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Conseils jardinage et plantes

La bouture du bambou

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La bouture de bambou est une technique de multiplication, elle est d'autant plus efficace pour les lucky bambou, bégonia bambou.. qui ressemblent fortement aux bambous mais qui n'en sont pas. Pour les vrais bambous, on privilégiera la division des rhizomes, plutôt que le bouturage dans l'eau. Même si il est vrai les bambous sont réputés pour leur croissance et leur développement rapide, à la limite de l'envahissement chez certaines variétés...

Bouture de bambou

Bouture de bambou ou division des rhizomes ?

Le bambou noir

Phyllostachys nigra est le seul à avoir des chaumes verts, lorsqu’ils sont jeunes et qui se teintent en un beau noir ébène en vieillissant, sous le soleil. Il fait partie des bambous moyens, atteignant à maturité 6 à 8 m de haut. Lors de sa plantation, n’oubliez pas la barrière anti-rhizomes car le Phyllostachys grandit vite.

Comment le multiplier ? La bouture dans de l’eau des chaumes de bambou noir n’est pas une technique dont la réussite est assurée. Prélevez plutôt directement dans la terre un ou deux rhizomes que vous aurez sectionné d’un coup de bêche : repérez les rhizomes les plus vieux qui n’ont pas encore développé de jeunes cannes. C’est la division de la souche comme l’on fait pour toutes les plantes vivaces. Remettez l’éclat prélevé en terre, en pot ou directement à l’endroit où vous voulez installer votre nouveau bambou. Plantez-le dans un mélange de terre de jardin et de terreau et assurez l’arrosage durant les premières années qui suivent la plantation. Le bambou est gourmand en eau, ne laissez pas la terre se dessécher entre 2 arrosages, et paillez au pied.

NB : Attendez le printemps pour diviser sa souche.

Le bambou nain


Bambou nain

Les nains ne dépassent pas 1,50m de hauteur. Ils forment de très belles haies basses et bordures. Et pour certaines variétés très particulières (comme Shibatea Kumasaca), ils peuvent même faire office de gazon, se révélant être de très bon couvre-sol dans les zones où la pelouse a du mal à s’installer.

Pour les multiplier, la technique est la même que pour le bambou noir.


Un bambou non traçant, le Fargesia


Bambou Fargesia

Dans la catégorie des petits bambous, le Fargesia est idéal à cultiver en pot. Il est cespiteux, c’est-à-dire non traçant. Il n’aura pas tendance comme les autres bambous à partir à l’assaut de tout votre jardin, il saura se cantonner à la zone que vous lui aurez dédiée. N’hésitez pas à le rabattre au besoin (les cannes sont coupées à ras du sol), il ne craint pas les tailles sévères et répétitives.

Et pour le multiplier, procédez à la division de la souche en récupérant un ou plusieurs éclats de rhizomes du pied mère. Et replantez-les en pot ou en pleine terre.

Veillez à bien les arroser sans les noyer !

Le bambou d’intérieur, le lucky bambou


Lucky bambou

On l’appelle aussi le bambou porte-bonheur. En réalité, il ne s’agit pas d’un bambou mais d’un Dracaena, donc de la même famille que cette belle plante d’intérieur. Très associé au Feng-Shui, le lucky bambou par sa forme (ses tiges forment une spirale à leur sommet), sa couleur et par son nombre de tiges participe à la diffusion d’énergies positives. Contrairement aux bambous réputés pour leur croissance rapide, le bambou d’intérieur se développe lentement. Il peut vivre toute sa vie les pieds dans l’eau et pour bien se développer, il réclame une bonne luminosité, sans pour autant aimer le soleil brûlant.

Comment le bouturer dans l’eau ?

  1. Coupez un morceau de tige sain, bien vert et qui porte un nœud (un anneau).

  2. Mettez-le dans un bocal en verre transparent avec quelques galets décoratifs pour stabiliser l’ensemble.

  3. Placez votre bouture à la lumière mais pas sous un soleil direct.

Une fois que la bouture a développé suffisamment de racines et que de nouvelles feuilles sont apparues, vous pouvez le planter dans un pot de terreau de qualité, bien drainant et que vous devrez garder humide, mais toujours sans excès. Vous pouvez aussi garder la bouture dans son bocal en verre, refaites le niveau d’eau régulièrement et préférez toujours de l’eau de pluie.


Le bégonia bambou


Bégonia Bambou

Il s’agit d’un bégonia et non d’un bambou. Mais sa multiplication est si facile à réussir qu’il est surnommé bégonia bambou. Car comme le bambou il est très facile à bouturer avec une reprise garantie !

Comment le bouturer ? Coupez un bout de tige saine, portant plus de 3 belles feuilles. Ôtez les feuilles à la base, conservez celles au sommet. Mettez cette bouture à tremper dans un verre d’eau de pluie , que vous renouvellerez régulièrement. Au bout de quelques semaines, des racines vont se former. Lorsque celles-ci seront suffisamment grandes, vous pourrez repiquer votre bouture dans un petit pot de terre, remplis de terreau spécial bouturage. Vous poursuivrez les arrosages sans toutefois détremper la terre.

NB : la meilleure période pour bouturer le bégonia bambou est le printemps jusqu’au début de l’été.

Le bambou sacré


Nandina ou bambou sacré

Le Nandina n’est pas non plus un bambou ! Pour autant, ses feuilles qui ressemblent fortement à celles du bambou, lui ont valu cette appellation de Bambou sacré. Son feuillage devient pourpre en automne, un atout que le bambou n’a pas !

Comment le bouturer ?

La bouture du bambou sacré se prélève en fin d’été ou en automne, de préférence en septembre. Coupez plusieurs tronçons de tige saine et feuillue, d’une dizaine de cm de longueur. Plongez l’extrémité de chaque tige, débarrassée de ses feuilles, dans de la poudre d’hormone de bouturage. Placez-les à l’étouffée (avec un film plastique par exemple ou dans une serre à semis), et à la lumière. Une fois que des racines apparaîtront, vous pourrez les repiquer dans de petits pots. Suivez leur évolution et attendez que la plante soit suffisamment forte et développée avant de la replanter à l’extérieur (attendez au moins 2 ans).

Vous pouvez aussi multiplier le Nandina par semis. Mais le résultat est très aléatoire, les chances de réussite sont faibles.

Conclusion La bouture du bambou ne réussit vraiment que pour les plantes qui ne sont pas réellement des bambous mais qui en ont l'appellation par leur ressemblance. Toutefois la multiplication des bambous est très facile à réussir et à réaliser, cette plante asiatique ayant le développement le plus rapide de tout le règne végétal. Qui plus est, le bambou peut souvent être qualifié d'invasif. Vous ne le mettrez pas en danger en prélevant de sa souche souterraine plusieurs beaux rhizomes !