Partager
Délicates et magnifiques, les orchidées attirent tous les amoureux des plantes mais leur culture fait souvent peur car ces belles exotiques ont des exigences particulières. Pour autant, il suffit de se montrer précis dans leurs soins pour les cultiver sans problème une fois que ces exigences sont comprises, que ce soit dans leurs besoins en eau ou en fertilisants.
Comment fertiliser les orchidées ?
Dans leur milieu d’origine, les orchidées qui sont, pour la plupart des espèces cultivées, des plantes épiphytes, trouvent leurs nutriments dans l’eau de pluie qui coule le long des branches et feuillages de leurs hôtes. Cette eau s’est chargée, au cours de son trajet au travers de diverses matières organiques, de nombreux nutriments. C’est le velamen des orchidées, couche absorbante qui recouvre leurs racines, qui se gorge de ces nutriments.La plante y puisera les nutriments qui lui sont nécessaires pour se développer et fleurir, comme les plantes terrestres dans le sol. Et comme dans le sol, c’est l’acidité de leur substrat qui détermine quels nutriments sont disponibles ou non pour être absorbés. Donc pour choisir l’engrais, vous devez connaître le pH de l’eau que vous utilisez, (puisque c’est elle, ainsi que l’engrais, qui vont déterminer le pH du substrat), sachant que l’eau du robinet est généralement calcaire, alors que l’eau de pluie est douce, très peu minéralisée.
Pour une eau calcaire, l’engrais doit être acidifiant (riche en urée ou azote ammoniacal, N).
Pour une eau douce, moyennement calcaire, sélectionnez un engrais peu acidifiant, (donc contenant 50% de nitrates au moins).
Pour une eau non calcaire, il vous faudra un engrais non acidifiant (riche en nitrates et pauvre en urée ou azote ammoniacal, enrichi en magnésium et calcium), nommé engrais hydroponique.
Les fabricants indiquent leurs recommandations pour mettre leur engrais dans l’eau du robinet ou dans de l’eau de pluie.
C’est durant la période de croissance des orchidées que celles-ci ont besoin d’engrais, et uniquement si elles sont en bonne santé. Les besoins en fertilisations vont dépendre de nombreux facteurs, comme la luminosité, la température, l’espèce cultivée (certaines sont moins gourmandes que d’autres). Préférez commencer par des doses plus faibles que recommandé pour augmenter peu à peu et arrosez une fois sur 2 avec de l’eau sans engrais. En hiver, les besoins sont généralement moindres, donc vous pouvez alterner 1 arrosage avec fertilisant avec 2 sans fertilisant, voire cesser progressivement tout apport d’engrais.
Pensez régulièrement à rincer le substrat des orchidées à l’eau claire et tiède de façon à éliminer les résidus de fertilisants, une fois accumulés ceux-ci seraient nocifs pour les racines.
À savoir : pour arroser à l’eau + engrais, le substrat doit déjà être humide
Optez pour un engrais liquide spécial Orchidée. Sa faible concentration correspond aux besoins minimes des orchidées. De plus, il contient des oligoéléments chélatés, ce qui est idéal pour les ces plantes délicates. Il se mélange à de l’eau du robinet, donc calcaire. Sa formule est étudiée pour correspondre à toutes les espèces d’orchidées
Hydrater les orchidées
Les orchidées ont besoin d’un taux d’hygrométrie plus important que celui qu’on leur propose dans nos intérieurs, environ 50%, même si ce taux diffère selon les espèces :
Les Cymbidium, Phaïus, Paphiopedilum, Phragmipedium (avec des racines toujours bien humidifiées pour ces derniers) s’adaptent à l’hygrométrie ambiante, jusqu’à 30%, au-delà ça devient plus difficile pour elles.
Les Phalaenopsis, Oncidiums, Cattleyas ont besoin d’un taux de 50 à 60%. L’air ambiant doit donc être légèrement humidifié pour qu’elles soient à leur aise.
Les Vandas, Restrepias, Draculas, Masdevallias ont par contre besoin d’une hygrométrie de l’ordre de 80%. Ces orchidées sont de ce fait difficiles à cultiver pour des particuliers, à moins d’installations spécifiques.
Afin d’augmenter ce fameux taux d’hygrométrie, prenez déjà une précaution : éloignez-les de la proximité de chauffages (ou d’autres appareils électriques qui peuvent dégager de la chaleur). L’humidité ambiante peut également augmenter en regroupant toutes les plantes au même endroit, qui vont former une sorte de microclimat. Déposer les pots d’orchidée sur une soucoupe remplie d’eau et de billes d’argile est une bonne solution, mais il faut pour que l’eau s’évapore et atteigne le feuillage que la surface d’évaporation soit importante et que l’eau soit chauffée (faiblement). Une solution simple à mettre en place : les pulvérisations. La brumisation doit être faite régulièrement lorsqu’il fait chaud ou lorsque l’air est trop sec dans la pièce, mais en très faible quantité, de préférence le matin afin que l’eau ne stagne pas sur les feuilles durant la nuit. N’utilisez pas d’eau calcaire.
Absolument sans calcaire, les hydratants Orchidée sont dotés d'un vaporisateur qui permet de facilement brumiser les orchidées. Vaporisez aussi bien le dessus que le dessous des feuilles sans oublier les racines.
Donner un coup de fouet aux orchidées
Manque de luminosité, période trop sèche, les orchidées peuvent parfois montrer des périodes de faiblesse, ne plus se développer ou ne plus fleurir. Il est important, une fois que la cause du problème sera trouvée et résolue, de donner un coup de fouet à l’orchidée convalescente pour qu’elle puisse se remettre plus vite. Oligoéléments, azote, phosphore, potassium sont des éléments vitaux. Ils seront donnés en cure, 1 dose pour 4 semaines.
