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Les rosiers sont des plantes d’ornement qui embaument et qui mettent en valeur votre jardin. Les cultiver demande de la patience mais également une lutte acharnée contre leur ennemi n°1 : les pucerons du rosier. En effet, ce sont les plus grands prédateurs de ces fleurs. Avant que ces insectes ne fassent des dégâts irréparables, des traitements biologiques et naturels existent pour les repousser. Ces astuces vous permettent d’en venir à bout tout en préservant la biodiversité de vos espaces verts.
Comment les reconnaître ?
Différentes espèces peuvent envahir les rosiers mais la principale est le Macrosiphum rosæ appelé également le puceron du rosier. Cet insecte est vert ou rose. Lorsqu’il devient adulte, vous observez deux types de pucerons. En effet, il est soit avec des ailes (ailé) soit sans ailes (aptère). Les pucerons aptères mesurent entre 1.7 et 3.6 mm, les dimensions de leurs antennes sont plus grandes. Quant aux ailés, ils présentent les mêmes caractéristiques avec l’apparition d’un ligne noire en supplément. Les deux spécimens envahissent vos roseraies dès le printemps jusqu’à l’automne. Le printemps étant généralement monopolisé par les aptères, l’automne par les ailés. Pendant l’hiver, les œufs sont gardés à l’abri sous des feuilles avant d’éclore au printemps.
Ce sont des insectes piqueurs-suceurs. Ils piquent les feuilles, les tiges et sucent la sève des rosiers. Ils s’attaquent principalement aux jeunes pousses, plus tendres, et aux boutons des fleurs. Ils envahissent généralement les rosiers mais également d’autres plantes à fleurs.
Les signes d’une probable infestation :
Des traces de leur passage (piqûres)
Une baisse de la croissance des jeunes pousses
Une floraison de vos roses moins prolifique
Une astuce pour contrôler leur présence est l’apparition de fourmis, celles-ci se nourrissent du miellat rejeté par les pucerons. Elles les aident à se déplacer de tige en tige en échange de ce liquide sucré.
Quels dommages provoquent-ils ?
Les pucerons se nourrissent de la sève produite par les rosiers. Celle-ci est rejetée dans leurs excréments appelés miellat. Ce dernier est un liquide visqueux et collant présent sur les feuilles du rosier. Il est à l’origine de maladies et de champignons sous forme de taches noires comme la fumagine. En suçant la sève, les insectes déposent également de la salive dont la conséquence est le dépérissement de l’arbuste.
Cet affaiblissement s’exprime par des feuilles qui se recroquevillent, qui boursoufflent ou encore qui jaunissent. L’occupation de vos fleurs par les pucerons porte atteinte à l’esthétique des rosiers mais les empêche également de se développer. Ces petits indésirables s’attaquent en premier lieu aux jeunes pousses, aux boutons, aux bourgeons ou aux feuilles naissantes. Piquant, avant de pomper la sève, ils sont attirés par ces différents éléments du rosier car ils sont tendres.
Comme ils s’attaquent, notamment, aux jeunes pousses, ils empêchent le rosier de grandir et de fleurir correctement.
Comment les supprimer naturellement ?
Vous avez détecté la présence de pucerons sur vos rosiers. Plusieurs alternatives s’offrent à vous pour venir à bout de ces indésirables.
Utiliser des traitements chimiques. Ceux-ci sont, sans doute, très efficaces, cependant des effets secondaires sont à prévoir. Ils élimineront les pucerons et également tous les insectes gravitant autour et indispensables à la biodiversité. De même, ces produits sont également nocifs pour le jardinier si des précautions ne sont pas prises.
Une autre option est l’emploi de traitements naturels. Il existe plusieurs recettes, plus ou moins efficaces, qui sont souvent à réitérer sur plusieurs jours. Parmi les traitements naturels :
L’ail : en décoction et mélangé à de l’eau fait fuir ces petits indésirables. Planté aux pieds de vos rosiers, leur odeur repousse ces insectes
Des extraits fermentés de plantes : les purins de rhubarbe et d’ortie sont deux préparations adaptées aux rosiers, ils les rendent plus forts pour faire face aux dégâts causés par les pucerons.
Le savon noir : cette préparation sert de nettoyant pour les feuilles (préférez les produits vendus en jardinerie prévus et dosés pour une utilisation au jardin).
Le marc de café : ce répulsif naturel a un double emploi : il fait fuir à la fois les pucerons et les fourmis
Le jet d’eau : simple et efficace, il permet d’enlever les pucerons quand les rosiers ne sont pas en fleurs
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Comment les enlever biologiquement ?
Un produit utilisé en agriculture biologique contre les pucerons des rosiers est le pyrèthre de Dalmatie. Cet insecticide naturel est une fleur ressemblant à la marguerite. Les fleurs sont séchées et transformées en poudre.
Le pyrèthre présente des limites. En effet, il doit être pulvérisé le soir car les rayons du soleil le dégradent. Il est préférable de le choisir en dernier recours. Il élimine tous les insectes et par conséquent les prédateurs des pucerons comme les coccinelles, ou encore les abeilles. De plus, vous devez revêtir des protections, gants et masque, avant de l’utiliser car il peut être nocif.
D’autres traitements biologiques existent comme l’introduction d’auxiliaires dans votre jardin. Parmi ces auxiliaires, vous retrouvez les coccinelles, les syrphes, les chrysopes. Les larves s’achètent notamment en jardinerie. En adoptant des méthodes naturelles, vous pourrez aussi les attirer dans votre jardin. Les perce-oreilles, les abeilles, les guêpes sont également de bons alliés pour vous accompagner dans cette lutte contre les pucerons.
Planter des capucines, mets favori des pucerons, est une autre solution pour les détourner de vos rosiers. Une fois qu’ils sont regroupés sur ces fleurs, il suffit de couper les pieds concernés.
Si certaines branches de votre rosier sont trop infestées, elles devront être coupées pour éviter le développement des colonies.
Comment prévenir naturellement leur invasion ?
Pour atténuer l’utilisation de traitements, anticiper la venue des pucerons sur les rosiers est une solution.
Autour des rosiers, en plantant des plantes répulsives, vous repousserez les insectes dérangés par l’odeur. Parmi les végétaux figurent, entre autres, la lavande, la menthe, la sarriette, les œillets d’Inde, le thym, la rue officinale, l’aneth. À contrario, en plantant une plante par laquelle les pucerons sont attirés, vous les ferez changer de cible. En espaçant les rosiers, vous évitez que le colonies de pucerons ne prolifèrent. De même, en alternant les cultures, vous désorienterez les insectes.
Mettez de l’engrais avec parcimonie. Une trop grande quantité fait croître rapidement les jeunes pousses et attire les pucerons très friands de ces mets.
Entretenez la présence d’insectes prédateurs comme les coccinelles ou les chrysopes en plantant des fleurs qui les attirent. Pour faire venir les abeilles, vous pouvez mettre des plantes mellifères. Et pourquoi ne pas installer des hôtels à insectes ?
Les oiseaux sont également des prédateurs des pucerons. Parmi les espèces qui les chassent : les mésanges bleue, noire et à longue queue, le moineau friquet, …Pour les inviter dans votre jardin, la pose d’un nichoir est une idée. Vous pouvez acheter celui-ci ou le fabriquer. Attention toutefois qu’il soit adapté à l’espèce que vous accueillerez sur votre terrain.
Le puceron des rosiers est un envahisseur qu’il faut surveiller avec attention. N’hésitez pas à regarder vos rosiers régulièrement. En effet, ce parasite est néfaste pour vos plantes d’ornement, aussi bien pour leur beauté que pour leur croissance. ’utilisation d’un produit chimique n’est pas une obligation. Différents traitements naturels et biologiques vous permettent d’éradiquer ces insectes tout en respectant vos cultures et l’environnement. De plus, en anticipant leur invasion sur vos arbustes, vous éviterez bien des désagréments.
