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Conseils aménagement extérieur et équipement jardin

Comment bien choisir son tuteur ?

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Le tuteurage des plantes est très utile, voire indispensable pour guider ou soutenir certaines plantes. Employés au jardin comme au verger ou au potager, et même dans la maison, les tuteurs sont très variés, en termes de forme ou de matériau. Alors comment choisir le tuteur qui sera le mieux adapté à la plante que vous souhaitez cultiver ? Voici quelques conseils pour vous y aider.

 Quel tuteur choisir pour quelle plante ?
Quel tuteur choisir pour quelle plante ? © coco - stock.adobe.com

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Quel tuteur choisir pour quelle plante ?

Le tuteur pour plantes peut aussi bien être utilisé dans des massifs de fleurs, au pied de jeunes arbres, dans les planches potagères, pour soutenir et guider des plantes très variées. Il prend de ce fait des formes et des dimensions également variées. Globalement, on peut déjà dire que le tuteur doit être adapté au poids et à la croissance de la plante. Il doit également résister aux bourrasques de vent, aux pluies battantes, aux changements brusques de température, notamment. Et si possible, il doit s’intégrer à son environnement, surtout lorsqu’il est définitif. Comment choisir un tuteur pour telle ou telle plante ?


Pour les plantes grimpantes

Les plantes grimpantes sont elles-mêmes assez variées pour que leur mode de tuteurage soit différent. C’est par leur mode d’accroche que ces plantes se distinguent les unes des autres. Quel tuteur choisir pour les différentes plantes grimpantes ?

  • Les plantes à tiges volubiles ou à vrilles : on y trouve notamment le jasmin, le chèvrefeuille, la passiflore, l’ipomée, la capucine, le pois de senteur, qui sont des plantes assez légères mais avec un grand nombre de tiges. Comme elles s’enroulent seules autour de leur support, il suffit de prévoir un treillis sur un mur, une pergola ou une balustrade. Et elles n’ont pas besoin d’être attachées. Parmi ces plantes on trouve une exception, la glycine, dont les branches sont très vigoureuses et vont nécessiter un tuteurage très solide et bien enfoncé dans le sol.

  • Les plantes à épines (plantes sarmenteuses ou ligneuses) : c’est bien sûr le rosier qui vient en premier lieu à l’esprit, mais on trouve également dans cette catégorie les ronces, les bougainvillées et les framboisiers. Ces grimpantes ont absolument besoin d’être tuteurées pour être maintenues sur leur support. On parle d’ailleurs ici plus de palissage que de tuteurage. Il s’agit d’attacher les branches principales sur des supports horizontaux. Certaines d’entre elles, les rosiers lianes notamment, sont très vigoureuses et demandent un support robuste.

  • Les plantes à crampons ou ventouses : lierre, vigne vierge, bignone ou encore hortensia grimpant s’accrochent sur leur support, généralement un mur ou n’importe quelle autre surface pleine. Ils n’ont besoin d’aucune attache, ni même d’aucun tuteur.


Un chèvrefeuille s'enroule tout seul autour de son tuteur, ici un treillage
Un chèvrefeuille s'enroule tout seul autour de son tuteur, ici un treillage - © Lois GoBe - stock.adobe.com

C’est au fur et à mesure de leur croissance que les tiges seront installées sur leur support et attachées si besoin. Le moment de la taille est lui aussi propice au tuteurage, ou en tout cas permet de revoir le placement et/ou l’attache des tiges.

Pour vous aider, suivez aussi nos conseils sur les plantes grimpantes.

Pour les jeunes arbres

Durant leurs premières années, les arbres ont un système racinaire peu développé et peu ancré au sol. Et ce sont cet ancrage et ce système racinaire qui, une fois bien en place, permettront à l’arbre de bien se développer et d’être en bonne santé. C’est pour cela que le tuteurage est nécessaire au moment de la plantation d’un jeune sujet. En évitant que l’arbre soit secoué par le vent, le système racinaire n’est pas dérangé et peut donc croître correctement et ainsi bien ancrer l’arbre au sol. Cela participe également à une bonne reprise et permet au tronc de se développer bien droit.

Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur les arbres d'ornement.

C’est ici un tuteur robuste, épais et relativement haut dont il faut s’équiper. Les gros piquets en bois (choisir un bois imputrescible) sont tout à fait adaptés à cet usage. 

Comment installer ce type de tuteur ? Tout dépend du jeune arbre. Nombre d’entre eux sont achetés à racines nues, au cours de l’automne. Le tuteur sera mis en place dans le trou de plantation avant l’arbre, de façon à ce qu’il soit à environ 10 centimètres du tronc.


Le tuteur est mis en place avant l'arbre
Le tuteur est mis en place avant l'arbre - © Roman Milert - stock.adobe.com

Enfoncez-le de 50 centimètres dans le sol. Le tuteur doit arriver à la hauteur des premières ramifications du jeune arbre. Dans le cas d’un arbre vendu en motte, plantez le piquet en biais en direction du tronc pour être à l’écart de la motte. Dans tous les cas, vous attacherez l'arbre à son tuteur à l’aide de colliers de tuteurage, de liens en caoutchouc ou d'un collier en mousse. 

Veillez toujours à positionner le tuteur face au vent dominant, de façon à ce qu’il protège le tronc et pour éviter les frottements. Pour vous aider, lisez aussi nos conseils sur le tuteurage des jeunes arbres.

Il est également possible de placer 2 ou 3 tuteurs autour de l’arbre dans une zone exposée au vent. Dans ce cas, les piquets sont liés entre eux par une ou trois planche(s) et l’arbre est attaché à ses tuteurs au niveau de ces planches.

À savoir : les arbres fruitiers peuvent avoir besoin de tuteurs lorsque leurs branches, ploient sous le poids de leurs fruits. Un tuteur va être placé généralement au sol, sur lequel va s’appuyer la branche en difficulté. Utilisez des piquets robustes, de la hauteur désirée. Lisez notre conseil sur le soutien des fruitiers.

Pour les plantes à fleurs

Les plantes à fleurs ont parfois tendance à avoir des tiges pas assez robustes pour soutenir le poids de fleurs trop lourdes, celles-ci penchent alors vers le sol et cachent leur beauté. C’est notamment le cas de nombreux dahlias, qui en plus peuvent atteindre de belles hauteurs, comme les roses trémières, les tournesols. Quels tuteurs choisir pour ces grandes plantes ?

Pour ces fleurs de massifs, il est nécessaire de placer un tuteur à chaque tige, donc de préférence un tuteur fin et d’une hauteur adaptée, qui est dissimulé par la végétation : bambou et osier offrent de tels tuteurs, mais il peut également s’agir de fines tiges métalliques ou bien, toujours dans le métal, de tuteurs décoratifs, bien visibles ceux-là mais qui mettront ces fleurs en valeur.

Pour installer ces tuteurs, agissez au moment de la plantation, le tuteur étant placé avant la plante pour ne pas abîmer les racines. Laissez quelques centimètres entre le support et la tige, afin que celle-ci s’appuie sur son tuteur, et attachez grâce à un lien souple, en plastique ou en raphia. Vous ajouterez des attaches si besoin si la tige est haute.

Certaines espèces et variétés de plantes à fleurs lourdes et volumineuses, peuvent se développer en touffe, tels que les marguerites à grosses fleurs, certains œillets, les pivoines, et le tuteur tige habituel ne convient alors pas du tout. Que choisir comme tuteur pour ces plantes ? Il suffit dans ce cas de faire comme une cage autour de la touffe. Cela peut être avec plusieurs tuteurs tiges plantés dans le sol autour de la touffe, reliés par de la ficelle à plusieurs hauteurs, ce qui maintient toutes les tiges. L’utilisation d’un simple grillage à poules convient aussi très bien, à installer en colonne autour de la plante. Choisissez des tuteurs très fins ou peints en vert pour qu’ils puissent disparaître dans la végétation.


Les plantes à grosses fleurs comme les pivoines peuvent être soutenues par une colonne en grillage
Les plantes à grosses fleurs comme les pivoines peuvent être soutenues par une colonne en grillage - © Michael O'Neill - stock.adobe.com

À savoir : pour les plantes en pot, vous trouverez de nombreux modèles de pot équipés de tuteurs, notamment des tuteurs échelles, c’est-à-dire des tuteurs simples reliés par 2 ou 3 par des tiges horizontales, ou bien des modèles en forme d’arceau, qui permettent de dresser et maintenir les plantes à longues tiges ou à grosses fleurs.

Pour les plantes potagères

Au jardin potager, plusieurs légumes ont des tiges qui s’étendent fortement, leur offrir un support présente un intérêt certain. Tout d’abord parce qu’il permet d’étaler la plante, laissant ainsi passer l’air entre les feuilles et le soleil atteindre les fruits. Par ailleurs, en maintenant la plante en hauteur, vous gagnez beaucoup de place au sol, de quoi faire d’autres cultures, et la récolte est simplifiée. Quels tuteurs choisir pour les plantes potagères ?

  • Les tomates peuvent être guidées par plusieurs types de tuteurs. Le tuteur en spirale est parfait lorsque les tiges secondaires sont taillées assez court régulièrement, tandis que le tuteur tipi permet de leur garder une certaine longueur. Il est aussi possible d’utiliser un tuteur en cage ou un treillage qui donnera encore plus de liberté à vos plants. Retrouvez nos 6 façons de tuteurer vos tomates.

  • Pour les concombres, le treillage est également une bonne solution, vous pouvez également opter pour le tuteur spirale.

  • Les aubergines seront bien maintenues par un tuteur simple et droit sur lequel vous attacherez la tige principale. 

  • Les haricots à rames et les petits pois seront bien installés sur des tipis, autour desquels leurs tiges s’enrouleront toutes seules. Un grillage fixé sur des piquets alignés est également une bonne méthode. 

Utilisez des attaches souples pour guider vos légumes afin de ne pas blesser les tiges fragiles.

Quel diamètre pour un tuteur à tomate ? Dans le cas d’un tuteur simple, choisissez un modèle assez gros, car le poids à soutenir est important. Un diamètre de 2,5 centimètres est un minimum.

Quelles attaches pour les tuteurs ?

Choisir le bon tuteur pour chaque plante ne suffit pas. L’attache est presque aussi importante que le tuteur en lui-même, c’est elle qui permet que la plante se maintienne en place. Comment attacher la plante à son tuteur ?

  • Les ficelles et autres attaches en fibres naturelles telles que le sisal, le jute ou le raphia se dégradent peu à peu. Elles sont de ce fait plus adaptées à un tuteurage de plantes saisonnières.

  • Les ficelles en fibres synthétiques durent plus longtemps et peuvent être réutilisées quelques fois mais elles finissent par s’effilocher et participent donc aux déchets.

  • Les fils d’acier sont durables et réutilisables. Ils sont généralement gainés avec du plastique pour que leur contact ne soit pas blessant pour les tiges.

  • Les attaches souples et réglables sont faciles à utiliser et peuvent rester en place lorsque les tiges grossissent. Elles seront notamment employées pour les plantes grimpantes ou sarmenteuses.

  • Les anneaux sont simples à utiliser mais sont rigides, à employer surtout pour des plantes à tige simple et à faible développement. 

  • Les clips sont très pratiques pour les plantes qui ont une croissance rapide et désordonnée car ils se placent et s’enlèvent aisément.

  • Les colliers en mousse permettent une fixation solide et durable tout en protégeant le végétal. Ils sont souvent employés pour le tuteurage des jeunes arbres.

Astuce : pour ne pas abîmer les tiges avec les liens, attachez les plantes à leur tuteur en formant un 8 avec le lien.



Choisir le bon tuteur pour chaque plante qui en a besoin demande de connaître quel va être le développement de ces plantes, afin de les guider et de les soutenir au mieux. Mais le tuteur peut également avoir un intérêt tout autre, celui de mettre en valeur vos plantes, d’apporter du volume ou de la hauteur là où ils manquent. De rendre votre jardin plus beau.