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Sommaire La diminution du stress induite par les jardins et espaces verts Bienfaits des plantes d'intérieur Jardins et hôpitaux Développement et santé des enfants
La diminution du stress induite par les jardins et espaces verts
Les jardins et espaces verts permettent de réduire le stress quotidien des habitants. En 1986, Ulrich et Simon ont mis en évidence des changements physiologiques entraînant la baisse de niveau de stress (rééquilibrage du rythme cardiaque, baisse de la pression artérielle et de la tension musculaire) à la vue immédiate de plantes. Cette diminution des symptômes physiologiques du stress se produit dans les 4 à 6 minutes qui suivent le contact visuel avec la plante. Sources : 2006. Cultiver sa santé. L’Horticulture Française, N°104-Mai-Juin 2006. PETYT J., 2008. Jardiner, c’est bon pour le moral. Jardin familial, N° 445, Janvier/Février 2008. Relf D., 1992. The Roll Of Horticulture in human Well-Being and Social Development. Portland, Oregon, Timber Press Stephen Kaplan suggère que l’attention est le facteur qui relie l’espace vert avec les bienfaits psychologiques. Il émet l’hypothèse que les environnements naturels permettent à notre attention directe de se reposer pendant que la nature fait appel à une forme d’attention inconsciente et qui ne nécessite aucun effort. Celle-ci améliore notre humeur, notre attention directe et par la suite notre cognition. Cette étude met en évidence que les espaces de biodiversité apportent de multiples bienfaits sur la santé et le mental. Cette hypothèse est renforcée par les conclusions d’une étude récente faite aux Royaume-Uni qui démontre les bienfaits psychologiques de la biodiversité des parcs urbains et des espaces verts. Source : Frank S. Muscara & Susan C. Saegert, 2007. The Green Space Cure: The Psychological Value of Biodiversity. Rapport de recherche. City University of New York Graduate Center. http://science-community.sciam.com/

Bienfaits des plantes d'intérieur
Amélioration des conditions de travail par les plantes d’intérieur Dans un tiers des immeubles de bureaux en Europe, la qualité de l’air ambiant ne remplit pas les conditions énoncées dans les directives relatives à une atmosphère saine de travail. Cette situation se traduit par un absentéisme lié aux arrêts maladie supérieur à la normale. Les troubles les plus fréquents et pouvant justifier un arrêt maladie à plus ou moins long terme sont la gorge sèche, des maux de tête, des toux chroniques, le tournis, la fatigue, l’irritation des yeux, des bronches et de la peau... Des études ont prouvé que le fait d’installer des plantes vertes dans les bureaux diminue fortement ces troubles de santé qui se traduit concrètement par une diminution significative de l’absentéisme lié aux arrêts maladie. En effet, en respirant, les plantes fournissent de l’humidité à l’air. Elles absorbent aussi la chaleur et le bruit. Et elles sont capables d’absorber et de biodégrader certaines substances nocives... Autant de facteurs qui entraînent une baisse significative du stress et des symptômes du "mal de bureau". Les recherches scientifiques montrent notamment que les employés qui travaillent plus de quatre heures par jour devant un ordinateur se sentent mieux et plus productifs si des plantes se trouvent à proximité de leur écran. Par ailleurs, dans les années 80, les considérations portant sur les mérites du paysage d’intérieur ont permis d’acter que les plantes encourageaient la productivité, allant même jusqu’à une amélioration de 10 à 15%, lorsqu’elles étaient intégrées dans des bureaux et autres aires de travail. Sources : NIGZ Work & Health. Plantes et bien-être sur le lieu de travail. Virginia I. Lohr, Caroline H. Pearson-Mims, et Georgia K. Les plantes d'intérieur pourraient améliorer la productivité de l'employé et diminuer la tension. Département d'Horticulture et d'Architecture paysagère, Université de l'État de Washington, Pullman, WA 99164-6414. http://www.plants-for-people.org Retour au sommaire
Jardins et hôpitaux
Depuis plus de mille ans les jardins et la présence de plantes sont connus pour avoir des effets bénéfiques sur les patients (au Moyen-âge, nombreux furent les hôpitaux avec jardins). En 1984, Ulrich a comparé les résultats cliniques, sur un échantillon de 46 patients dans un hôpital de Pennsylvanie en fonction de la vue qu’ils avaient de leur chambre : un mur de briques ou un jardin. Il en conclut que la vue sur un jardin : - augmente les niveaux de sentiments positifs, réduit les émotions négatives comme la crainte, l’angoisse, la tristesse et le stress, - réduit considérablement l’activité du système nerveux sympathique (une activité intense de ce dernier entraîne une mobilisation et une excitation qui requièrent beaucoup d’énergie et joue un rôle dans la réaction au stress) - permet un net rétablissement dans la composante psychologique du stress dans les quelques minutes qui suivent la vue de celles-ci. Ces bienfaits des jardins sont propices à toutes les personnes qui fréquentent l’hôpital, aussi bien les patients, le personnel soignant et les proches des patients. Les jardins participent ainsi à l’amélioration du fonctionnement des hôpitaux. Les plantes diminuent de stress chez les patients, leurs familles et le personnel soignant, les jardins sont des échappatoires positives et améliorent l’humeur. Source : Jardins dans les hôpitaux : les bienfaits pour la santé, http://www.plants-for-people.org/
Développement et santé des enfants
Relation entre environnement et développement psychologique des enfants Les résultats d’une étude menée au Cornell College of Human Ecology de l’Université du Michigan, ont montré que grandir dans un environnement vert apporte de profondes améliorations au développement psychologique des enfants. Jardins, espaces verts et traitement du syndrome de l’hyperactivité et des troubles de l’attention chez l’enfant Frances E. Kuo et Andrea Faber Tayler, professeurs au Département des Ressources Naturelles et des Sciences environnementales et du département de Psychologie de l’Université d’Illinois à Urbana-Champaign, ont mené une étude sur l’impact des espaces verts ou naturels sur le syndrome de l’hyperactivité et les troubles de l’attention chez l’enfant. La méthode utilisée est la suivante : les parents devaient mesurer les effets produits par 49 activités extra-scolaires. Ces effets produits ont ensuite été comparés. Les activités menées à l’extérieur en espaces verts ont permis de réduire bien plus les symptômes significatifs de l’hyperactivité que celles menées dans des espaces artificiels aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ces résultats ont été confirmés quel que soient les critères d’âge, de sexe, d’appartenance sociale et ethnique, de région géographique et de l’intensité du syndrome. Les espaces verts extérieur semblent donc diminuer les symptômes de l’hyperactivité et des troubles de l’attention chez les enfants dans un très grand nombre de cas. Source : FRANCES E. KUO & ANDREA FABER TAYLOR, septembre 2004. Potential Natural Treatment for Attention-Deficit/Hyperactiviy Disorder: Evidence From a National Study. American Journal of Public Health, Vol 94, N°9. http://www.ajph.org/ Cet article est extrait d’un ouvrage “Le cercle vertueux du jardinage et de la présence de végétaux”, intéressante recherche documentaire réalisée par la SNHF. Procurez-vous l'étude
