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Cet arbre apporte un charme méditerranéen à un jardin, comme à n’importe quel extérieur. Véritable sujet ornemental de premier choix, l’olivier peut être fragile pendant la saison hivernale, surtout dans les régions au climat froid où il devra être protégé par un voile d'hivernage notamment. Comment planter et entretenir un olivier pour qu’il résiste mieux au froid, et comment l'hiverner ?
L’olivier et le froid
Peu exigeant en soins, l’olivier nécessite néanmoins de bonnes conditions pour son développement. Comment l’olivier, cet arbre méditerranéen typique, réagit-il face au froid ? A-t-il besoin d’être protégé en hiver et, si oui, comment faire ?
L’olivier est-il rustique ?
Est-ce que l'olivier craint le froid ? Les oliviers sont des arbres très résistants, et ils le sont de plus en plus au fur et à mesure où ils prennent de l’âge. Le jeune olivier est peu rustique, mais un très vieil olivier peut résister à des -15°C sans sourciller, dans certaines conditions. Il est d’ailleurs conseillé, pour une bonne résistance, d’acheter un sujet de 5 ans au moins. Est-ce que l'olivier perd ses feuilles en hiver ? Sachez que des températures très basses peuvent faire perdre son feuillage à un olivier adulte mais que dès le printemps un nouveau feuillage apparaîtra.
Les points faibles de l’olivier : le froid, surtout lorsqu’il est combiné à l’humidité, une de ses pires ennemies, et les pluies verglaçantes qui infligent en même temps l’humidité et le gel. Un froid sec, s’il est de courte durée, pourra donc être toléré. Quelle température peut supporter un olivier ? En général, l’olivier pourra être cultivé en terre dans toutes les régions où le thermomètre ne passe pas (ou rarement) la barre des -10°C. Dans les zones les plus froides, la culture en pot sera préférable, pour un hivernage de l’arbre.
Néanmoins, les différentes variétés (2000 dans le monde, une cinquantaine cultivée en France) n’ont pas la même rusticité. Bien choisir cette variété est donc un point important pour une résistance au froid correspondant à votre région. Vous sélectionnerez par exemple Aglandau, Bouteillan, Grossane, Olivière, Négrette, pour des oliviers bien résistants.
Vous éviterez par contre Cailletier, Frantoio, notamment, qui sont plus sensibles au froid.

Comment hiverner l'olivier ?
Idéalement, afin de protéger votre olivier en pot, vous rentrerez cette plante de climat doux à l’abri, dans un endroit lumineux préservé du gel et des vents froids, mais non chauffé (l’olivier n’apprécie pas trop les changements brutaux d’environnement). Une véranda, une terrasse couverte, un patio, sont des abris parfaits, d’autant plus si l'arbre est protégé de la pluie. Si possible, rapprochez-le d’un mur exposé au sud ou d’une baie vitrée, il profitera ainsi d’un peu de la chaleur de l’intérieur.

Si votre arbre est en pleine terre ou qu’il ne vous est pas possible de le mettre à l’abri, vous pourrez le couvrir avec un voile d’hivernage qui le protégera contre les intempéries et le froid hivernal. Placez ce voile de façon à ce qu’il ne soit pas en contact avec une partie de l'arbre, ce qui provoquerait de la condensation.
Ce dispositif peut faire gagner jusqu’à 4°C à l’air entourant le végétal. Quand mettre un voile d’hivernage sur un olivier ? Il ne doit rester en place que durant la période de gel, retirez-le dès que la température se radoucit.
Vous penserez également aux racines, un paillis très épais évitera que le gel ne les atteigne, 10 centimètres au moins pour la paille. La paille est un bon matériau, isolant et facile à trouver, mais vous pouvez également entourer la base du tronc avec une couverture, surtout dans le cas d’un sujet en pot. Appliquez cette protection au sol autour du tronc et de la base du tronc jusqu’à mi-hauteur. Une bâche peut recouvrir le tout, pour éviter les infiltrations d’eau qui peuvent faire geler les racines.
L’olivier est un plante méditerranéenne qui peut arriver à se passer d’eau, même en été. Vous pourrez donc éviter les arrosages en hiver sans risque de déshydratation.
Bien planter et entretenir l’olivier ?
Pour protéger votre olivier de l’hiver, un emplacement adapté à ses besoins est crucial. Mais un bon entretien sera également très utile, un arbre en bonne santé et vigoureux sera toujours plus résistant face aux agressions.
Plantation
Sélectionnez un emplacement bien ensoleillé, mais aussi très bien protégé des vents froids dominants. Car le vent a tendance à aggraver les effets du froid. Le sol a peu d’importance, si ce n’est que l’olivier va peu apprécier les sols compacts qu’il faudra alléger au préalable, et les sols humides, à drainer. Vous creuserez dans ce cas un trou plus grand que requis pour la plantation pour y ajouter, au fond, plusieurs couches de drainage, du plus gros calibre au plus fin, en finissant par une couche de sable.
Les sols trop pentus sont à éviter.
Pour la plantation en elle-même, vous aurez besoin de creuser un trou d’une largeur correspondant au diamètre de la motte multiplié par 1,5 et de 80 centimètres de hauteur au moins. Le haut de la motte doit dépasser de 15 à 20 centimètres le haut du trou. Ameublissez bien la terre au fond du trou et au niveau des parois. Arrosez copieusement la motte ou bien remplissez le trou d’eau aux ¾ avant d’installer cette plante d'extérieur. Complétez avec de la terre bien meuble et recouvrez la motte de quelques centimètres. Cette butte va permettre à l’eau de bien s’écouler, de ne pas stagner au pied de l’arbre.
L’olivier peut normalement être planté tout au long de l’année, excepté bien sûr les périodes où il est susceptible de geler. Il est cependant recommandé de planter l’olivier lorsque la terre est encore chaude, donc à l’automne, suffisamment tôt pour que de nouvelles racines aient le temps de se développer avant l’arrivée du froid mais après les grosses chaleurs. Vous pourrez sinon le planter au printemps, avant les grosses chaleurs.
Fertilisation
Cet arbre est réputé pour sa grande tolérance aux sols secs et pauvres. Néanmoins, des apports en nutriments seront les bienvenus pour renforcer ses défenses et son adaptation à son environnement. À condition de ne pas réaliser ces apports avant les 5 ans de l’arbre, ce qui est très déconseillé. Mais une fois que l’olivier a pris de l’âge, n’hésitez pas à lui offrir un peu d’engrais azoté à libération lente courant mars, cet apport se faisant à une soixantaine de centimètres du tronc. Si vous avez accès à du fumier de cheval, l’idéal pour votre olivier, vous réaliserez un apport tous les 3 ans, en automne. Pour ce faire, vous répartirez le fumier sur la surface d’un cercle de 2 mètres de diamètre autour de l’arbre.
Arrosage
Résistant à la sécheresse, l’olivier fait preuve d’une sobriété à toute épreuve. Toutefois, il réagira très bien à des apports en eau en supplément, et selon les conditions climatiques de votre région. Un olivier qui a soif va puiser dans ses réserves et hydrater en priorité son tronc et, éventuellement, ses plus grosses branches. Au détriment donc des branches les plus petites, les plus jeunes. Durant les périodes sèches, lorsque le sol croûte ou devient poudreux, arrosez l’olivier peu mais régulièrement. Un signe de déshydratation : les jeunes feuilles s’enroulent sur elles-mêmes. Et pour limiter cette déshydratation, réalisez une butte de 1 mètre de diamètre et de 15 centimètres de hauteur autour de la base de l’arbre. Vous pouvez également pailler avec des écorces de pin ou bien des paillis minéraux (ardoise, pouzzolane, galets…) disposés sur une toile.
Taille
Une bonne taille printanière et la suppression régulière des rejets du tronc est une bonne chose pour la santé de l’arbre, mais aussi pour sa résistance face au froid.
Maladies
Les maladies de l’olivier sont le plus souvent d’origine cryptogamique. Une application de bouillie bordelaise en prévention peut être réalisée en mars, puis à l’automne. Parmi les plus connues :
Les oliviers en pot (principalement) sont fréquemment victimes du cycloconium, une maladie cryptogamique. Le champignon se développe en cas d’excès d’humidité. Des taches jaunes à marron apparaissent sur les feuilles. Une diminution des arrosages suffit à faire régresser la maladie.
La maladie la plus dangereuse pour l’olivier est la verticilliose, la seule qui peut, dans certains cas, l’abattre définitivement. Le champignon qui la provoque vit dans le sol et pénètre dans l’arbre par des racines blessées par une manipulation. La verticilliose entraîne la chute des fleurs, fruits ou feuilles peu de temps après la plantation, ainsi que le dessèchement des branches de l’année.
Par ailleurs, certains ravageurs peuvent poser problème et affaiblir l’arbre, notamment :
Le scolyte de l’olivier fait des trous et tunnels sous l’écorce, on peut souvent voir la sciure qu’entraîne son attaque. Il faut supprimer les branches attaquées pour s’en débarrasser.
L’otiorhynque s’attaque la nuit aux feuilles de l’arbre y réalisant des poinçons caractéristiques. Une invasion importante peut être très affaiblissante. Certains nématodes sont efficaces pour lutter contre ce ravageur.
Bien hiverner son olivier est un bon moyen de protéger cet arbre méditerranéen du froid. Mise à l’abri, voile d’hivernage, sont parfaites pour empêcher ce bel arbre de geler. L’olivier est cependant plus résistant au froid qu’on ne pourrait le croire, et certaines variétés le sont encore plus. Ce sont plutôt l’humidité et/ou le vent, associés au froid, qui peuvent lui faire du mal. C’est pourquoi une plantation au bon endroit et un entretien adapté sont aussi importants que l’hivernage pour limiter les dégâts !
