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Les iris des jardins aux couleurs chatoyantes et parfum raffiné font partie des fleurs incontournables pour orner les jardins ensoleillés. Ils ont été de tout temps adulés par des générations de jardiniers. Toutefois, de par leurs exigences culturales spécifiques, ils ne peuvent pas s'intégrer aisément dans n'importe quel massif. Voici la manière idéale de les implanter dans des scènes hautes en couleurs et à l'attrait durable.
Des plantes faciles à vivre
En fait les iris des jardins se cultivent aisément si l'on prend soin de les cultiver dans des conditions optimales. Il suffit de prendre conscience de leurs exigences particulières.
Ces vivaces sont vendues sous forme de rhizomes, proposés en été dès la floraison terminée. Ces organes ne sont autres que des tiges adaptées ce qui explique leur croissance à fleur de terre. Ils adorent se prélasser sous un soleil cuisant. N'enfouissez pas ces rhizomes sous peine des les voir pourrir irrémédiablement. De fait, il convient de choisir un emplacement très ensoleillé et d'éviter toute ombre.
Autre exigence, ils détestent l'humidité et ne supportent donc pas d'être traités comme et en compagnie de nombre d'autres plantes vivaces arrosées à l'envi. Vous l'aurez compris, mieux vaut installer ces plantes à part, en bordure, massif voire en talus ou couronnement du muret. Toutefois, se pose alors le problème de leur floraison éphémère et de leur feuillage caduc. Leur période faste, lors de la floraison, est donc limitée à fin-mai / juin selon les climats. Pour prolonger l'attrait d'un tel endroit, je vous conseille de choisir en accompagnement des plantes aux exigences semblables et offrant un attrait plus prolongé.
Des compagnes de choix
Vous l'aurez compris, inutile de choisir des plantes par trop plantureuses, au feuillage abondant et exigeantes en eau. Dès lors, pour asseoir, camper un tel massif, pourquoi ne pas employer les bergénias, ces plantes indestructibles au joli feuillage arrondi, persistant, et fleurs printanières ?
Ensuite, optez pour quelques annuelles dociles et indolentes telles que les pavots de Californie, voire les soucis en variété naine qui sauront se ressemer alentour. Il suffit de supprimer les jeunes plantules surnuméraires de temps à autre afin de contrôler leurs colonies volages.
De même, adoptez la verveine de Buenos Aires au port dressé, feuillage fruste et silhouette aérienne pour une floraison estivale prolongée, qui plus est attirant moult papillons. Pensez également à l'alysse maritime aux nombreuses variétés odorantes, formant de charmants tapis fleuris six mois durant. Les graminées telles que orge à crinière, Lagurus ovatus (gros minets), amourette (Briza) ou Stipa tenuifolia (cheveux d'ange) instilleront une note sauvageonne à l'ensemble avec en prime le mouvement au moindre vent de leurs fins épillets. Ponctuez alors l'espace dévolu de quelques touffes de fenouil à feuillage vert ou bronze qui sauront camper un volume d'une densité légère. Leur contraste avec le feuillage glauque et dressé, en glaive, des iris n'en sera que plus saisissant.
Quelques rappels
Veillez à installer vos iris en terrain exempt de mauvaises herbes. En effet, les rhizomes, en se multipliant, s'imbriquent densément et la présence de chiendent ou de liserons deviendrait un vrai cauchemar si, par mégarde, ils venaient se nicher parmi cet entrelacs de "racines".
Ne fertilisez pas à outrance ces plantes frustes sous peine de les rendre malades et sujettes aux attaques parasitaires. Mieux vaut en effet les mener "à la dure".
Divisez fréquemment vos plantations afin de les maintenir vigoureuses et florifères. Procédez après la floraison, tous les deux à quatre ans et installez-les en sol très bien drainé, si besoin amendé de sable grossier de rivière ou de gravillons, voire même sur petite butte si le terrain s'avère par trop frais.
Un paillis de gravillons ou de sable grossier épandu sur tout le massif, mais sans pour autant enterrer pour autant les rhizomes, vous aidera à lutter contre les mauvaises herbes issues de semis.
Philippe Ferret

