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Conseils jardinage et plantes

Comment lutter contre les cochenilles sur les pommiers ?

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Les cochenilles sont des parasites assez courants, dans les jardins et les vergers, comme dans la maison, car elles choisissent comme hôtes de très nombreux végétaux et se révèlent assez coriaces lorsque l’on souhaite s’en débarrasser. Un de ses hôtes possibles est le pommier. Cet insecte piqueur-suceur à la salive toxique peut faire de véritables dégâts sur du long terme. Comment se débarrasser des cochenilles sur un pommier

Lutter contre les cochenilles sur les pommiers - © Xalanx - stock.adobe.com

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Quelles cochenilles sur le pommier ?

La cochenille est un parasite qui attaque très fréquemment les pommiers et qui peut faire de véritables dégâts sur du long terme : les branches porteuses s’affaiblissent peu à peu et dépérissent, l’arbre entier peut dépérir à terme. Les piqûres sur les fruits jaunes contaminés portent un halo rouge violacé tandis que les fruits rouges affichent des halos clairs. De plus, une fois l’arbre affaibli, il est courant qu’il soit attaqué par d’autres ravageurs, notamment par des insectes xylophages (qui se nourrissent de bois).

L’importance de ces dégâts dépend de l’espèce de cochenille présente et de la taille de la colonie.

Plusieurs espèces de cochenilles sont susceptibles de coloniser un pommier. Et il est important de connaître l’espèce des coupables, car la lutte peut différer selon leur type.


Le pou de San José

Quadraspidiotus perniciosus est la cochenille la plus nuisible pour les pommiers. Bien qu’il préfère les parties ligneuses (le bois) des arbres, les générations de l’été peuvent s’installer sur les fruits.

Cette cochenille à bouclier porte une protection blanche au premier stade de son développement, protection qui devient plus sombre pour être noire lorsque le stade adulte est atteint. Sa forme est circulaire, allongée chez les mâles adultes. Sa capacité de nuisance est due au fait qu’il peut y avoir 2 à 4 générations dans l’année.

La première ponte débute fin mai et se poursuit pendant 6 semaines, à raison de 8 à 10 œufs par jour. Les suivantes sont à peu près début août et fin septembre. La larve du pou de San José est mobile durant 1 ou 2 jours avant de se fixer.


La cochenille virgule

La cochenille à virgule est courante sur le pommier - © Tomasz - stock.adobe.com

Lepidosaphes ulmi fait aussi partie des cochenilles à bouclier. Chez elle, le bouclier en question est brun et recourbé comme une virgule, d’où son nom. Elle est de petite taille, entre 1 et 5 mm. Le bouclier est présent à tous les stades, des œufs à l'âge adulte, protégeant ainsi l’insecte contre les prédateurs et n’importe quelle agression.

La cochenille virgule se reproduit et pond au mois de juillet. Les œufs restent cachés sous le bouclier jusqu’au mois de mai suivant, moment où ils éclosent. Les larves sortent alors du bouclier, c’est le seul moment où elles peuvent se déplacer, la suite des stades larvaires se passeront sous bouclier.

Ces cochenilles s’installent sur l’écorce des troncs et des branches. Elles sont de ce fait assez difficiles à repérer, il faut s’approcher de très près pour apercevoir les boucliers confondus avec l’écorce. 

Contrairement à d’autres espèces, la cochenille virgule ne produit pas de miellat, il n’y a donc pas de fourmis circulant sur l’arbre qui pourraient alerter de la présence du ravageur.


La cochenille rouge du poirier

Epidiaspis leperii apprécie tous les arbres de la famille des rosacées, dont le pommier, même si elle est particulièrement attirée par le poirier. 

Le bouclier circulaire des femelles est clair, de couleur variable entre le gris et le jaune, avec un centre rouge sombre. Le bouclier des mâles est plus petit, ovale et de couleur blanche.

Il n’y a qu’une génération par an. La ponte débute tôt, au mois de mai, car ce sont les femelles fécondées qui hibernent, et continue jusqu’à l’automne. Juste après l’éclosion des œufs, les larves sont mobiles quelques heures, jusqu’à ce qu’elles trouvent un emplacement et qu’elles s’y fixent avant de sécréter leur bouclier.

En plus des dégâts habituels commis sur les arbres, cette cochenille peut entraîner des retards de développement ainsi que des fissures et déformations sur les branches attaquées. Et si les colonies sont importantes, l’arbre va commencer à produire de la gomme et les branches atteintes se dessèchent tandis qu’au niveau des fruits, la production va être impactée.


La cochenille jaune

La présence de fourmis est souvent un signe de présence de cochenilles - © peter - stock.adobe.com

Quadraspidiotus piri n’est généralement pas problématique pour le pommier, car les colonies sont le plus souvent petites.

De teinte ocre jaune, le corps de cette cochenille est protégé par un bouclier gris ou noir. Celui des femelles affiche une partie jaune orangé, celui des mâles et plus petit que celui des femelles et de forme plus allongée. Il y a une seule génération par an. La période hivernale est une pause dans le développement des larves qui reprendront celui-ci à la fin de l’hiver.


La cochenille ostréiforme

Celle-ci est la moins dangereuse pour les pommiers. Quadraspidiotus ostraeiformis est également une cochenille à bouclier. Celui-ci change de couleur et de forme au fur et à mesure du développement de la larve. Blanc et circulaire au premier stade, il fonce peu à peu, devenant allongé pour les mâles. Lorsque les larves atteignent le dernier stade avant l’âge adulte, le bouclier devient noir. 

Comme la cochenille à virgule, la cochenille ostréiforme se reproduit au début de l’été et le dernier stade larvaire est enclenché avant l’hiver, avec une pause des fonctions de l’organisme à cette saison. Lorsque l'œuf éclot, la larve est mobile un petit moment.


Comment se débarrasser des cochenilles sur un arbre ?

Le lait de chaux élimine les larves dormantes des cochenilles - © Iuliia - stock.adobe.com

Si vous êtes certain que ce sont des cochenilles et que vous avez une idée de l’espèce, voici plusieurs solutions préventives ou curatives.

  • Comme les pucerons, les cochenilles vont être attirées par une croissance importante des jeunes pousses et feuilles, c’est-à-dire lorsque celle-ci est dopée par un apport excessif d’azote. Soyez modéré dans l’apport de cet élément nutritif.

  • Les cochenilles à bouclier ont des prédateurs naturels, notamment des guêpes microscopiques et des coccinelles. Il est donc judicieux de favoriser leur présence, par exemple en installant à proximité de cet arbre fruitier, un hôtel à insectes et en offrant à ceux-ci un jardin sans pesticide et riche en espèces végétales.

  • Sur un très jeune pommier ou un sujet en bac : l’emploi d'une solution d'alcool à 70° avec

    un peu d'eau savonneuse est assez efficace au début d’une invasion. Imbiber un chiffon et le passer sur les cochenilles pour en débarrasser l’arbre.



  • Le brossage des parties colonisées puis un badigeon de lait de chaux réalisés en hiver élimine les parasites présents et évite de nouvelles attaques.

  • Il est aussi possible d’utiliser un jet d’eau très puissant que vous passerez sur les branches et les feuilles de vos pommiers. La puissance du jet permettra de faire disparaître toutes les cochenilles qui ont pu se loger dans vos arbres.

  • Malgré sa protection, la cochenille à bouclier est vulnérable à un moment précis : celui de la sortie de la diapause (il s’agit d’un arrêt du développement, ici pour passer la période hivernale), lorsque toutes leurs fonctions se réactivent et que leur développement reprend. Cette reprise des fonctions se produit en fin d’hiver, un traitement à l’huile blanche sera fait à cette période, au moment du débourrement (lorsque les bourgeons commencent à s’ouvrir). C’est plus compliqué avec la cochenille rouge, car elle s’installe sur l’écorce sur plusieurs épaisseurs de bouclier.

  • Le stade durant lequel la larve est mobile est aussi opportun pour effectuer un traitement. Il se produit fin juillet ou début août, sauf pour le pou de San José dont le premier essaimage se produit entre mai et juin. Il faudra faire 2 traitements sur un intervalle de 15 jours. 

  • Dans le cas d’une très forte infestation, il est possible de retirer les branches touchées, s'il s'agit de petites branches secondaires, et de les brûler sans attendre pour éviter une invasion générale.

Notre conseil : un traitement au lait de chaux réalisé en automne ou au début du printemps réduit considérablement ce type d'attaques. Les arbres sont beaucoup plus sains.

Les cochenilles du pommier sont de plusieurs espèces, qu’il est préférable de reconnaître pour pouvoir lutter correctement. En effet, elles ont chacune leur spécificités, ce qui peut modifier notamment la période du traitement à appliquer. Par ailleurs, toutes ne sont pas dangereuses, une surveillance régulière peut alors et être mise en place pour s’assurer qu’il n’y a pas une forte progression.