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Le mildiou est une maladie provoquée par des champignons, redoutable pour de nombreux végétaux au jardin d’ornement comme au potager. Les purins de plantes, riches de propriétés antifongiques ou renforçant les résistances des végétaux, permettent de prévenir ou de soigner sans toxicité. Les plantes utilisées pour combattre le mildiou sont la fameuse ortie bien sûr, mais aussi la prêle des champs et la fougère aigle.
Le mildiou
Cette maladie cryptogamique très commune au jardin est due à divers champignons (en réalité ce sont des oomycètes, des parasites très ressemblants aux champignons mais en fait proches des algues) :
Phytophthora infestans attaque les pieds de tomate, les pommes de terre et autres Solanacées,
Plasmopara viticola est inféodé à la vigne,
Phytophthora fragariae atteint les fraisiers,
Peronospora parasitica pour les choux et autres crucifères,
D’autres espèces vont préférer les aubergines,les poireaux, les carottes, ou encore les rosiers, la sauge...
Comme tous les champignons, Phytophthora infestans et consorts aiment les environnements successivement doux (entre 10 et 25°) et humides (ils ne vivent que dans l’eau comme les algues), se développant généralement au revers des feuilles et lâchent leurs spores qui seront disséminées par la pluie ou par le vent. La progression de la maladie est rapide sur la plante, et elle en touche toutes les parties, du sommet aux racines. Les tiges et feuilles se tachent de blanc farineux puis deviennent brunes, les fruits eux aussi brunissent, quant aux tubercules de pommes de terre ou autres légumes racines, ils pourrissent sous terre. Non seulement le mildiou peut rapidement détruire une plante, mais ces spores sont capables d’hiverner sur les résidus de plantes tombés au sol, lui permettant de repartir de plus belle au printemps.
Le purin d’ortie
Le purin d’ortie va être utilisé en prévention, afin de fortifier la plante grâce à ses propriétés d’éliciteur. Il a en effet la capacité de stimuler les défenses naturelles des plantes, leur permettant de mieux lutter contre leurs agresseurs.
En pulvérisation, le purin d’ortie sera dilué à 5 %, pour 2 à 3 applications mensuelles.
En arrosage, il sera dilué à 10 %, avec le même nombre d’applications.
Pour un rôle curatif, vous préférerez la décoction d’ortie. Celle-ci se prépare en faisant tremper les orties hachées durant 24 heures dans de l’eau douce. Le mélange est ensuite porté à ébullition 15 mn. Par contre il ne se conserve pas.
Astuce : du savon noir ou de Marseille peut être ajouté au purin dilué. Il va servir d’agent mouillant, évitant que le purin soit tout de suite lessivé par la pluie.
Le purin de prêle
Le purin de prêle est intéressant pour son taux de silice. Cet élément est constitutif des tissus végétaux, augmentant leur résistance face aux agressions. Traitée jeune, en prévention, avec des pulvérisations régulières de purin de prêle, la plante sera plus à même de se défendre seule des attaques de ces oomycètes parasites. La décoction de prêle peut aussi être employée à cet usage. Le purin de prêle se confectionne de la manière suivante : récoltez 1 kg de prêle des champs que vous hacherez avant de les mettre dans 10 l d’eau douce. La fermentation dure en moyenne 10 jours selon les températures. Il est nécessaire de le diluer avant application, de 2 à 5 % pour pulvériser ou arroser au pied les végétaux.
Le purin de fougères
La fougère aigle elle aussi aide les végétaux à renforcer leur défenses naturelles grâce à sa richesse en composés organiques qui lui donne des propriétés antifongiques. Le purin de fougères sera utilisé pur en pulvérisations sur les feuilles. La composition est la même que pour les autres purins, 1 kg de plante fraîche pour 10 l d’eau douce. Sa fermentation dure une quinzaine de jours.
Astuce : mélangez les purins ensemble après leur réalisation pour obtenir une préparation encore plus efficace.

