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Conseils jardinage et plantes

Quelle est la durée de vie d'un cerisier ?

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Les arbres sont des végétaux parmi les plus attachants de nos jardins, et quand il s’agit de fruitiers, on compte d’autant plus sur leur présence généreuse. Le cerisier fait partie de nos arbres favoris, avec sa belle silhouette, sa floraison et ses fruits rouges que l’on apprécie d’autant plus que leur récolte s’étale sur un temps court. Facile à cultiver, pas spécialement exigeant, le cerisier a tout pour plaire, et lorsqu’il est planté jeune dans un jardin, c’est pour en profiter longtemps ! Mais quelle est la durée de vie d’un cerisier ? Comment faire pour prolonger celle-ci au mieux ?

Quelle durée de vie pour un cerisier ?

Tout sur le cerisier


Quelle est la durée de vie d’un cerisier ?

Le cerisier est un arbre fruitier dont la croissance est moyenne à rapide, cela diffère selon les variétés, et qui peut mesurer jusqu’à 10 m de haut lorsqu’il est adulte. C’est à partir de 4 ans en moyenne qu’il commence à donner des fruits, lorsque son système racinaire s’est bien implanté dans le sol.

La durée de vie d’un cerisier, bigarreau ou autre, est de 50 ans en moyenne, 30 ans pour les moins résistants, jusqu’à 100 ans pour un arbre bien entretenu et cultivé dans des conditions optimales, voire plus. Certaines conditions ou agressions le rendent en effet plus fragile et grèvent sa longévité habituelle.


Certains cerisiers à fleurs sont patriculièrement vieux

À savoir : la durée de vie d’un cerisier du Japon, qui est un cerisier à fleurs, est à peu près la même, de 40 à 100 ans. Le plus vieux cerisier du Japon, le Yamataka Jindai Zakura, est un cerisier pleureur, Prunus pendula, qui affiche entre 1800 et 2000 ans !


Comment favoriser la longévité d’un cerisier ?

Le choix de la variété est crucial pour une bonne adaptation au sol et au climat. Car c’est grâce à une plantation dans un sol et sous un climat qui lui convient, puis grâce à des soins attentionnés que votre cerisier aura le plus de chance d’avoir une longue durée de vie. Bien qu’il puisse subir des agressions que vous ne pouvez pas maîtriser, vous aurez fait de votre mieux !


Une plantation aux petits oignons

Le cerisier se plante entre les mois d’octobre et mars s’il est acheté à racines nues, au printemps ou en automne s’il est acheté en conteneur.

Évitez de planter votre cerisier dans un sol compact, lourd. Ce type de sol conserve l’humidité en excès, ce qui va entraîner une production de gomme importante et très affaiblissante. Dans le cas où votre terrain est argileux, ajoutez du sable de rivière et du compost à la terre ôtée du trou. Idéalement, c’est une terre fraîche et profonde, riche en humus, qui est la plus favorable au cerisier.

Offrez-lui du soleil, excepté dans les régions les plus méridionales où un peu d’ombrage aux heures les plus chaudes limitera les effets de la sécheresse et d’une chaleur trop intense. Et choisissez-lui autant que possible un emplacement à l’abri du vent.

Si vous plantez plusieurs fruitiers ou autres arbres à côté de votre cerisier, veillez à respecter une bonne distance pour que le développement de chacun soit favorisé. Vous garderez donc 8 à 12 m d’espace entre le cerisier et un autre sujet.

Pour aller plus loin, lisez nos conseils sur la plantation du cerisier.


Une culture attentive

Les arbres fruitiers apprécient toujours les apports de matières organiques et le cerisier ne fait pas exception à la règle. Apportez-lui du compost au début du printemps et à l’automne, compost, qui non seulement va lui apporter progressivement nombre de nutriments indispensables, mais qui va en plus se révéler être un paillage intéressant, qui maintient une fraîcheur bienvenue au cours de l’été.

Les pucerons sont des parasites courants du cerisier. Ils apprécient notamment les jeunes et tendres feuilles qu’ils piquent pour en sucer la sève. En colonie importante, ils peuvent affaiblir l’arbre en le privant de cette sève nourricière. De plus, le miellat qu’ils excrètent peut entraîner la formation de fumagine, un champignon qui recouvre les feuilles d’une sorte de suie noire et collante, empêchant de fait le processus de photosynthèse chez les feuilles atteintes. Le mieux pour maintenir la population de pucerons à un stade raisonnable, qui ne fait pas courir de risque à l’arbre, est de faire venir des coccinelles et autres insectes prédateurs de pucerons. Traiter un arbre n’est en effet pas facile, et la présence constante au jardin de ces auxiliaires régulera le nombre de parasites sur la durée.

La bouillie bordelaise est un moyen préventif efficace pour limiter les risques de maladies. Elle se pulvérise en hiver sur le tronc et sur le départ des branches charpentières, jusqu’aux premiers embranchements des rameaux secondaires. Un second traitement sera fait juste avant le débourrement (c’est-à-dire juste avant que les bourgeons ne commencent à s’ouvrir).

Pour aller plus loin, lisez nos conseils sur les maladies du cerisier.

La taille peut être un bienfait pour le cerisier, mais elle peut aussi être dangereuse si elle est réalisée au mauvais moment. Comme tous les fruitiers à noyaux, le cerisier est sujet à la gommose, cette déperdition de gomme qui affaiblit l’arbre et peut aller jusqu’à le tuer. Vous patienterez donc jusqu’à la fin de la récolte, voire jusqu’au début de l’automne pour nettoyer l’arbre. Ce nettoyage se fait tous les 4 ans tout au plus. Il consiste à supprimer les branches mortes en les taillant à la base, à supprimer les branches les plus faibles ou qui se croisent, celles qui vont vers l’intérieur de l’arbre pour laisser circuler l’air et la lumière. Agissez par temps sec et ensoleillé, pour éviter le risque de maladies. Ne coupez que des branches de petit diamètre. Vous finirez, si nécessaire, par rabattre (raccourcir) les branches d’une trentaine de centimètres pour lui rendre une belle silhouette arrondie. Il n’y a pas de taille de fructification pour le cerisier. Par contre, une taille de formation sera utile pour l’aider à former une belle charpente. Lorsque la taille est effectuée sur un sujet très jeune, les branches coupées sont encore de faible diamètre, leur taille est donc plus bénigne.

Pour aller plus loin, lisez nos conseils sur la taille du cerisier.


La taille du cerisier doit être modérée et se faire au bon moment

Comment sauver un vieux cerisier ?

Si l’arbre commence à dépérir, vous pouvez essayer de le tailler. Peut-être réussirez-vous à donner à votre cerisier une durée de vie plus longue. Commencez par raccourcir les branches d’⅓, toujours avant l’automne. L’année d’après, choisissez de belles branches qui sont bien orientées vers l’extérieur, raccourcissez-les de ½, supprimez les autres à leur base. Pour protéger l’arbre le temps de sa cicatrisation, appliquez après chaque coupe un produit à base de cuivre.


Il est possible de sauver un vieux cerisier qui dépérit

Comment savoir si un cerisier est mort ? Un arbre mort se reconnaît au fait qu’il ne sort plus aucune feuille au printemps et que toutes ses branches sont sèches, cassantes lorsque vous essayez de les courber. Il est cependant possible, malgré ces signes, qu’un peu de vie persiste. Pour le vérifier, grattez un peu l’écorce avec un petit couteau pour découvrir le cambium, une sorte d’écorce intérieure qui, lorsque l’arbre est vivant, produit l’augmentation de sa circonférence. Un cambium vert est vivant, donc le cerisier aussi, tandis qu’un cambium blanc ou marron signifie que l’arbre est malheureusement mort.


La durée de vie d’un cerisier dépend de nombreux critères, mais deux d’entre eux sont particulièrement importants. Sa variété doit tout d’abord être bien adaptée au climat, au terroir, au sol dans lequel elle est plantée, afin de tirer le maximum de résistance de ses conditions de vie. Et il faut faire très attention à la taille du cerisier, car il y est particulièrement sensible.