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Comment bien soigner ses poules ? Comment éviter les maladies, les parasites des poules ? Suivez nos conseils pour réussir l'élevage de vos poules. Offrez-leur un poulailler à l'hygiène impeccable, une alimentation variée et un bel espace en herbe : c'est le secret de poules en bonne santé !
Élever ses propres poules se fait de plus en plus pour tous les avantages que cela procure ! Ce n’est pas très compliqué car les poules sont des animaux faciles à entretenir. Il faut toutefois veiller à une bonne hygiène et un bon cadre de vie : comme pour tous les animaux, la liste des maladies possibles est longue, mais pas de panique, tant que vos poules vivent dans de bonnes conditions, elles ne devraient pas avoir de problèmes de santé. Vous trouverez ici la bonne marche à suivre pour avoir des poules en bonne santé, et nous évoquerons les maladies les plus fréquentes chez les poules.
Des petits maux des poules...
1 & 2- Le stress et le phénomène de picage

Pourquoi les poules stressent ?
Les poules sont assez facilement stressées. Cela arrive notamment si elles se sentent mal à l'aise dans leur environnement (à cause d'un poulailler sale et mal entretenu par exemple, ou à cause d’un changement brutal), ou si elles ont des carences alimentaires.
Qu'est-ce que le picage chez les poules ?
Le stress chez la poule peut mener à un comportement de "picage" : les poules se piquent entre elles, et vont parfois même jusqu'à s'arracher les plumes. Dans des situations très extrêmes, il a déjà été constaté des cas de cannibalisme ! Il est préférable d’isoler l’animal responsable et lui donner des produits anti-picage : blocs anti-stress, complément alimentaire pour éviter le picage et fortifier les poules.
Les causes du picage sont également l’ennui et l’inactivité. Pour y remédier, faites faire de l’exercice à vos poules en agrandissant leur parcours, éparpillez de la nourriture et des petits cailloux. Cela évitera également que vos poules prennent trop de poids !
3 - La perte de plumes

La mue est un phénomène physiologique normal chez les poules, comme chez tous les oiseaux. Elle permet aux poules de renouveler leur plumage une fois par an, dès la fin de l’été / début d’automne. Il faut savoir que pendant cette phase fatigante pour la poule, la ponte ralentit voire s’arrête et la poule a tendance à perdre un peu de poids : le phénomène de mue puise son énergie, et la poule a besoin de retrouver des forces. Comprenez donc qu’une mue qui se déroule bien est signe d’une bonne période de ponte à venir !
Mais il peut arriver que la perte de plumes soit la manifestation d’un stress chez la poule suite à un changement quelconque. Il faut dans ce cas lui permettre de retrouver son équilibre au quotidien.
4 - Les parasites internes : les vers
Les vers s’en prennent souvent aux poules qui vivent au grand air : ils sont transmis par les insectes, ils viennent se loger dans l’intestin des poules et affaiblissent leur organisme. Les manifestations peuvent être un retard de croissance, un amaigrissement, une diarrhée, une ponte moins productive, la crête peut devenir moins colorée.
Pour y remédier, administrez à vos poules un traitement sous forme de vermifuge. À titre préventif, vermifugez vos animaux deux fois par an.
5 - Les parasites externes : les poux et les acariens

Pour savoir si vos poules ont des poux, inspectez régulièrement le plumage de vos poules : si vous voyez des plumes abîmées ou des croûtes sur la peau, il vous faut réagir ! Traitez les poules contre les poux gris et faites un grand nettoyage du poulailler.
Les acariens sont également courants. Ceux que l’on nomme poux rouges se cachent le jour dans le poulailler, donc on ne les voit pas vraiment sur les poules, mais celles-ci sont stressées et peuvent notamment refuser d’entrer dans le poulailler. Traitez contre les poux rouges et décapez le poulailler de fond en combles (c’est le cran au-dessus du grand nettoyage).
Poudre de pyrèthre et terre de diatomées sont deux traitements pour les poux des poules, à épandre dans leur environnement.
D’autres acariens provoquent la gale des pattes - vous la reconnaissez aux croûtes jaunâtres ou aux excroissances qui se forment au niveau des pattes -, et la gale déplumante. Ces gales sont de vraies maladies, dont nous vous parlerons dans le chapitre des grands maux des poules.
En prévention contre les parasites, pensez à installer un ou plusieurs bacs à poussière avec du sable, des cendres ou de la terre afin que les poules puissent se rouler dedans !
Aux grands maux des poules : les maladies fréquentes en petits élevages
Quelles sont les maladies qui attaquent les poules et quels sont les symptômes d'une poule malade ?
6 - La coccidiose
La coccidiose de la poule est une maladie parasitaire qui apparaît lorsque les conditions d’hygiène dans le poulailler ne sont pas remplies. Les coccidies, les parasites, sont ingérés par les poules et ils se développent dans leurs intestins.
Le symptôme principal est une forte diarrhée qui peut être fatale à vos animaux, mais il y en a d’autres : anémie, manque d’appétit, baisse de la ponte, faiblesse générale.
Cette maladie peut être grave, mais elle peut surtout être traitée facilement et rapidement : il existe des vaccins, en prévention, ou, en curatif, des antibiotiques ou des anticoccidiens, pour cela consultez un vétérinaire. Vermifuger ses poules 2 fois par an peut limiter le développement des coccidies.
En même temps que vous traitez la poule, nettoyez et désinfectez le poulailler.
7 - Le coryza

Le coryza est une maladie respiratoire bactérienne qui se traduit par des éternuements et des écoulements au niveau du sinus. Les poules secouent la tête pour se débarrasser de ce qui coule, leurs yeux et paupières peuvent se mettre à gonfler, elles ont du mal à respirer. Elles peuvent également avoir de la diarrhée et perdre du poids.
Pour guérir cette maladie, il faut intervenir dès les premiers symptômes : il existe des antibiotiques très efficaces, qui doivent être prescrits par un vétérinaire. Isolez la poule malade afin qu’elle ne contamine pas ses colocataires.
Pour limiter les risques d’apparition de ce “rhume des poules”, évitez les courants d’air dans le poulailler, isolez bien celui-ci (sans le priver de sa ventilation), étalez une couche de litière épaisse pour que l’humidité n’y pénètre pas.
8 - La gale déplumante
Cette maladie est due à un acarien, Cnemidocoptes laevis, qui provoque une importante perte de plumes. Les symptômes autres sont notamment un grattage fréquent, un affaiblissement général et du picage, ce qui malheureusement peut être dû à d’autres problèmes, tout comme la perte de plumes peut être prise pour la mue.
Isolez la poule et nettoyez à fond le poulailler. Prenez conseil auprès d’un vétérinaire.
9 - La gale des pattes
La gale des pattes est, elle aussi, due à un acarien, Cnemidocoptes Mutans. Elle est par contre très reconnaissable. Les doigts peuvent se déformer, les pattes grossir, la peau des pattes montrer des soulèvements au niveau des écailles qui forment des excroissances. Des croûtes jaunes apparaissent souvent.
Cette maladie est grave si elle n’est pas traitée rapidement. Prenez l’avis d’un vétérinaire et nettoyez le poulailler.
10 - La typhose aviaire
Très courante dans les grands élevages, cette maladie peut également toucher des poulaillers de petite taille. Elle est due à des salmonelles, qui peuvent se développer dans l’eau, dans la nourriture ou encore dans la litière. Elle entraîne chez la poule de la diarrhée, une importante déshydratation, une baisse de la ponte et de l’appétit, une fatigue générale.
Le vétérinaire pourra vous prescrire un médicament, il est judicieux d’agir et de traiter rapidement.
Les autres maladies

Il existe plusieurs autres maladies qui peuvent survenir dans des petits élevages et qui s’avèrent redoutables : la seule solution pour les éviter est la vaccination, ce sont des maladies d’origine virale. Vérifiez la présence de ces vaccins si vous adoptez des poules chez un éleveur et vaccinez vos jeunes poules si vous faites des poussins.
En général, lorsqu’une poule est atteinte, tout votre poulailler risque d’y passer.
C’est le cas de la maladie de Marek, dont il existe 3 formes : digestive, avec l’apparition de tumeurs, nerveuse, avec une paralysie de certaines membres, oculaire, avec la cécité. Les signes alarmants, outre la paralysie : problèmes respiratoires, pupilles décolorées.
Ou de la maladie de Newcastle : septicémie, forte fièvre, perte d’appétit, soif intense, problèmes respiratoires, la poule est prostrée et peut présenter des plumes hérissées.
Ou encore de la maladie de Gumboro. Le virus provoque de diarrhées, une perte d’appétit et une prostration de la poule.
Si vous constatez qu’une de vos poules est malade ou a un comportement anormal, faites le maximum dans un premier temps pour l’isoler de ses congénères. Ensuite, consultez le plus rapidement possible un vétérinaire.
7 bonnes pratiques pour assurer un bon cadre de vie à vos poules
Offrez à vos poules suffisamment d’espace pour qu’elles puissent se promener et se nourrir d’herbe, d’insectes et de petits cailloux. Comptez au moins 10 m² par poule dans l’enclos (idéalement, c’est plutôt 20 m2 par poule). Et suffisamment d’espace au poulailler également, chacune doit disposer d’au moins 20 cm sur un perchoir et de 1 m2 au sol.
Entretenez régulièrement le poulailler : renouvelez chaque semaine la litière et la paille des pondoirs après les avoir débarrassés des poussières et détritus (les déjections sont retirées quotidiennement), chaque semaine également nettoyez les structures du poulailler et tous les accessoires, videz entièrement le poulailler une fois par an et désinfectez-le parfaitement (y compris fentes et recoins).
Nettoyez aussi régulièrement les abreuvoirs et mangeoires afin que les poules aient des aliments secs et propres, ainsi qu’une eau toujours limpide, à renouveler tous les jours.
Mettez à leur disposition un bac à poussières. Remplissez de cendres de bois ou de sable une vieille bassine et mettez-la dans un endroit sec, sur leur parcours ou sous le poulailler sur pilotis. Les poules viendront s’y rouler et s’y débarrasser de leurs parasites. Pensez à le renouveler toutes les semaines.
Donnez-leur une alimentation variée : aliments complets ou mélange de céréales, plus l’accès à des parties herbeuses où elles peuvent trouver des insectes et manger de l’herbe, plus vos restes de cuisine ou un accès au compost (à condition de ne rien y mettre qui soit toxique pour elles).
Mettez en quarantaine toute nouvelle poule durant quelques jours afin de vérifier qu’elle est en bonne santé.
Les poules ont besoin d’une surveillance régulière : rendez-leur visite tous les jours et prenez le temps de les examiner une fois par semaine pour déceler tout comportement anormal. Quand une poule est malade, sa ponte baisse, ses plumes sont ébouriffées, elle garde une attitude prostrée, le dos rond…
À savoir : Un beau parcours enherbé est déjà une très bonne prévention face aux maladies.
Les facteurs suivants peuvent être à l’origine de maladies, donc à éviter :
Trop de poules pour un espace réduit.
Hygiène insuffisante.
Humidité des locaux.
Changement brutal dans l’environnement des poules.
En bref : les poules et les maladies, tout n’est qu’une question d’hygiène. Un habitat propre, de la nourriture saine et sèche, une eau fraîche et renouvelée chaque jour, un grand espace : tous ces éléments limiteront fortement tout risque de maladie ! Retenez aussi que les poules apprécient par-dessus tout une vie zen et tranquille…
