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Conseils jardinage et plantes

Comment traiter l'oïdium du petit pois ?

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Vous avez remarqué un dépôt blanc poudreux sur les feuilles de vos petits pois ? Il s'agit probablement de l'oïdium, un champignon qui affaiblit les plantes et réduit la qualité des récoltes. Découvrez dans cet article comment identifier l’oïdium chez le petit pois et les différents traitements et gestes préventifs pour sauver votre culture.

L'oïdium est une maladie assez courante des petits pois - © hcast - stock.adobe.com

Voir tous nos traitements des maladies des plantes

L’oïdium du petit pois

Erysiphe polygoni f. sp. Pisi est le champignon responsable de cet oïdium et spécifique au petit pois (Pisum sativum).

Le champignon a besoin de températures chaudes pour se développer, avec un temps sec le jour et une forte humidité au cours de la nuit. C’est en général entre avril et octobre qu’il peut contaminer les petits pois. La contamination est très rapide.

Tous les organes de la plante peuvent être attaqués, mais ce sont surtout les feuilles qui montrent les symptômes les plus reconnaissables, des petites taches blanchâtres à l’aspect poudreux, présentes des 2 côtés des feuilles si la contamination est importante. Les premières touchées sont les plus vieilles. Si le champignon apparaît tôt dans la saison et que le semis a été réalisé tard, les plants se développeront mal et la récolte sera peu abondante. Et dans les cas où la contamination est tardive, il est fréquent que les gousses n’arrivent pas à maturité. 


L'oïdium est très visible sur les feuilles des plants qui finissent par se dessécher - © i-am-helen - stock.adobe.com

Ce champignon ne touche pas les grains, qui restent comestibles. Attention par contre, une autre maladie peut se développer sur le plant du fait de sa vulnérabilité et rendre les petits pois non comestibles, surveillez bien les symptômes.

Le champignon est en sommeil durant l’hiver, il hiverne dans les débris végétaux des plants touchés mais aussi dans des hôtes secondaires, les lupins et les vesces notamment mais aussi le séneçon et le laiteron qui sont des plantes sauvages. Lorsque les conditions lui sont favorables, il s’y développe puis se propage sur les pois à proximité.


Quel traitement contre l’oïdium du petit pois ?

Quels traitements est-il conseillé d’employer contre l’oïdium du petit pois, et comment prévenir cette maladie grâce à des pratiques de culture ?


Pour soigner

Dès les premiers symptômes, retirez les feuilles et autres organes malades pour éviter, ou du moins ralentir, la propagation de l’oïdium sur vos petits pois.

Réalisez régulièrement des pulvérisations d’une macération de prêle durant les périodes favorables, afin de doper les défenses de la plante. Cela rendra plus difficile la contamination. 


Des pulvérisations de prêle macérée vont limiter la contamination de vos petits pois par le champignon - © Valerii Honcharuk - stock.adobe.com

Le bicarbonate de soude est également un fongicide efficace contre ce champignon pathogène. Vous le pulvériserez sur les feuilles à raison de 5 g par litre d’eau (ajouter du liquide vaisselle permet que le mélange tienne mieux sur les feuilles) dès les premiers symptômes.

Appliquez un produit à base de soufre qui est lui aussi efficace contre cet oïdium s’il est utilisé au tout début de la contagion.

Tous les traitements pour l'oïdium du petit pois qui sont à pulvériser sont à réaliser par temps gris ou en fin de journée.

En prévention

Voici quelques gestes de culture pour éviter au maximum les traitements pour l’oïdium du petit pois.

Il est conseillé de choisir des variétés de petits pois résistantes au mildiou, notamment si les épisodes favorables sont courants dans votre région ou si vous avez déjà eu des attaques les années précédentes.

Pratiquez la rotation des cultures après avoir eu des plants contaminés, afin que le champignon qui peut être présent ne trouve pas son hôte principal.

Au moment du semis, écartez bien les graines pour que les pieds adultes se touchent le moins possible. D’une part pour limiter la contamination d’un pied à l’autre, d’autre part pour que l’air circule bien entre les feuilles et que le soleil puisse contribuer à maintenir un microclimat sec autour de chaque pied. La présence d’eau sur les feuilles est en effet indispensable au champignon pour contaminer le plant.

Éliminez toutes les plantes qui forment des hôtes secondaires autour de vos pieds de petits pois.

Les arrosages se font au pied et sans toucher le feuillage, de préférence le matin pour limiter l’humidité nocturne qui plaît au champignon.

Les fertilisants riches en azote sont à éviter, car cet élément dope le développement du feuillage et les jeunes feuilles tendres sont plus vulnérables.

Pulvérisez du soufre en prévention sur vos plants dès le début du printemps. 

Après une attaque de mildiou, ramassez et détruisez tous les déchets végétaux de vos pieds de petits pois.


Quelles sont les autres maladies cryptogamiques du petit pois ?

Malheureusement, les petits pois sont susceptibles d’être contaminés par d’autres types de champignons, dont les effets peuvent d’ailleurs parfois ressembler à ceux de l’oïdium. Voici les plus courants.


L’anthracnose

Le champignon (en réalité ils sont 3) qui provoque cette maladie est favorisé par des températures de 15 à 20° et par une humidité importante. Sa présence entraîne des taches brunes à violacées sur la base des tiges ainsi que sur les feuilles, les fleurs et les gousses. Sur ces derniers organes, ces taches sont bordées d’une marge claire. La contamination par l'anthracnose progresse du bas vers le haut. Ces taches sur les feuilles évoluent en nécroses.

Vous protégerez vos pieds de petits pois en semant ceux-ci tardivement et en laissant de l’espace entre chaque. Une pulvérisation préventive d’un fongicide pourra être effectuée au début de la floraison en cas de conditions favorables, puis une dizaine de jours plus tard, et une autre si besoin 1 mois plus tard.

Le botrytis

Il se développe dans les mêmes conditions humides et douces que l’anthracnose et forme des taches de pourriture grise sur les fleurs principalement. Les feuilles et les gousses déjà présentes peuvent être touchées lorsque les pétales des fleurs malades chutent. Les gousses montrent alors une pourriture brune puis finissent par se dessécher. 

Une végétation généreuse et dense est très attractive pour ce champignon, sélectionnez des variétés de petits pois grimpants, dont le feuillage sera moins dense que les variétés naines, et limitez les apports en azote. Lorsque les conditions se prêtent au développement du champignon, appliquez du soufre en prévention, dès le départ de la floraison. Et si vous voyez que les fleurs sont malades, protégez les gousses à l’aide d’un fongicide, du lait par exemple ou du bicarbonate de soude.


Le mildiou

Le mildiou aime les températures en dessous de 18° et un temps gris et très humide.

Cette maladie entraîne la formation de taches de nécroses claires sur l’endroit des feuilles, qui correspondent sur l’envers à des taches feutrées d’abord blanchâtres puis violacées.

Supprimer les feuilles est la seule chose à faire pour limiter l’impact de cette maladie mais elle n’est généralement pas très virulente.


La rouille

Contrairement à un grand nombre de champignons, la rouille du pois aime les temps chauds et secs.

Se forment sur les 2 faces des feuilles des taches en relief brunes à orangées. Celles situées sur l’envers peuvent être très grosses et montrer une teinte plus sombre, presque noire. Lorsque la contamination se produit au moment de la floraison, la perte de production peut être sévère.

Un traitement fongicide doit être appliqué dès l’apparition des premières pustules.

L'oïdium du petit pois est une maladie fréquente qui peut affecter considérablement les rendements. “Quels sont les traitements pour lutter contre l'oïdium du petit pois ?” est une question que se posent de nombreux jardiniers. En combinant des mesures préventives telles que le choix de variétés résistantes, une bonne rotation des cultures et un arrosage adapté, et en utilisant des traitements biologiques en cas de besoin, vous pourrez limiter la propagation de cette maladie.