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Conseils jardinage et plantes

Palmier : cadeau des dieux

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Évoquant la chaleur des oasis ou celle des plages tropicales, les palmiers ne sont pourtant pas réservés aux climats chauds et de nombreuses variétés résistent parfaitement au froid modéré. Arbre d’une grande élégance, le palmier campe à lui seul une ambiance exotique ou méditerranéenne, il est parfait aussi dans un jardin contemporain.

palmier

Le Saviez-cous ?

Les palmiers les plus cultivés au monde sont les dattiers et les cocotiers. Ils symbolisaient autrefois la victoire, la paix et la fertilité.


Décor de cinéma

Dans le décor du jardin ou de la terrasse, l’impact visuel des palmiers est fort. Ils évoquent la côte d’Azur mais aussi des contrées plus exotiques comme une forêt tropicale ou une oasis luxuriante… Un voyage à lui tout seul !

On les croit réservés aux jardins du midi. Détrompez-vous : leur grande diversité et leur facilité de culture en pot permettent de les accueillir partout. Savez-vous qu’il existe des palmiers qui peuvent s’acclimater à tous les climats du territoire (hors climat montagnard) ?

Craquez pour un palmier, offrez-vous ce plaisir, au jardin ou en pot !


Le Trachycarpus fortunei


Les palmiers - Portraits de famille

Le plus facile et le plus résistant au froid : Trachycarpus fortunei

Le palmier moulin (ou palmier chanvre ou de Chine), Trachycarpus fortunei (nommé parfois Chamaerops excelsa). Stipe unique, droit et mince. Grandes palmes vert foncé en éventail. Fibres blanchâtres à la base des pétioles. Inflorescences courtes jaune d’or. Petits fruits violacés chez sujet femelle. Croissance rapide. H : 10-12 m. Apprécie : un sol frais et humifère, soleil non brûlant, mi-ombre. Craint : la sècheresse. Rusticité : -15 à -20°C.


Il se glisse partout et résiste bien au froid, aux embruns et à la sécheresse : Chamaerops humilis

Le palmier nain (ou palmier de Méditerranée), Chamaerops humilis. Silhouette dense et compacte, stipe fibreux, ramifié dès la base. Palmes vert clair en éventail. Inflorescences très courtes, jaune clair. Fruits rougeâtres chez sujet femelle. Croissance lente, taille réduite. H : 2-3 m. (très vieux sujets jusqu’à 8 m). Apprécie : soleil, mi-ombre, sol drainant (sableux, caillouteux). Rusticité : -12°C.


Il gagne à être plus connu : Butia capitata

Le palmier à gelée ou palmier à vin, Butia capitata. Palmier sud-américain très élégant avec ses grandes palmes pennées arquées et retombantes, vert bleuté. Pétioles épineux. Longues inflorescences jaunes ou violettes suivies de petits fruits orangés et comestibles ! Croissance plutôt lente : H : 3 à 5 m. Apprécie : soleil, tout sol même lourd et argileux. Rusticité : jusqu’à -12°C.


Une silhouette majestueuse, une croissance rapide : Phoenix canariensis

Le palmier dattier des Canaries (parfois nommé palmier de Hyères), Phoenix canariensis. Stipe vigoureux et massif évoquant un ananas géant quand il est jeune. Longues et abondantes palmes pennées formant une couronne très fournie. Pétioles épineux. Courtes inflorescences jaune pâle. Grappes de petits fruits jaune orangé. Croissance rapide en situation chaude. H : 15 à 20 m. Apprécie : le plein soleil, un sol fertile, frais en été mais bien drainé en hiver. Supporte la sécheresse, les embruns. Rusticité : jusqu’à -8°C.


Chamaerops humilis, le palmier nain


Les bonnes idées du paysagiste

Les palmiers méritent une place de choix au jardin ou sur la terrasse. Ils se montrent parfaits pour marquer un lieu stratégique, un coin détente, repos ou repas qu’ils signent de leurs silhouettes graphiques. Ils réchauffent et personnalisent le décor permettant de créer une ambiance méditerranéenne ou exotique. Par les jeux de feuillages (formes, textures, taille, coloris), ils contribuent au jardin sensuel où vue, toucher, ouïe sont tour à tour stimulés. Les palmiers participent également avec bonheur à des atmosphères minimalistes très en vogue dans les jardins contemporains. Leur beauté nette et intemporelle est un repos pour l’œil et se marie bien avec des lignes épurées.

Avec le vert, tout est permis ! Les mariages avec toute la gamme chromatique sont possibles. Les coloris vifs (rouge, orange, jaune) vont amplifier la connotation chaleureuse du palmier tandis que les teintes pastel conféreront élégance et discrétion à l’ensemble.

Le palmier peut se suffire à lui-même pour offrir la note végétale à une terrasse. Il s’associe aussi bien avec du bois, de la terre cuite qu’avec du minéral (dallages, pavés, galets, graviers) ou de l’eau. Et n’hésitez pas à marier les palmiers entre eux, ils vont si bien ensemble !


Le palmier en intérieur

Adoptez dans la maison, en lui réservant un vaste espace bien éclairé, un palmier d'intérieur : Dracaena, Phoenix roebellini, Areca...


Les palmiers se plaisent aussi en intérieur, sous une véranda


Les meilleurs compagnons des palmiers

Décor moderne :

Agapanthe, bambou, buis taillé, cordyline, gaura, graminées (petites et grandes), phormium, verveine de Buenos Aires…


Décor luxuriant :

Arum, bananier, bidens, colocasia, dahlia, fuchsia, hosta, fougère, pélargonium, pétunia…


Décor méditerranéen :

Agave, agrume, ciste, jasmin, laurier-rose, lagerstroemia, lavande, lavatère arbustive, olivier, Plumbago capensis, romarin, thym, yucca


7 gestes simples pour ne pas se tromper

1- Choisissez une espèce adaptée à votre climat (demandez conseil à votre pépiniériste). 2- Plantez votre palmier plutôt en fin de printemps ou début d’été. 3- Choisissez bien son emplacement : • au soleil non brûlant (parfois mi-ombre), • dans un sol bien drainé en hiver, • à l’abri des courants d’air froids. Cuvette d’arrosage et tuteurage des grands sujets. 4- Arrosez régulièrement toute l’année (hors période de gel). Les palmiers en pot auront besoin d’arrosages copieux et fréquent. 5- Fertilisez pendant la phase de croissance (printemps, été) 6- Pour la taille, supprimez seulement les palmes sèches. 7- En hiver, protégez le bourgeon terminal avec un voile de forçage. Paillez la souche pour protéger.


Le palmier se cultive très bien en pot !


Pas à pas, les conseils du coach jardinier

Le bon emplacement

Hors climat de la Côte d’Azur, offrez au palmier un endroit chaud, bien abrité des courants d’air, bénéficiant si possible d’un microclimat (mur sud, milieu urbain). Dans un jardin en pente, évitez les creux où le froid s’accumule ou le haut d’une butte soumise aux courants d’air.


De bons débuts

Plantez-le plutôt au printemps ou en début d’été, pendant la phase de croissance du palmier. Le sol idéal est fertile et bien drainé. Creusez un trou d’au moins 3 fois supérieur au volume de la motte. Enrichissez la terre avec du compost bien décomposé car le palmier est gourmand. Hydratez la motte du palmier en la manipulant avec précaution car les racines sont fines et fragiles. Installez le palmier de façon que la base du stipe soit au niveau du sol. Tassez bien la terre autour de lui. Tuteurez ou haubanez les sujets les plus grands. Ménagez une large cuvette d’arrosage et terminez par un arrosage copieux. Paillez le pied pour limiter l’évaporation et diminuer la fréquence des arrosages.


Un entretien réduit

Arrosez régulièrement les mois qui suivent la plantation en remplissant la cuvette d’arrosage. En été, le sol doit rester frais sans être détrempé. Evitez de mouiller le feuillage car cela favorise les maladies. Si l’hiver est sec, arrosez avec parcimonie hors période de gel. Mais ne le laissez pas mourir de soif !En pleine terre, deux apports d’engrais suffisent début mai puis début juillet. Offrez un engrais spécifique (pour les connaisseurs 3 parts d’azote N, 1 part de phosphore P, 3 parts de potassium K et 3 parts de magnésium Mg.)


La culture en pot

Offrez-lui un contenant de belle taille, 2 fois sa motte, pour éviter les rempotages fréquents (racines fragiles). Pensez aux roulettes pour simplifier la manutention avant l’hiver. Vérifiez le drainage (trou d’évacuation). Choisissez un contenant de terre cuite vernissée pour réduire l’évaporation par le matériau poreux. Côté substrat, il doit être nourrissant et bien drainé : terreau spécifique palmier ou type géranium allégé d’un quart de sable. Arrosez au moins une fois par semaine en été. Placez une couche de graviers dans la soucoupe pour éviter que le pot ne soit en contact de l’eau en excès. Ajoutez un engrais spécifique ou ‘spécial plantes vertes’ tous les 4 arrosages de mai à août. En hiver, réduisez les apports d’eau sans les interrompre car le feuillage peut dessécher irréversiblement. La terre doit être juste humidifiée (1 à 2 arrosage mensuels). Rempotez ou surfacez au milieu du printemps avant la phase de forte croissance.


Une taille simplissime

Elle se résume à la suppression en début d’été des vieilles palmes desséchées qui ne sont pas tombées d’elles-mêmes ou des pétioles secs avec une petite scie ou un sécateur parfaitement aiguisé.


Protéger contre le froid

Paillez au pied pour limiter l’effet du froid au niveau des racines. Les plantes en pot sont plus sensibles au froid qu’en pleine terre. Emmitouflez le contenant dans plusieurs épaisseurs de voile non tissé. Le point faible du palmier est son bourgeon terminal situé au cœur de la plante. Les sujets jeunes ou récemment plantés sont plus sensibles au froid que les adultes. Avant les premières gelées, relevez les palmes et attachez-les ensemble en bouquet. Entourez alors de plusieurs épaisseurs de voile non tissé (pas de pastique, l’excès d’humidité due à la condensation peut nuire au cœur de la plante).

Texte et Photos : La plante du mois - Ma plante et moi