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Financièrement économique, idéal pour préserver ses plantations malgré ses absences et sobre en utilisation des ressources en eau, l’arrosage intégré est en plus très discret, préservant l’esthétique du jardin. Cependant, son installation ne se fait pas à la légère et demande de se poser les bonnes questions avant de se lancer : mesure des besoins et des capacités et réalisation d’un plan détaillé sont des étapes nécessaires pour un système parfaitement adapté. Viendront ensuite les tranchées et tous les branchements, mais rassurez-vous, vous pouvez toujours faire faire ce travail par un professionnel !
1- Que faut-il savoir avant d’installer un arrosage enterré
Quels sont vos besoins ?
Pour mettre un place un système adapté à votre jardin, vous devrez prêter attention à divers points :
Sa surface et son organisation : c’est à partir de 200 m2 qu’il devient intéressant de réfléchir à un arrosage intégré, mais la composition du jardin est également importante. Massifs nombreux, potager ou bien pelouse et haies (une pelouse a un besoin en eau de 0 à 5 L/m2 par jour) ont des besoins très différents en terme d’apports en eau.
Le budget que vous désirez y consacrer : quantité d’eau que vous allez apporter à votre jardin (toujours vert ou juste le nécessaire ? ), possibilité de faire réaliser les travaux par un professionnel ou pas.
Débit et pression d’eau
L’installation d’un arrosage intégré dépend du débit en mètre cube par heure dont vous disposez. En effet, c’est ce débit qui va dicter le nombre de réseaux qu’il faudra installer pour répondre à vos besoins. Si vous possédez une pompe, toutes les informations nécessaires sont inscrites dans les caractéristiques techniques. Si par contre elle fait partie du matériel à acquérir, faites votre choix en fonction de la consommation prévue.
À savoir : Afin de calculer le débit, remplissez un seau de 10 L au robinet d’arrivée d’eau (sur lequel seront branchés vos réseaux), ou bien sur votre pompe si vous disposez d’un puit ou d’un récupérateur d’eau. Chronométrez le temps de remplissage de votre seau, puis faites le calcul suivant pour obtenir le débit en m3 par heure : (contenance en litre du récipient / temps de remplissage en secondes) X 3,6. Si vos besoins sont de 12m3/h et que votre débit est de seulement 3m3/h, il vous faudra prévoir 4 réseaux qui se déclencheront les uns après les autres.
La pression de l’eau doit être comprise entre 2 et 5 bars (de 2kg/cm2 à 5kg/cm2) pour un bon fonctionnement. Un manomètre installé sur le robinet d’arrivée d’eau vous indiquera cette pression. Il est également possible de directement s’adresser à votre compagnie des eaux.
Astuce : en cas de pression trop importante, il suffit d’installer un réducteur de pression.
Réalisation du plan d’arrosage
Un plan à l’échelle comportant toutes les installations électriques et les arrivées d’eau de votre terrain est à réaliser, avec des mesures précises, les plantations (massifs, potager, bordures, …), les obstacles éventuels, les dénivellations.
Le plan d’arrosage va comporter :
L’emplacement des arroseurs (dessinez leur champ d’action à l’aide d’un compas). Commencez par placer les plus longues portées pour compléter ensuite par les tuyères.
L’emplacement du réseau de tuyaux : en reliant les arroseurs par les tuyaux, veillez à additionner le débit de chaque élément. La somme doit être inférieure au débit de votre arrivée d’eau. Si elle est supérieure, vous devrez diviser en plusieurs réseaux. Autre point à considérer : vous ne pouvez pas relier sur le même réseau des tuyères et des turbines car elles ne fournissent ni la même quantité d’eau ni le même temps d’arrosage.
En fin de réseau il y a une perte de pression qui peut aller de 0,15 bars pour 10 mètres, avec les tuyaux les plus fins, à 0,25 bars pour 10 mètres avec les plus gros. Tracez des lignes de réseau les plus courtes possibles et réfléchissez bien, si possible, à l’emplacement de votre arrivée d’eau.
À savoir : il est conseillé de faire réaliser l’étude technique par un professionnel à partir du plan de votre terrain.
2- Prévoir le matériel pour un arrosage intégré
Une pompe si l’eau pour votre arrosage provient d’un puit ou d’un récupérateur d’eau. Elle devra être immergée si le niveau de l’eau est à plus de 7 mètres de profondeur (une pompe immergée présente l'avantage d’être silencieuse, mais son coût est plus élevé). La pompe sera sélectionnée en fonction de vos besoins en débit, et doit fournir, dans l’idéal, une pression de 2,1 bars. Équipée d’un pressostat elle se mettra en marche dès l’ouverture d’une électrovanne ou du robinet.
Le programmateur : il en existe à pile ou solaire pour les plus petits réseaux. Pour un projet plus important, sélectionnez un programmateur multivoies qui pourra gérer de multiples réseaux, différentes zones, plusieurs séquences d’arrosages etc. Certains, comme le programmateur Gardena Selectcontrol, proposent des programmes prédéfinis et peuvent aussi être entièrement commandés par le capteur d’une sonde d’humidité.
La ou les électrovannes : il s’agit de robinets que le programmateur déclenche et qui sont connectés aux réseaux.
Le ou les réseaux, composés de tuyaux, de raccords et de colliers de prise en charge (ou de serrage). Les tuyaux doivent être résistants au gel, d’un diamètre de 20 à 32 mm (à choisir selon le débit d’eau disponible).
Les arroseurs : tuyères pour les petits espaces ou turbines pour les plus grands, les arroseurs sont choisis selon leur portée, leur rayon et leur débit.
Les regards : variés, ils servent à dissimuler tout en gardant accessibles les électrovannes, les robinets, …
La sonde d’humidité : pour une efficacité optimum et de réelles économies d’eau, elle se couple au programmateur pour que l’arrosage ne se déclenche que lorsque le sol est sec. Le programmateur peut aussi être couplé à un pluviomètre.
Éventuellement des goutteurs ou micro-asperseurs pour installer une partie du système en arrosage localisé (au potager notamment).
3- Installer le système d’arrosage
Procédez tout d’abord à un test : installez au sol tout votre matériel, branchez-le et mettez en eau. Vous pourrez ainsi vérifier la bonne couverture de votre arrosage et son bon fonctionnement avant l’enfouissement. Cette installation en surface vous aidera également à dessiner au sol les tranchées nécessaires.
Comment creuser les tranchées ?
Prévoyez des bâches pour stocker la terre.
Les tranchées sont creusées en V, avec un fond plat. La bêche peut-être utilisée, mais il existe sinon des machines spécifiques, les creuse-tranchées, à préférer selon l’ampleur de la tâche. La profondeur des tranchées est au minimum de 20 cm, sachant que plus les tuyaux sont enterrés profondément moins ils courent le risque de geler. Ôtez toutes les grosses pierres tranchantes.
Étalez une couche de graviers ou de sable d’une dizaine de centimètre au fond des tranchées, sur laquelle seront placés les tuyaux. Cette couche protégera des éventuels cailloux qui pourraient abîmer le matériel.
Astuce : afin de ne pas abîmer votre pelouse, utilisez une bêche pour découper le gazon avec ses racines aux emplacements dessinés. Une fois le réseau installé, vous pourrez remettre en place les blocs en bien les arroser pour qu’ils reprennent sans problème.
Comment installer le système ?
Installez les tronçons perpendiculaires et coupez aux endroits des raccords à l’aide d’une scie à métaux.
Connectez les tuyaux aux électrovannes,
puis branchez les électrovannes au programmateur.
Les électrovannes sont finalement reliées à l’arrivée d’eau.
Installez et branchez les arroseurs. Ils doivent être bien verticaux et prolongés par des allongeurs si besoin. Afin de débarrasser les tuyaux de tout éventuel débris qui pourrait par la suite boucher les arroseurs, faites circuler l’eau avant de poser ces derniers.
Testez votre installation avant de combler les tranchées : tout d’abord une couche de graviers puis la terre ou les blocs de gazon découpés précédemment.
