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Produits souvent complexes, les biostimulants s’appuient sur la stimulation des processus biologiques des végétaux pour leur permettre un meilleur développement et une bonne résistance face aux agressions. Mais que sont ces produits ? Comment sont-ils composés ? Voici quelques réponses, non exhaustives !!
Que sont les biostimulants ?
Les biostimulants sont des substances ou des micro-organismes qui vont stimuler les processus naturels des végétaux pour améliorer leur “productivité”, notamment une meilleure défense contre le stress ou les maladies, ou pour une meilleure absorption des nutriments. Certains agissent sur la vie du sol.
Ils sont très variés : extraits de plantes ou d’algues, micro-organismes (ou extraits de), acides aminés, substances minérales, humiques, biomolécules…
Leurs mécanismes d’action sont également variés : modulation des activités enzymatiques ou hormonales, induction de production de métabolites, de formation de chélates...
Ils offrent de multiples ressources : ils limitent la transpiration, améliorent la dégradation de la matière organique, régulent la microflore, améliorent la structure du sol, stimulent la germination...
Au niveau de la réglementation, les biostimulants ne font pas partie des PNPP, Préparations Naturelles Peu Préoccupantes, même s’ils ont le même objectif que les SNUB (Substances Naturelles à Usage Biostimulant appartenant au même groupe que les PNPP). Ils ne sont pas forcément compatibles avec la culture biologique, cela dépend de leur composition, par contre ils sont compatibles avec les principes de l’agro-écologie.
La Commission Européenne les définit comme “des fertilisants qui stimulent le processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs caractéristiques des végétaux (l’efficacité de l’utilisation des éléments nutritifs, la tolérance au stress abiotique et la qualité du végétal cultivé)”.
Les produits de stimulation
On distingue dans les produits de stimulation 2 groupes :
Les SDP (Stimulateurs de défense des Plantes) agissent dans le cadre de la phytoprotection contre les maladies et parasites, donc uniquement sur les stress biotiques. Ces molécules (micro-organismes, plantes, algues, animaux, synthèse chimique, ...) amènent les végétaux à mettre en place des mécanismes de défense lors de l’agression de parasites ou d’agents pathogènes. En se fixant sur les récepteurs cellulaires des plantes, elles entraînent tout un processus de modifications métaboliques qui vont protéger les végétaux.
Les biostimulants, qui vont favoriser la croissance ou le développement, augmenter la résistance aux stress abiotiques (stress hydrique, thermique, salinité, …).ou bien agir sur le sol.
Les biostimulants présentent de nombreux avantages face aux produits phytosanitaires : biodégradables, moins toxiques pour l’homme et l’environnement, ils peuvent être utilisés en compléments de ces produits, car en augmentant notamment leur efficacité ils permettent une quantité moindre de substances actives. Ils optimisent également l’utilisation de l’eau.
Les biostimulants organiques
Les extraits d’algues contiennent de nombreux acides aminés (leucine, glycine, lysine, …) et des hormones végétales (auxines, cytokinines, gibbérellines, …) qui agissent entre autres sur la croissance des plantes et sur leur résistance face à certains facteurs de stress : sécheresse, chaleur, froid, salinité. Les algues sont également efficaces pour améliorer la rétention d’eau du sol, pour favoriser les bactéries y vivant et pour accélérer la décomposition des matières organiques. Elles sont depuis longtemps utilisées par les agriculteurs vivant sur le littoral pour amender le sol. Une des algues les plus utilisées comme biostimulant est l’algue brune, Ascophyllum nodosum.
Les extraits de plantes : la lignine végétale, une fois dépolymérisée, va accroître la résistance des plantes aux stress et favoriser le développement du système racinaire.
Les levures sont de véritables concentrés énergétiques, souvent adoptés pour fortifier les plantes après un stress.
Les substances humiques comme les extraits de lombricompost améliorent la résistances aux stress.
Les acides aminés : certains jouent sur la synthèses des protéines. Ce faisant, ils favorisent la germination, la synthèse de la chlorophylle, la floraison, la pollinisation, la maturation des fruits… D’autres peuvent avoir un effet préventif sur les dommages causés par un stress et augmenter la résilience du végétal.
Les biostimulants inorganiques
Les oligo-éléments sont connus pour leurs propriétés, qui permettent d’activer les processus des métabolismes biologiques. Ils vont être utiles, entre autres, pour la vie microbienne du sol, la décomposition de la matière organique, l’amélioration de la structure du sol, mais aussi pour le développement des systèmes racinaires ou pour stimuler l’activité photosynthétique.
Les biostimulants microbiens
La mycorhize est le résultat de la symbiose entre un champignon et une plante. Le champignon se développe à l’intérieur ou à l’extérieur des racines grâce à ses hyphes, qui sont de très longs filaments. Ce processus est extrêmement courant. La mycorhize améliore l'absorption des nutriments en les rendant bio-disponibles pour leur hôte. De plus, les mycorhizes stockent certains nutriments qui pourront servir au végétal hôte en cas de besoin.
Les bactéries (Azospirillum, Bacillus, Pseudomonas, Rhizobium, …) aident par exemple à fixer l’azote ou bien à solubiliser le potassium ou encore à synthétiser des hormones végétales.
Les produits biostimulants sont généralement des assemblages de plusieurs substances et/ou micro-organismes.
Comment utiliser les biostimulants ?
Les biostimulants peuvent être utilisés seuls, soit en pulvérisation directe sur les végétaux soit intégrés au sol (dans l’eau d’arrosage par exemple), mais généralement ils sont combinés avec d’autres fertilisants car la quantité à apporter est minime. La période d’application, généralement durant la période de végétation, varie selon les biostimulants : certains seront utilisés au stade de la germination, d’autres après la floraison, ou encore après un stress, en fonction de leur rôle.
