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Conseils jardinage et plantes

La naissance d'une rose

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Proposé par la SNHF

La naissance d'une rose

Les rosiers du XXIe siècle sont là

Il y a une quinzaine d’années, lorsque l’on interrogeait les personnalités du monde de la rose pour savoir ce qu’ils recherchaient en priorité dans la sélection d’une nouvelle variété de roses, trois priorités se dégageaient : dans l’ordre, la résistance aux maladies et la rusticité des plantes ; une floraison de longue durée ; enfin, le parfum. Effectivement, dans leurs nouvelles hybridations, après avoir recherché, à la grande époque des roses dites “modernes” (surtout la 2nde moitié du XXe siècle) des formes de fleurs parfaites et des couleurs inédites, les rosiéristes ont pris conscience des nouvelles attentes des jardiniers, qu’ils soient amateurs ou des services publics : disposer d’arbustes rustiques, résistants aux principales maladies, et fleurissant pendant plusieurs mois. Le parfum s’est également présenté comme un critère de sélection important : quelle est la personne qui, en voyant une rose, ne s’en approche pour la sentir ? La rose est inconditionnellement liée à notre sens olfactif.

Enfin, ce qui a marqué également la fin du dernier siècle et le début de celui-ci, c’est l’engouement pour les rosiers paysagers : pour eux, l’important n’est pas la beauté de la fleur en elle-même, mais l’effet de masse qu’assure leur profusion – une floraison abondante aussi bien en intensité qu’en durée - ainsi que leur entretien réduit au strict minimum : la taille n’est plus nécessaire, et les branches se dégarnissent d’elles-mêmes de leurs fleurs fanées. Ce sont ces qualités notamment qui ont incité, au cours de ces dernières années, les espaces verts à utiliser largement ces arbustes dans leurs nouvelles réalisations, pouvant ainsi garnir de grands espaces avec peu d’entretien. Et comme ils se déclinent en plusieurs couleurs, ils donnent une véritable note de gaieté à l’environnement : ce sont par exemple les Meillandécor de Meilland, la gamme Ediparc d’Edirose, les Décorosiers de Verdia, ou encore les rosiers couvre-sol de Jackson & Perkins, édités en France par Guillot.


La fécondation croisée est induite par l'obtenteur


Du pinceau de l’obtenteur au consommateur

La rose est l’affaire d’un grand nombre de professionnels, dont les tâches se complètent. Au départ, se trouve l’obtenteur, dont les principales qualités doivent être la minutie, le sens de l’observation et la patience. C’est lui qui va induire des fécondations croisées, en mêlant artificiellement pollen et ovaire, choisissant les parents selon leurs qualités et leurs caractéristiques. Il va ensuite mettre en culture les graines obtenues, observer les plantules, d’abord en serre puis en plein air, sélectionner les plus intéressantes (pas plus de 2 ou 3 %), les multiplier de façon végétative (pour en conserver tous les caractères), ceci pendant plusieurs années, en affinant progressivement sa sélection. C’est dans ce travail de sélection que se manifeste réellement le talent de l’obtenteur. C’est là qu’il doit exprimer un véritable “don”. Sur 10 000 essais d’hybridation, pas plus d’une rose méritera d’être multipliée à grande échelle et commercialisée.

C’est l’éditeur qui sélectionne les meilleures variétés françaises ou européennes. C’est lui qui assure la promotion de ses rosiers : choix d’un nom commercial et médiatisation du baptême, publicité, relations avec la presse, avec les décideurs professionnels.

Intervient ensuite le producteur de rosiers qui multiplie et cultive soit des variétés tombées dans le domaine public - certains peuvent se spécialiser par exemple dans les “rosiers anciens” - soit des variétés protégées par les droits d’obtention, déclarées dans le cadre de contrats de licence. Il ne peut brader ses rosiers et les vendre au-dessous de leur coût de production. Toute vente réalisée en-dehors des termes du contrat devient illégale, à la limite de la contrefaçon. Le producteur va réaliser ses ventes sur place, par correspondance, dans le cadre de fêtes des plantes ou, le plus souvent, en travaillant avec un réseau de distribution ou des distributeurs indépendants.

Le distributeur achète ses rosiers, soit à racines nues, soit en pochettes, en mottes prêtes à planter, en conteneurs de présentation ou de culture (avec éventuellement pour intermédiaire l’acheteur végétaux de sa centrale). A charge pour lui de les conserver dans les meilleures conditions, et d’assurer leur promotion en utilisant les outils mis à sa disposition par l’éditeur et le producteur (livrets, affiches, meubles de présentation…) Il est bien sûr possible dans cette chaîne d’assurer plusieurs maillons : obtenteur et éditeur, éditeur et producteur, producteur et distributeur, et même éditeur et distributeur.

Ne négligeons pas enfin le rôle du journaliste dans cet univers : ce sont par dizaines que, chaque année, articles, dossiers, catalogues, comptes-rendus, livres, guides, photographies… ont la rose pour thème. Un engouement justifié, lorsque l’on sait que 54% des Français affirment que le rosier est leur plante préférée (source 3e baromètre annuel sur les Français et le Végétal, réalisé par Efficience 3 pour le Groupe J, le Salon du Végétal et La Lettre du Végétal). Et que la rose est la fleur la plus cultivée au plan mondial et la fleur coupée la plus achetée (sources Viniflhor, Office Hollandais des Fleurs). Source : Jardins de France Auteur : Marie-Hélène Loaec


La rose 'Line Renaud' en est à son 13e trophée


Star parmi les stars

De mémoire de jardinier, peu de roses peuvent s’enorgueillir d’un tel palmarès. Déjà récompensée par le prestigieux ADR1 allemand, Line Renaud, obtention Meilland, obtient, avec le Grand Prix de la Rose SNHF, son 13e trophée !


Presque parfaite !

Cette star frôle l’excellence : une grande rose au coloris rose indien, porté par une plante d'une exceptionnelle résistance aux maladies, aux parasites et à la pollution, sans traitements ni pesticides. Sa floraison est abondante et son feuillage d'un vert foncé très décoratif. Les fleurs comptent environ 35 pétales et le rosier mesure ente 80 et 150 cm. Olfactivement puissante, elle dégage un parfum intensément rosé et fruité orange épicé cyprès. Certains y voient l’évocation du parfum "In love again", accord pamplemousse cassis floral.


A recommander pour tous les jardins

Qu’il soit situé en région méditerranéenne, le long du littoral atlantique, ou en zone de moyenne montagne, chaque jardin va pouvoir accueillir cette forte personnalité, que nous vous recommandons de placer en isolé pour apprécier vraiment sa générosité florale et le plus près possible de la maison ou des allées pour en humer les effluves bienfaisantes.

ADR1 Allgemeine Deutsche Rosenneuheitenprüfung  - Lisez notre fiche conseils sur les rosiers label ADR pour en savoir plus !  


Tout savoir sur le Grand Prix de la rose SNHF

Il manquait en France un concours de roses de grande renommée. La Société Nationale d’Horticulture de France a créé ce Grand Prix pour récompenser les meilleures variétés de rosiers, capables d’offrir des qualités supérieures et une garantie de satisfaction, quelque soit le lieu de plantation.


Un concours minutieusement préparé et contrôlé

Seules des variétés récentes et inédites peuvent participer. Chaque obtenteur peut présenter un maximum de 3 cultivars. Les rosiers sont classés en 5 catégories (buisson à grandes fleurs, sarmenteux, miniature, paysage, buisson à fleurs groupées). Les lots anonymes sont plantés dans 7 lieux correspondant à des zones climatiques et agronomiques différentes. Annecy, Bordeaux, l’Hay-les-Roses, Marseille, Montpellier, Nancy et Rennes ont accueilli, entretenu et noté les variétés en compétition. 70 examinateurs spécialisés observent les variétés durant 2 cycles complets de végétation, 3 cycles pour les sarmenteux : en début de floraison, en pleine floraison, en remontée de floraison et en fin de saison. > Les appréciations portent sur : le caractère d’originalité, la qualité de la fleur, de la floraison et de la défloraison, la floribondité, la végétation, l’état sanitaire et le parfum.