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Une élégante floraison décalée, entre l’automne et le début du printemps, et un feuillage persistant rendent les camélias particulièrement attractifs. Réputés fragiles, ils ne le sont en réalité pas tant que ça, à partir du moment où ils sont cultivés dans les conditions qui leur conviennent. Leur taille leur permet, la plupart du temps, d’être installés en pot où il faudra cependant prêter un peu plus d’attention aux arrosages et au froid. Mais ils le valent bien non ?
La culture du camélia en pleine terre
Petit portrait du camélia
Très bel arbuste de taille assez modeste, entre 2 et 4 m en moyenne, le camélia plaît pour son feuillage persistant et pour sa floraison allant du blanc aux rouges en passant par divers tons de roses qui se produit entre l’automne et le printemps, selon les espèces.
Comme nombre de végétaux très présents au Japon et d’origine asiatique, les azalées, les érables et autres rhododendrons, le camélia est une plante de terre de bruyère, qui a besoin d’un sol acide, et qui est relativement rustique.
Planter le camélia
Il y a 2 périodes dans l’année qui sont plus adaptées à la plantation d’un camélia : soit en fin d’hiver ou tout début du printemps, soit en automne, en évitant les périodes trop chaudes ou de gel.
Le camélia se plante dans un sol acide, dans le cas d’un pH plus élevé, il vous faudra modifier le substrat dans lequel il sera installé :
Si votre sol est neutre, un ajout de terre de bruyère rattrapera ce petit inconvénient, à raison de ⅔ en mélange avec la terre ôtée du trou.
Si votre sol est calcaire, la plantation va être un peu compliquée car il va falloir creuser une grande fosse et la bâcher pour y mettre une terre plus adaptée à la culture du camélia, donc ⅔ de terre de bruyère et ⅓ de terre végétale.
Prévoyez un trou de grande taille, on compte à peu près 2 X la hauteur de la motte et 3 X son diamètre. Le camélia y est installé avec le collet au niveau de la surface.
Quelle est la meilleure exposition pour un camélia ?
Où planter un camélia dans un jardin ? Vous sélectionnerez pour votre camélia un emplacement lumineux mais profitant d’un filtrage offert par des feuillages, surtout aux heures les plus chaudes, il subirait difficilement une exposition trop ensoleillée. Il y a cependant de légères variations dans les besoins des différentes espèces : le camélia d’automne est celui qui aime le plus le soleil, il préfère d’ailleurs un emplacement ensoleillé à condition que le sol y reste frais ; le camélia du Japon, lui, est au contraire bien plus à l’aise dans une zone plutôt ombragée, en exposition nord ou ouest. Évitez au maximum l’exposition est pour le protéger du soleil du matin.
Il est également judicieux de placer un camélia à l’abri du vent, celui-ci a un effet desséchant important sur le feuillage, de plus il a tendance à accentuer le froid et le chaud.
L’entretien du camélia
La culture du camélia du Japon, comme celle du camélia d’automne ou du Camellia williamsii, est à la portée de tous :
Le camélia s’arrose peu à la fois mais fréquemment, il a horreur des excès d’humidité. Conservez un sol frais à son pied. L’arrosage est particulièrement important entre le début de la formation des boutons floraux et la fin de la floraison.
La taille n’est pas indispensable, cependant elle peut parfois être utile pour supprimer des rameaux abîmés ou pour une silhouette plus harmonieuse. La taille sera alors réalisée juste après la floraison. Un vieux camélia peut par contre être taillé de manière importante s’il est dégarni pour lui offrir une nouvelle jeunesse.
Ôtez régulièrement les fleurs fanées de votre camélia, excepté s’il s’agit d’un C. williamsii (dans ce cas elles tombent seules), pour provoquer l’apparition de nouveaux boutons floraux.
Si les feuilles de votre camélia deviennent jaunes avec les nervures qui restent bien vertes, il est sûrement atteint de chlorose. Cette maladie est due à une carence, qui se produit en sol trop calcaire. Faites-lui un surfaçage avec de la terre de bruyère et apportez un engrais spécifique pour ces plantes.
L’engrais n’est pas utile en pleine terre, le camélia a même tendance à ne pas apprécier !
Le camélia en pot
La culture du Camellia Japonica et autres espèces en pot diffère peu de sa culture en terre. Il faut surtout veiller aux arrosages dans un volume de terre ainsi limité.
La plantation en pot
La croissance lente du camélia fait de lui un bon sujet à installer en pot.
Vous choisirez un pot de bonne taille pour le camélia, pour éloigner la nécessité du rempotage, mais aussi pour que les racines restent à l’écart des parois du pot, ce qui limitera les risques de gel.
Après avoir mis l’indispensable couche de drainage au fond du pot (percé bien sûr), vous le remplirez de terre de bruyère améliorée avec un peu de compost, voire de ⅔ de bruyère mélangée à de la terre végétale. Le paillage est encore plus important en pot qu’en pleine terre, la faible quantité de substrat étant plus sensible à l’assèchement, à l’excès d’humidité ou à la chaleur.
Comme pour un camélia planté dans le jardin, vous l'installerez à l’abri du vent et du plein soleil.
L’entretien
Vous offrirez à votre camélia des arrosages fréquents, la terre se dessèche rapidement dans un pot (surtout lorsqu’il s’agit de terre de bruyère), attention par contre à ne pas laisser de coupelle sous le pot ou bien à la vider après l'arrosage. Les symptômes d’un camélia assoiffé sont les suivants : brunissement des feuilles puis enroulement et chute, dessèchement des boutons. Privilégiez les arrosages à l’eau de pluie ou déminéralisée, rappelez-vous que le camélia n’aime pas le calcaire.
La taille, non obligatoire, se fait après la floraison, et va servir à débarrasser l’arbuste d'éventuelles tiges cassées ou de redessiner sa forme.
Limitez les apports d’engrais et choisissez uniquement des produits spécifiques pour les plantes de terre de bruyère en ne donnant pas la totalité de la dose prescrite. Les engrais solides sont un bon choix car ils ont une action lente et progressive. Une alternative : du purin d’ortie une fois par mois et du purin de potasse lorsque les boutons floraux sont en cours de formation.
Malgré un grand pot, le camélia va finir par être à l’étroit. Il va alors se mettre à végéter, voire à se montrer moins résistant aux agressions extérieures (parasites, températures, maladies). Le rempotage s’effectue à la fin de la floraison, toujours dans un substrat à tendance acide, à peu près tous les 4 ans. Pour un sujet déjà volumineux, le rempotage n’est pas toujours très facile, vous pouvez alors vous contenter d’un surfaçage : ôtez la terre à la surface du pot, en veillant à ne pas abîmer les racines qui sont très superficielles, puis remplacez-la par un peu de compost mêlé à de la terre de bruyère.

Est-ce que le camélia gèle ?
Plus ou moins rustique en fonction des espèces, vous choisirez un Camelia williamsii pour une plantation en région à hivers froids, qui est le plus résistant, ensuite vient le camélia d’automne, qui supporte de courtes périodes à -10°, puis le camélia du Japon, le plus sensible au froid.
Ce sont cependant les bourgeons du camélia qui se montrent le plus sensibles au gel, sélectionnez donc l’espèce de camélia qui convient pour votre région selon sa période de floraison. Un autre de ses points sensibles face au gel : ses racines, car elles sont très superficielles et donc moins protégées par la terre que d’autres végétaux.

Comment garder un camélia en hiver ?
Un point très important est de ne surtout pas exposer le camélia au soleil du matin. Les boutons floraux sont très sensibles aux brusques changements de température, ce qui advient lorsque, après une nuit où il a gelé, le soleil se lève.
Abriter un camélia du vent est un bon moyen de le protéger, hiver comme été d’ailleurs. Cela peut être fait en le plaçant contre un mur bien exposé, ou à proximité d’une haie ou d’arbres coupe-vent. Les plantes en pot, facilement déplaçables, peuvent être regroupées contre un mur d’habitation qui les fera profiter d’une légère tiédeur, de plus ce regroupement limite relativement l’atteinte du froid, surtout au centre, et permet la pose d’un voile d’hivernage sur l’ensemble.
Le paillage est indispensable, lui aussi utile aussi bien par temps froid que par temps chaud car il isole les racines. En hiver, les feuilles mortes sont un matériau abondant et gratuit, profitez-en pour en faire une couche épaisse au pied du camélia, que vous pourrez éventuellement recouvrir de paille, elle aussi très isolante.
Les plus fragiles sont les jeunes camélias, un voile d’hivernage sera installé autour de l’arbuste, mais il n’est pas réservé aux jeunes sujets, surveillez les températures pour tous les camélias. Attention cependant à l’enlever en cas de redoux hivernal, des températures trop douces feraient redémarrer la végétation précocement ce qui rendrait le camélia encore plus fragile.
Les camélias en pot doivent être surélevés, le froid qui vient du sol ne doit pas être négligé. Une couche de paille ou de papier bulle peut également protéger le tour du pot pour une meilleure protection des racines.
Il ne doit pas y avoir d’arrosage en période de gel, ni même avant dans l’idéal.
Conclusion Le camélia est de culture assez simple. Les points importants sont les arrosages, car il réclame un sol constamment frais sans excès, et le gel qui peut être fatal à sa floraison ou à ses racines. Bien sûr il lui faut avant tout un sol acide, qui respecte sa nature de plante acidophile, et un ensoleillement modéré, car c’est dans les forêts tempérées à travers l’Asie qu’il vit à l’état naturel.
