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Dominique possède un terrain de 2000m² en Seine et Marne : maison, jardin d’ornement, tas de compost et potager se partagent l’espace. Eloïse, sa fille, qui s’est lancée dans la confection de tisanes, a elle aussi la passion des plantes (aromatiques !) Dominique ne jure que par le mulch ! Avec 20cm d’épaisseur sur chaque parcelle de culture, c’est son secret pour ne plus arroser… ses tomates ! Découvrez en plus sur Dominique, et ses astuces et conseils pour devenir, comme lui, un auto producteur !
Des tomates sans arrosage

Hé oui, vous avez bien lu ! Dominique n’arrose pas ses plants de tomates et pourtant il a de belles récoltes, mais comment fait-il ?
Tout commence dès la plantation ! Il installe chaque pied de tomate dans un grand trou copieusement arrosé, puis rempli de terreau et de fumier. Le plant de tomate doit être littéralement mis dans de la boue. Le trou est rebouché avec de la terre de jardin bien tassée. Ensuite le pied de tomate est entouré d’une épaisse couche de mulch. Voilà ! À présent "on n’y touche plus et ça vit sa vie". La plante se retrouve avec une réserve d’eau suffisante pour bien commencer sa croissance. Au fil des jours, elle va développer ses racines en profondeur pour chercher son eau. Grâce au mulch, la terre gardera sa fraicheur pendant des mois. Les pluies viendront entretenir cette humidité. "Avec ce système-là je n'ai vraiment pas de souci au niveau de l'arrosage.”
Prolongez la saison des tomates ! Dominique plante ses tomates tous les 15 jours, à partir du 15 avril - "s’il n’y a pas de gelées, j’aurai gagné" - jusqu’à fin juin. Même si la majorité des pieds de tomates sont installés en pleine terre, certains sont gardés sous serre, à l’abri du froid automnal, pour une production jusqu’à fin octobre.
Pour en savoir plus, découvrez comment cultiver les tomates sans eau.
L’arme secrète de Dominique : le mulch

Vous l’aurez compris, le mulch joue un rôle essentiel dans la culture sans arrosage de ses tomates. Mais connaissez-vous le mulch ? Encore appelé paillis, cette couverture est posée à même la terre pour la protéger et l’améliorer. Au potager, les mulchs sont organiques : paille, déchets de tonte, broyats de branches, de feuilles mortes... Leur lente décomposition nourrit la terre, lui assure une bonne structure et surtout conserve sa fraicheur. Ils régulent la température du sol, protègent les plantes et favorisent la biodiversité. C’est une méthode naturelle et responsable pour prendre soin du jardin en respectant le sol et ses habitants. On l’installe sur un sol propre et humide, en couche épaisse, hors période de gel.
"Je le mets sur la terre à partir du mois de novembre. Je ne mélange pas les déchets verts avec la terre, je préfère mettre une couche comme ça [de 20cm au moins] sur le sol et laisser la nature elle-même décomposer le substrat qui va tranquillement et doucement amender la terre. "
Faites le choix entre mulch et paillis.
Une passion entre père et fille
Depuis toute petite, Éloïse a grandi au rythme du jardin de son père Dominique. Si, adolescente, elle traînait un peu des pieds pour tirer l’eau à la citerne ou aller chercher les kilos de mulch, elle avait sans le savoir un amour profond pour les plantes, enraciné en elle. Devenue adulte, sa formation en herboristerie à l’École des Plantes de Paris a été une révélation : ce qui était la passion de son père était devenue la sienne.
"Je lui parlais des plantes que j'avais vues en cours et il se renseignait. Il achetait les graines, il plantait (…), on s'autoalimentait l'un l'autre de connaissances et de pratiques. "
Aujourd’hui, les plantes dont elle utilise les feuilles pour ses tisanes (tilleul, thym, romarin, et autres aromatiques) côtoient les légumes de Dominique. Pour eux, c’est bien plus qu’un savoir qui se partage, c’est une passion qui se transmet entre un père et sa fille.
Vous aussi découvrez les plantes aromatiques indispensables pour votre potager.
Le poulailler de Dominique

Chez Dominique vivent huit poules âgées de 3 à 4 ans qui lui offrent 2 à 3 œufs par jour. Au plaisir de ramasser des œufs frais et de les cuisiner tous les jours s’ajoute un autre plaisir : celui de “collectionner” les œufs colorés. Les œufs bleus de ses Araucanas ne lui suffisent plus, il aimerait accueillir aussi des poules qui pondent des œufs verts (une Olive par exemple) ou chocolat (une Marans aux œufs brun foncé) !
Pour autant il ne fera l’acquisition de ses nouvelles recrues que lorsque la place se libèrera naturellement. Dominique laisse ses poules profiter d’une paisible retraite, même si elles pondent moins, voire plus du tout.
Pour en savoir plus, retrouvez tous nos conseils sur les poules.
Son conseil à ceux qui veulent se lancer

Dominique a 3 fondamentaux pour d’ores et déjà vous faire gagner des années d’expérience au jardin :
1. Préparer ses semis en godet, soit sous une mini serre, soit derrière une grande fenêtre, pour qu’ils soient toujours baignés de lumière lors de la germination ;
2. Recouvrir la terre d’une généreuse couche de mulch de "tout ce qui vous tombe sous la main”: déchets verts, paille, broyat de branches vertes ou marrons, épluchures de légumes, compost même peu décomposé ;
3. Apporter une grosse réserve d’eau à la plantation pour que la plante n’en manque pas au début de son développement. Par la suite, elle ira chercher en profondeur l’eau qui lui faut, et plus ses racines iront en profondeur, mieux elle supportera le manque de pluie.
“En respectant ces 3 fondamentaux, on peut avoir une bonne production.” Parole de Dominique !
Merci Dominique et Eloïse !
