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Entrer en contact avec une chenille processionnaire est une expérience fort désagréable, qui nécessitera le plus souvent un traitement médical pour en soulager les symptômes. Cette chenille porte en effet des poils minuscules et empoisonnés, qu’elle éjecte afin de se défendre et qu’elle perd en abondance partout où elle passe. Ces poils provoquent de fortes réactions allergiques, autant chez l’homme que chez nombre d’animaux, notamment le chien. Les traitements sont courants pour enrayer ces allergies mais doivent impérativement être appliqués rapidement. Le mieux, pour éviter au maximum ces risques, reste quand même de se débarrasser de ces chenilles, que ce soit en traitant les arbres ou en faisant appel à d’autres solutions.
Les traitements de la chenille processionnaire
Si la chenille processionnaire du pin est tellement redoutée, c’est que son contact provoque d’intenses démangeaisons et autres réactions allergiques.
Cette larve très velue cache en effet entre ses touffes de poils des zones remplies de micro-poils qui ne mesurent pas plus de 2 mm. Très nombreux, environ 1 million par chenille, ils sont projetés en l’air lorsque la larve se sent menacée. Ils contiennent une substance extrêmement allergène, la thaumétopoéïne, qui va être libérée dans l’épiderme lorsque le micro-poil se brise, c’est à dire au moindre contact ou frottement. La chenille en laisse également un grand nombre dans ses nids, sur le sol lors des processions printanières, dans le sol même lorsqu’elle s’y enterre pour entrer en nymphose. Les animaux trop curieux, comme les chiens, les herbivores comme les chevaux, ont de nombreuses occasions pour entrer en contact soit avec la chenille soit avec ses poils. L’homme, quant à lui, peut être atteint notamment en retirant les nids, et les enfants sont à prémunir au maximum de ce risque.
Lorsqu’il est trop tard, que votre chien ou vous-même avez touché, inhalé voire ingéré des poils de cette chenille processionnaire, quel traitement appliquer pour soigner et/ou soulager ?
Soigner l’homme
Le traitement va être fonction de l’endroit du corps blessé par les poils de la chenille processionnaire.
L’épiderme réagit par un urticaire important qui apparaît dans les heures suivant le contact, avec des démangeaisons importantes et une forte douleur. Le traitement médical de la peau va passer par la prescription d’antihistaminiques, qui vont soulager les démangeaisons dues aux poils de la processionnaire.
Si vos yeux ont été touchés, l’ophtalmologue doit rincer les yeux et retirer si besoin, via une intervention chirurgicale, les micro-poils qui auraient pu se ficher dans l’œil. Ceux-ci pourraient entraîner de graves lésions oculaires.
Si vous avez respiré des poils urticants, le traitement s’appuiera, selon la gravité, sur des antihistaminiques éventuellement accompagnés de corticoïdes. La rapidité est de mise car ils peuvent entraîner un œdème qui gênerait la respiration.
Si vous avez avalé des poils urticants, le médecin doit supprimer au maximum les poils restés en surface dans la bouche. Si certains se sont fichés dans les muqueuses de la bouche, de l’œsophage ou de la gorge, une endoscopie devra être faite pour les retirer.
Dans tous les cas, une réaction ou du moins une évaluation rapide est indispensable. Une trop forte dose de cet allergène (selon la sensibilité de chacun) peut provoquer diverses atteintes allergiques graves, allant jusqu’au choc anaphylactique. Des symptômes tels que vomissements, vertiges, fièvre doivent alerter sur la gravité du cas. Les traitements pour les allergies dues aux chenilles processionnaires du pin ou du chêne sont les mêmes.
Soigner le chien
Le chien est l’une des victimes les plus fréquentes de la chenille processionnaire du pin et un traitement médical est plus que nécessaire pour en soigner les effets qui peuvent être graves. Heureusement, des traitements préventifs existent via l’homéopathie, qui peuvent limiter le danger représenté par ces chenilles processionnaires. Les traitements homéopathiques sont d’ailleurs également une aide précieuse pour accompagner les soins post-intervention. C’est le museau ou la gueule du chien qui sont le plus souvent touchés. L’animal va vouloir lécher une chenille ou renifler ses traces, et ce faisant ingérer ou inhaler des poils urticants. La réaction allergique chez le chien peut être très impressionnante : gonflement important de la langue qui peut également noircir du fait de l’œdème, détresse respiratoire, anorexie totale. Une nécrose peut survenir, notamment au niveau de la langue. Les démangeaisons intenses dues aux chenilles processionnaires entraînent le chien à se gratter, ce qui provoque la libération de plus de toxines. Ses yeux sont également très sensibles et peuvent présenter une importante conjonctivite. Le risque d’ulcère de la cornée est important. Le traitement du chien après un contact avec des chenilles processionnaires va consister à lui injecter des corticoïdes pour soulager les démangeaisons et limiter le risque d’un choc allergique, des anti-inflammatoires, ainsi que des anti-douleurs. N’attendez surtout pas pour amener votre chien chez le vétérinaire après une rencontre avec ces chenilles, la réaction allergique est en effet très rapide et forte, et plus les minutes passent plus les risques de lésions ou d’atteintes graves seront importants.
Lutter contre la processionnaire du pin
Les solutions et traitements naturels pour se protéger contre la processionnaire sont variés et relativement efficients, au regard de la densité d’individus dans certaines zones. Il est en effet plus simple d’agir efficacement dans son jardin que dans une forêt ! Pour un résultat optimum, n’hésitez pas à multiplier les moyens à votre disposition :
Il n’existe qu’un seul traitement bio contre les chenilles processionnaires. Il consiste à traiter directement l’arbre qu’elles occupent via des pulvérisations de bacilles de Thuringe qui vont empoisonner les chenilles processionnaires. Cette solution est un traitement naturel, qui doit cependant être utilisé en dernier recours car il n’est pas spécifique à la processionnaire du pin.

L’installation de nichoirs à mésanges permet de drastiquement diminuer la population de chenilles processionnaires. Ces oiseaux sont un prédateur majeur de la processionnaire.
L’échenillage consiste à supprimer et détruire manuellement les nids, il est à faire réaliser de préférence par des professionnels. Il demande en effet des précautions importantes pour éviter tout contact avec les poils urticants de ces larves.
Les pièges à phéromones attirent des mâles pour les capturer avant qu’ils ne se reproduisent. Les femelles fécondées seront donc moins nombreuses.
Le collier Écopiège se place autour de l’arbre et récupère les chenilles avant qu’elles n’atteignent le sol. Celles-ci seront ensuite détruites.
La destruction des chrysalides enfouies dans le sol permet également la destruction d’une colonie entière. Comme lors d’un échenillage, il est important de prendre des précautions pour bien se protéger des poils urticants.
Conclusion
Les réactions allergiques dues au contact avec la chenille processionnaire entraînent intenses démangeaisons et douleur, mais ce ne sont malheureusement pas les seuls effets. Les chiens notamment affichent des symptômes inquiétants, qui peuvent rapidement évoluer vers des atteintes graves s’ils ne sont pris en charge en urgence par un vétérinaire. L’homme n’est pas en reste, surtout si la quantité de toxine subie par l’organisme est importante. Dans tous les cas, le traitement adapté doit être appliqué rapidement. Ces chenilles processionnaires urticantes envahissent toujours plus de pins. Elles rendent certaines zones presque inaccessibles, ce qui est un comble lorsqu’il s’agit de son propre jardin. C’est pourquoi il est important d’agir en traitant ses arbres dès que possible. Mieux vaut prévenir que guérir !
