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Symboles d’un printemps bien installé, les lilas font partie de notre culture des jardins sans jamais nous lasser. On les aime pour leurs floraisons opulentes et généreuses, simples ou doubles. Elles déclinent une infinité de nuances mauves, bleutées, rosées, pourpres, violines, crème ou blanches. Mais ce sont surtout leurs parfums qui nous font à coup sûr craquer ! Tendres, délicats, sucrés, légèrement anisés ou parfois poudrés, ils évoquent la dualité d’un printemps doux et frais, ils nous rappellent surtout les merveilleux jardins de notre enfance…
On regrette seulement que leurs floraisons se terminent… toujours trop vite. Mais savez-vous que des variétés encore assez peu connues peuvent prolonger ce temps béni des lilas ? Ces autres lilas ont de plus en plus le vent en poupe et nous offrent un spectacle bien différent…
Grâce à ces nouveaux petits lilas - à découvrir d’urgence - les floraisons des lilas peuvent s'étaler sur une période inattendue, débuter en avril pour s’achever avec les gelées d’automne ! Ceux qui regrettent que le lilas classique soit un peu banal, sa période de gloire terminée, seront comblés. Nos petits lilas ont des silhouettes compactes, bien ramifiées dès la base et présentent l’avantage de fleurir de bas en haut, permettant de humer leurs parfums délicieux, souvent épicés, à hauteur de narines !
Leurs feuillages sont aussi plus décoratifs : pleins de finesse et d’élégance, parfois même finement ciselés ou veloutés appelant les caresses. Quehttps://photos.gammvert.frlques variétés se distinguent même par de belles colorations automnales.
Le côté un peu sauvage, botanique, très « nature » de ces petits lilas, répond aussi aux attentes du jardinier moderne qui, outre les floraisons, accorde de plus en plus d'importance à l’allure générale des arbustes, et apprécie une touche naturelle pour son jardin ou son balcon. Et justement ! Les dimensions souvent modestes de ces lilas leur permettent une entrée remarquée dans les espaces réduits et même en bac.
Comme leurs grands cousins, ils sont d’une santé à toute épreuve. Offrez-leur un emplacement au soleil pour une floraison optimale. Ensuite, ils ne demandent plus vraiment d’entretien. Au fil des ans, vous les trouverez de plus en plus beaux !
Attention, ces "nouveaux lilas" ne détrônent pas pour autant les lilas classiques dont la gamme continue de s’enrichir. Ces derniers restent imbattables pour l’intensité de leurs parfums et la beauté de leurs bouquets... Plantes d’hier, d’aujourd’hui et assurément de demain, les lilas ne sont pas prêts de tirer leur révérence…

Conseils de paysagiste
Nos lilas "nouvelle tendance" s’utilisent plus facilement dans de multiples situations qu’offrent le jardin et la terrasse. Leur port buissonnant s’intègre parfaitement dans des haies basses ou moyennes où la base dégarnie de leurs grands cousins (Syringa vulgaris) jurait un peu. Leur beauté moins fugace permet de les employer en isolé.
Ils peuvent aussi s’associer à un massif autour de la thématique du parfum avec d’autres vedettes de saison ou d’autres prenant le relais. Leur rondeur s’accorde bien à marquer les angles ou les extrémités d’une plate-bande, l’entrée d’un potager ou le passage d’une partie du jardin à une autre. Attention : n’en faites pas le centre d’une scène mais plutôt l’arrière plan de grandes vivaces ou d’autres arbustes à fleurs plus petits encore : potentilles, spirées d’été, rosiers buissons. Côté coloris, tous ces pastels se marient bien ensemble, magnifiés par une exposition légèrement tamisée. Par effet de contraste, le vert sombre et la densité de certaines topiaires (if, buis, laurier-sauce) soulignera la légèreté de leurs floraisons. Certaines variétés sont disponibles sur tige. Ils font alors un bel effet en isolé sur un massif de plante basse ou dans un grand bac sur la terrasse.
Les meilleures plantes compagnes
Les bulbes de fin de printemps : alliums, tulipes à grandes fleurs Les graminées Les vivaces « bon enfant » : iris, grandes campanules, delphiniums, pavots d’Orient, pivoines. Les arbustes printaniers : deutzias, genêts, rosiers, seringats, spirées, viornes. Les arbustes persistants : buis, houx, if, laurier-tin, troène.

Les bons soins à apporter au lilas
Les débuts du lilas :
Plantez-le de l’automne au début du printemps comme tous les arbustes caducs, hors période de gel ou de pluie intense. Aménagez un trou de plantation d’au moins trois le volume de la motte. Votre lilas est greffé ? Enterrez le point de greffe afin que la greffe produise ses propres racines et s’affranchisse du porte-greffe. Côté sol, il est peu exigeant mais évitez-lui les terres acides ou détrempées en hiver. Son sol idéal : profond, fertile et frais. Pour bien fleurir, il a besoin de soleil (au moins 6h par jour). Mais une ombre légère valorise les teintes les plus claires. Il ne craint pas du tout le froid. Au contraire, des saisons bien marquées favorisent de belles floraisons. Les fleurs apparaissent sur les bourgeons floraux formés l’été précédent. Ces derniers se mettent à grossir dès que les feuilles apparaissent.
L’entretien :
Après la plantation le lilas peut se passer d’intervention, hormis un bon paillage et quelques arrosages copieux le premier été! Un lilas classique (S.vulgaris) peut bénéficier d’une petite taille de formation si le jeune sujet a du mal à s’étoffer. Un rabattage de moitié des tiges le fera se ramifier de manière équilibrée. Il est possible de supprimer les fleurs fanées pour soutenir la croissance du jeune lilas en lui épargnant la mise à graines. Cette taille se fait juste après la floraison pour ne pas compromettre la suivante. Taillez juste sous la grappe fanée pour ne pas supprimer les futures petites pousses situées juste en dessous. Chez les Syringa vulgaris, supprimez les branchettes pour éviter un aspect fouillis. Les botaniques et les autres hybrides peuvent être taillés légèrement pour dégager la base de l’arbuste et aérer son centre. Supprimez les pousses apparaissant loin du tronc, ce sont les rejets du porte-greffe qui ne produiront que des fleurs bien simples. L’emplacement de votre lilas ne vous convient plus ? N’hésitez pas à le transplanter : son enracinement vigoureux facilite l’opération.
Le lilas en pot :
Choisissez impérativement une variété aux dimensions réduites, les lilas classiques ont besoin de la pleine terre d'un jardin. Choisissez un contenant d’au moins 40 cm de diamètre ou de côté. Remplissez-le d’un terreau pour rosiers ou d’un mélange terre de jardin et terreau universel amendé de fumure organique. Apportez une bonne poignée d’amendement chaque début de printemps. Paillez et arrosez afin que le substrat reste frais surtout en été. Inutile de tailler. Un simple nettoyage suffit : fleurs fanées, branches abîmées.
Crédits photos : Colour your life
