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L'autoproduction : lancez-vous !

Thomas et son potager à visiter

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Thomas a aménagé son potager il y a 2 ans. Il était prêt avant sa maison, construite sur le même terrain ! Il l’a pensé comme un potager à visiter avec ses bacs surélevés, ses carrés potagers, ses allées bien dessinées, ses décorations en métal rouillé, ses pancartes et ses flèches directionnelles. Pour partager avec les enfants de l’école voisine, et avec tous les curieux qui voudraient en savoir plus sur l’autoproduction ! 

Parole d'autoproducteur : Thomas en Moselle
Parole d'autoproducteur : Thomas en Moselle - © Studio EVO

Voir tout le matériel, les outils et les plantes pour le potager

Le potager à visiter de Thomas

D'une superficie de 200m², et âgé de seulement 2 ans, le potager est aménagé dans des bacs : carrés potagers et bacs surélevés se partagent l'espace et s'organisent autour d'allées bien dessinées et matérialisées. En prévision de ses vieux jours et pour épargner son dos dès maintenant, Thomas a aussi choisi cette méthode de culture pour protéger ses plantes potagères du vent auquel son jardin est fort exposé. Le muret en pierre qui entoure le potager n'étant pas suffisant. " Ça me permet aussi d'avoir un jardin propre. J'ai comme projet d'accueillir des visites de l'école maternelle juste à côté. Ainsi, les enfants garderont les pieds propres ! Et ils verront autre chose qu'un jardin au sol.

En hiver, Thomas travaille son sol et le nourrit abondamment : terre végétale, fumier, et bouse de vache des agriculteurs voisins remplissent les carrés et bacs. Pour une terre prête à accueillir les cultures au printemps suivant.


"Tout est dans des bacs pour avoir un jardin propre"
"Tout est dans des bacs pour avoir un jardin propre" - © Studio EVO

L'astuce du carton

Connaissez-vous l'astuce du carton ? Il s'agit de recouvrir de cartons la terre nue pendant tout l'hiver. Après avoir arraché les cultures fanées et nettoyé l'emplacement de tout débris végétaux, la terre est richement amendée (comme Thomas le fait : terre végétale, fumier, bouse...) puis recouverte de cartons. Il s'agit de cartons d'emballage, sans étiquettes ni scotch, et dans le meilleur des cas, avec le moins d'inscriptions imprimées possible. La terre est bien arrosée afin que le carton y adhère mieux. Lestez-le avec quelques poids comme des pavés pour le maintenir en place et ne pas craindre qu'il soit emporté ou déplacé par le vent. Résultat : "J'ai beaucoup plus de vers de terre !" Ces travailleurs du sol infatigables et essentiels sont gage d'une terre riche et productive !


Les secrets de Thomas pour une bonne terre

"Je donne du lait à mes légumes !". Vous voyez cette bouteille de lait oubliée dans votre réfrigérateur et dont vous ne savez plus depuis quand elle est ouverte ? Ne la jetez pas ! Diluez son contenu dans l'eau d'arrosage de vos légumes ! Par ce geste, vous encouragerez le développement des bonnes bactéries présentes dans le sol. Et qui dit terre vivante, dit terre productive !

Les autres secrets de Thomas pour une terre riche :

  • Le bannissement des produits chimiques dans son jardin, même contre les limaces et escargots ! Quitte à perdre sa culture...

  • Le marc de café et le guano marin en granulés, qu'il épand au pied de ses légumes dès le printemps et jusqu'en hiver.

  • Les purins : rhubarbe et orties. Et pour en savoir plus sur ce sujet, suivez nos conseils autour des purins.

Des petits secrets qui lui garantissent de très belles récoltes !


"Je donne du lait à mes légumes !"
"Je donne du lait à mes légumes !" - © Studio EVO

Jardiner avec la Lune : le retour d'expérience de Thomas

"J'ai quand même beaucoup moins de maladies en cultivant avec la Lune et mes pieds sont beaucoup plus costauds quand je respecte le cycle lunaire. "


Une erreur au potager à éviter

Tout le monde fait des erreurs, c'est ainsi que l'on apprend. Et l'autoproduction ne fait pas exception à la règle. Thomas l'avoue, il a déjà fait des bêtises, mais il en apprend tous les jours. Une année, il a paillé trop tôt ses pieds de tomates, de poivrons et de piments. Les pieds n'étaient pas suffisamment développés et sont restés comme figés. Ils ont souffert d'un excès d'humidité.

"Je me suis noté dans mon agenda de pailler beaucoup plus tard et d'attendre fin juin que les pieds soient bien pris avant de pailler avec du paillage de lin". 


Des économies non négligeables, c'est ça aussi l'autoproduction

Thomas tient un agenda, un journal de bord de ses cultures afin de garder une trace de ses réussites comme de ses échecs. Quelles cultures ont le plus donné ? Quelles sont celles qui ont le moins produit ?

"Je note aussi à peu près ce que mes récoltes me rapportent, si j'aurais dû faire mes courses en magasin. L'année dernière, j'ai économisé à peu près entre 1 000 et 1 500€. Uniquement si j'avais dû acheter mes légumes dans le magasin à côté de chez moi."


"On en fait des chips de chou-kale"
"On en fait des chips de chou-kale" - © Studio EVO

Les recettes de Thomas avec le chou-kale

Thomas cultive le chou kale et en récolte énormément durant les mois d'octobre à décembre. Que faire des feuilles de ce chou frisé, rempli de bienfaits ? Riches en vitamines A, C, K, en sels minéraux, sources de calcium et de fibres, les feuilles du chou kale se cueillent en hiver, cette saison où notre organisme a grand besoin de tous ces nutriments ! Comment le consommer ? Comment le conserver ? En en faisant des chips de chou kale ! Que Thomas utilise en décoration dans les veloutés et autres soupes, où elles apportent du croustillant et une pointe de sel.

Pour en savoir plus, suivez notre recette de chips de chou kale.

"Autrement j'en fais un plat bien de chez nous : la potée lorraine. On en fait de grandes quantités que l'on met au congélateur et que l'on distribue aussi à la famille. "


Son conseil à ceux qui veulent se lancer dans l'autoproduction

L'autoproduction, c'est la fierté de pouvoir récolter ses légumes et de les cuisiner. "Quelqu'un de plutôt de novice aura l'impression qu'il faut passer quasi des journées entières dans son jardin pour avoir des légumes, alors que ce n'est pas vrai. Une petite heure par jour suffit selon la taille du potager, pour avoir ses propres légumes. "

 

Merci Thomas !