Aller au contenu

🚚 LIVRAISON OFFERTE SUR TOUT LE SITE* ! Voir conditions

Conseils jardinage et plantes

Comment protéger mon jardin potager de la pluie ?

Partager

Le potager est l’objet de nombreuses attentions, et la pluie peut parfois réduire tous ces efforts à néant lorsqu’elle s’abat avec intensité sur les plantations. Et même si l'on n’y pense pas toujours, ce n’est pas là son seul défaut, même si elle a bien sûr des qualités ! Protéger son jardin potager de la pluie est heureusement aisé, de nombreux abris peuvent être utilisés pour abriter les cultures. Et c’est n’est pas la seule façon d’éviter, ou de limiter au mieux, les dégâts. Certaines méthodes de culture peuvent se révéler également très efficaces, et il ne faut pas non plus oublier les techniques de base pour évacuer l’eau.

Comment protéger mon jardin potager de la pluie ?

Pourquoi protéger le jardin potager de la pluie ?

Quelle que soit la saison, le jardin potager peut être soumis à des pluies violentes, voire à des épisodes de grêle, qui peuvent y provoquer de gros dégâts. Outre ces phénomènes intenses, les changements de température ne sont pas très appréciés par de nombreux légumes. La grêle et les giboulées sont particulièrement refroidissants.


Comment protéger mon jardin potager de la pluie ?

Une autre raison pour protéger son potager de la pluie est de limiter les maladies cryptogamiques. La diffusion des spores de champignons responsables de ces maladies se fait en effet particulièrement lorsqu’il pleut ou qu’il a plu. Les gouttes de pluie, en frappant le sol et en éclaboussant tout autour, récupèrent des spores qui se retrouvent sur les plantes. Et nombre de ces champignons ont besoin d’humidité pour être “activés” et pénétrer dans l’organisme des végétaux.

Après une période pluvieuse, le nombre d’herbes indésirables explose, elles concurrencent les végétaux que vous avez plantés et peuvent même les étouffer. Et à moins d’agir tant que le sol est encore mouillé, le désherbage est peu aisé entre les légumes.

Lorsqu’il pleut sur un sol nu, le sol se tasse et se gorge d’eau, et une fois sec se forme une croûte dure qui rend compliqué le travail de la terre, autant pour semer que pour planter. Cette croûte rend également difficile la levée des graines.

Les semis et les jeunes plantules sont fragiles, et les pluies, si elles sont fréquentes ou trop fortes, rendent parfois la germination difficile. Un sol trop humide peut en effet provoquer le pourrissement des graines les plus sensibles. Les haricots sont un bon exemple, les graines disparaissant totalement dans le sol lorsqu’elles sont semées en période trop pluvieuse.

Et qui dit pluie dit aussi limaces. Ces voraces sont encore plus présentes et efficaces lorsque le temps est à la pluie ! Retrouvez nos 15 astuces pour vous en débarrasser !


Que faire après une pluie violente, des giboulées ou la grêle ?

  • Nettoyez le potager de tous les rameaux cassés, des feuilles et fruits abîmés. Vous rabattrez au sécateur sous les cassures. Les fruits et légumes abîmés pourront être cuisinés rapidement et congelés ou mis en conserves. Les tiges des aromatiques seront, elles, mises à sécher pour être utilisées plus tard pour parfumer vos plats.

  • Secouez les fleurs pour en ôter toute l’eau et aidez à leur pollinisation en déposant manuellement le pollen. Les fleurs de courgettes et autres cucurbitacées sont particulièrement fragiles du fait de leurs pétales extrêmement fins. Une fois collés par la pluie, ils empêcheront tout insecte pollinisateur d’accéder au précieux cœur de la fleur.

  • Il est prudent d'appliquer un produit antifongique car en cas de blessure des maladies cryptogamiques (dues à des champignons) s’installent rapidement.

  • Les épisodes pluvieux intenses qui deviennent de plus en plus fréquents peuvent facilement inonder certains jardins potagers. Il est alors nécessaire de réaliser un drainage afin d’évacuer l’eau et sauver vos plantations. Cela permettra en effet que l’eau s’infiltre dans le sol au lieu d’être rejetée dans les égouts qui peuvent être incapables de recevoir d’autres surplus. Autre possibilité : mettre en place un puit sec qui recevra cette eau en surplus, installer des tuyaux de drainage perforé.


pluie

  • Griffez le sol s’il n’est pas couvert pour éviter la formation d’une croûte dure.

Comment prévenir les problèmes ?

Comme dans la plupart des cas, mieux vaut prévenir que guérir ! Et la prévention en terme de protection contre la pluie peut prendre plusieurs formes.


Grâce à des équipements

Les tuteurs

Les plantes potagères peuvent voir leurs tiges brisées par une pluie un peu forte ou tout simplement par le poids de leurs fleurs, fruits ou feuilles mouillées. Des tuteurs pourront éviter ce problème.


Les cloches

Pour favoriser la levée de graines et le développement des tout jeunes plants, pensez à installer des cloches en verre ou en plastique sur ces sujets délicats : courgettes, melons, basilic

Ces cloches auront également le bon goût de protéger vos jeunes plants des limaces !

Pensez à ôter ces cloches aussitôt que la pluie est passée.

Les tunnels

Les tunnels sont un moyen efficace et pratique pour protéger les récoltes. Les structures sont installées le long des planches dès leur mise en place et il ne reste qu’à relever les bâches en cas de pluie annoncée.

La pluie entraîne souvent une baisse de température que n’apprécient pas trop tomates, poivrons, aubergines. Les tunnels de forçage ou les housses plastiques gardent les plantes au chaud durant ces épisodes. Pour limiter la condensation qui n’est pas des plus souhaitable, pensez à percer les housses à plusieurs endroits. Pensez par contre à les enlever dès que le temps devient plus clément.

Quelques végétaux sont particulièrement sensibles au mildiou, cette maladie qui dépose taches brunes ou feutre de moisissure sur les feuilles des tomates, pommes de terre, courges, vigne. La production en est bien sûr considérablement affectée. Ces plantes potagères se porteront bien mieux en étant protégées de la pluie. Vous leur installerez des piquets surmontés de bâches ou d’un châssis pour leur éviter autant que possible d’être mouillées. Dans l’idéal, l’abri doit être à environ 30 cm au dessus du feuillage, et prévoyez une légère pente pour que l’eau ne s’accumule pas. Accessoirement, un arrosage au pied et une bonne aération entre les plants aident également à éviter ce type de maladie.


Le paillage

Autre possibilité pour réchauffer la température, les briques et tuiles, concassées ou entières. Installés comme un paillage autour des plantes potagères les plus frileuses ou dans les allées qui longent les planches, ces matériaux ont la capacité d’emmagasiner la chaleur dans la journée et de la restituer lentement lorsqu’il fait plus frais. Les ardoises sont une alternative aussi efficace, qui peuvent elles aussi être utilisées entières ou concassées.

La pluie sur un sol nu tasse le sol, créant à plus ou moins long terme une couche dure et imperméable qui empêche les échanges air/eau de se faire. Les organismes du sol sont privés d’oxygène et ne peuvent pas vivre dans ces conditions, la pluie ruisselle au lieu de s’infiltrer et d’abreuver les racines des plantes. Pour éviter ce phénomène, paillez ! Les matériaux utilisables à cet effet sont nombreux, mais il est préférable de privilégier les matières organiques qui apporteront en plus de leur protection de nombreux nutriments au sol en se dégradant, associées si besoin aux matières minérales déjà citées utilisées pour réchauffer. Le BRF est un bon choix dans de nombreux jardins potagers. Se transformant en bon humus nourricier, il est très apprécié par les lombrics qui foisonnent dans un sol ainsi recouvert, aérant le sol grâce à leurs galeries. Un paillage épais est aussi un léger frein à la croissance des indésirables qui montrent leur nez après la pluie, et surtout il rend le désherbage enfantin.

Lisez nos conseils pour tout savoir sur le paillage !

Les fruits des cucurbitacées sont d’autant plus sensibles à l’humidité qu’ils sont posés sur le sol. Ils n’aiment pas trop non plus la fraîcheur qui remonte d’un sol mouillé. Pour protéger les melons et autres courges de la pluie, vous installerez chaque fruit sur un support : pierres plates, briques, tuiles… La paille est aussi une solution pour isoler les courges du sol. Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur l'entretien des cucurbitacées.


La serre

Elle est un abri idéal pour les cultures fragiles et frileuses. Les tomates par exemple se développent fort bien sous serre et donnent de beaux et goûteux fruits. On peut trouver dans le commerce des mini-serres qui se déplacent au gré de vos besoins et qui se posent simplement sur les plantes à protéger. Dotées d’une porte voire d’aérations elles sont idéales pour protéger les légumes d’été de la pluie.

Bien sûr il y a aussi les classiques serres tunnel, sous lesquelles vous cultiverez plus longtemps et plus sûrement de nombreuses plantes potagères.


Grâce à des méthodes

Surélever le potager

Les carrés potagers rendent plus facile l’installation de protections au-dessus des plantes potagères. Des piquets peuvent même être prévus lors de la construction, ou bien des tubes fixés dans les coins qui accueilleront ces piquets au besoin.


pluie

Les carrés potagers ont un autre avantage en cas de temps pluvieux : le sol surélevé est plus drainant, évitant que les racines ne se noient dans un sol saturé d’eau.

Suivez nos conseils pour tout savoir sur la culture en carrés potagers.

Les cultures en lasagnes peuvent être une solution partielle à un problème récurrent d’inondation de votre jardin potager en cas de fortes pluies. Très utilisée en permaculture, cette méthode consiste à superposer des couches de matières organiques sèches et vertes au sommet desquelles seront installés vos plants. Comme avec les carrés potagers, vos cultures sont ainsi surélevées et ne risquent plus l'inondation ou les excès d’eau au niveau des racines, entre autres avantages. Pour en savoir plus, lisez notre article sur la préparation du sol en permaculture.


Ameublir le sol

Un sol meuble permettra plus facilement à l’eau de s’infiltrer dans le sol, au contraire d’un sol tassé qui sera incapable de remplir son rôle d’éponge. De légers sarclages et binages dans vos planches éviteront que le sol ne s’y tasse. N’oubliez pas les allées, même s’il peut être confortable de se déplacer sur des allées bien tassées, elles se rempliront d’eau à la moindre averse. Il est préférable d’y poser des planches en bois, le sol restera bien souple en dessous et offrira plus de surface d’infiltration à l’eau de pluie. Pour aller plus loin, lisez notre astuce sur bien matérialiser les allées du potager.


Adopter les méthodes de culture biologiques

Le but ultime de l’agriculture biologique est d’offrir aux plantes un sol riche, humifère, qui reste meuble, bien drainé grâce aux très nombreux lombrics qui y prospèrent. Lisez notre article pour donner à manger à vos vers de terre.

L’usage des produits chimiques est nocif pour tous les organismes vivants, il est à éviter et à réserver éventuellement aux cas critiques. Le paillage et tout ce qui permet au sol de rester couvert comme les engrais verts préserve la vie du sol. Les apports de matières organiques (fumier, compost, BRF et autres broyats), choisis selon la nature de votre terrain sont de toute façon très bénéfiques. Le travail du sol est à éviter autant que possible, pour ne pas bouleverser l’équilibre des couches variées présentes dans le sol (lisez notre article : Ne plus bêcher pour préserver son sol sur le sujet !). L’ensemble permettra en quelques années de bénéficier enfin d’un sol bien humifère, idéal pour les légumes et dans lequel les eaux de pluies s’infiltreront facilement tout en étant disponibles pour les végétaux.


Installer des évacuations

Si l’eau provoque des rigoles dans le sol de votre potager ou l’inonde régulièrement, il va falloir mettre en œuvre des moyens plus techniques pour résoudre le problème. Vous pouvez par exemple mettre en place des drains ou bien canaliser l’eau là où vous le souhaitez en creusant des tranchées. Durant les périodes pluvieuses, l’eau remplira la tranchée au lieu de noyer vos planches potagères. Si cela ne suffit pas, vous pouvez la faire plus profonde et en combler la moitié de la profondeur avec du gravier ou du sable.

Les tranchées ne sont pas forcément profondes, il est tout à fait possible de drainer un terrain avec des petites tranchées réalisées bien sûr dans le sens de la pente (il n’existe pas de jardin parfaitement plat !), juste à l’aide d’une serfouette. Il est judicieux de partir du bord d’une planche pour guider l’eau un peu plus bas, en dehors du potager.

Astuce : et si, au lieu d’évacuer ces eaux pluviales, vous les mettiez à profit en réalisant un jardin de pluie ? Ce type de jardin va concentrer les eaux de pluie et permettre leur infiltration dans le sol, évitant les trop-pleins. Lisez notre article Comment créer un jardin de pluie pour en apprendre plus sur ce sujet. Vous pouvez également utiliser cette eau grâce au récupérateur d'eau de pluie.

Planter des haies brise-vent


Les haies brise-vent sont un atout précieux pour limiter l’humidité sur les feuilles, et aussi pour le froid. Installées de façon à couper les vents dominants, elles évitent que la pluie soit “poussée” sous les abris que vous avez soigneusement placés.

Attention aux arbres : la pluie n’est pas un risque que par elle-même. Veillez aux arbres qui peuvent surplomber le potager, si des branches un peu fragiles se cassent au cours d’un épisode un peu fort, vos cultures pourraient être endommagées. Supprimez les parties abîmées, cassées ou victimes de parasites dès que possible. Suivez nos conseils sur l'élagage des arbres pour prévenir ces accidents.


Des protections récup

  • Les vieux parapluies sont très efficaces pour protéger de la pluie, et du soleil, les jeunes plants. Très faciles à déplacer selon les besoins, ils mettent en plus de la couleur dans le potager !

  • En lieu et place des cloches, utilisez des demi-bouteilles en plastique pour recouvrir vos semis et jeunes plantules. Les bouteilles d’eau, mais aussi de lessive, seront mises à contribution pour la protection du potager contre la pluie.

  • Des vieilles fenêtres peuvent servir à monter des châssis, très utiles pour abriter vos jeunes plants et petites cultures.

La pluie peut être attendue comme le Messie pour abreuver nos chères plantations, mais elle peut également être redoutée, surtout quand elle est particulièrement intense comme elle nous le montre de plus en plus souvent. Et douce ou violente, elle n’apporte pas que des bénéfices aux plantes potagères. Entre les dégâts et le risque de maladies, il s’avère souvent plus judicieux de protéger le jardin potager de la pluie et d’arroser à la main que de laisser les végétaux profiter d’eux-mêmes !