est très riche en sucres, et ceux-ci ne sont pas les mêmes que les sucres contenus dans les nectars. C’est grâce au miellat qu’il existe du miel de sapin !


Comment les abeilles utilisent-elles le miel ?

Le miel compose certes une partie de la nourriture des larves (mêlé à du pollen en une bouillie très riche), mais les abeilles s’en nourrissent également lorsqu’il fait froid ou qu’il pleut (elles ne sortent pas à ces moments là). Les abeilles ont en effet un mode de vie particulier. Contrairement aux autres hyménoptères, elles restent actives même en hiver et doivent donc constituer des stocks de nourriture. En fait il y a des abeilles d’été, dont la vie est assez courte, et des abeilles d’hiver, qui naissent en fin de saison et vivront jusqu’au printemps, sans sortir une seule fois de la ruche ! Leur rôle est uniquement de garder la reine en vie. Elles forment une grappe serrée autour d’elle et les plus proches font vibrer leurs muscles pour garder la ruche au chaud. Il peut faire 30° au cœur de la grappe ! Elles s’y relaient pour que ce noient pas toujours les mêmes qui fournissent cet effort intense.

Le saviez-vous ? Chez les guêpes par exemple, seule la reine survit après l’automne. Les fourmis, elles, entrent en diapause lorsqu’il fait froid. D’autres espèces d’abeilles ne sont pas des insectes sociaux et hibernent également.