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Modifié le 11/09/2026
Même rustiques, les poules ne raffolent pas du froid, de la pluie, du vent. En hiver, le poulailler les recevra une grande partie de la journée, il doit donc être confortable, bien isolé du froid et des courants d’air, bien étanche contre l’humidité ambiante. C’est à sa construction que vous prévoirez l’ensemble des mesures nécessaires, mais chaque année une petite préparation du poulailler ne sera pas de trop, ni une vérification de tous ses éléments ! Il est néanmoins judicieux de respecter un certain ordre pour que ce soit efficace : repérer les faiblesses, réparer les passages d'eau et d'air puis isoler contre le froid.
Des poules bien protégées pour l'hiver en 5 étapes
Liste des fuites possibles air/eau et zones de condensation
La toiture et la couverture : fissures ou cassures au niveau des tuiles ou des tôles, déchirures dans le feutre bitumé, usures des rondelles d'étanchéité (vis de fixation).
Les parois et leur assemblage : bois fendu, jeu au niveau de la trappe d'accès, de la porte ou de l'ouverture du pondoir, défauts de jointure entre les panneaux.
Les fondations et le sol : ruissellement contre le bas des parois ou sur le sol et qui provoque des infiltrations, contact direct du plancher avec la terre, humidité du sol qui remonte à travers la dalle car pas de film étanche sous la structure.
Les zones de condensation : le dessous du toit, des recoins mal ventilés, des éléments ou parois en plastique ou métal sont des zones sur lesquelles l'humidité peut se poser et se liquéfier.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils pour protéger le poulailler en hiver.
Comment tester les infiltrations ou les fuites ?

Le test d'aspersion : par temps sec, aspergez la totalité du poulailler avec un tuyau de jardin pour repérer à l'intérieur les endroits où l'eau s'infiltre.
Le test de la bougie : un jour de vent, allumez une bougie (pour éviter de mettre le feu, éteignez-la pour n'utiliser que sa fumée, ou utilisez un bâton d'encens) et déplacez-vous lentement avec elle dans le poulailler, longez les jonctions des parois , les contours du toit, le tour des ouvertures, pour repérer les endroits où la fumée indique un courant d'air.
Le test du papier journal : posez un journal sous la litière pendant 24 heures et vérifiez s'il est humide et si c'est sur le dessus ou le dessous. Dans le premier cas, ce sont les fientes des poules qui le mouillent ou une condensation venant du toit, dans le second, l'humidité vient de sous le plancher.
Les étapes par ordre de priorité
Traiter immédiatement toute infiltration d'eau qui coule par la toiture ou les gouttières et remonte par le sol.
Bloquer les courants d'air sans arrêter la ventilation : calfeutrer les fentes, notamment au niveau des perchoirs, tout en gardant les grilles d'aération efficaces, et en veillant à ce que le poulailler reste bien sécurisé.
Poser l'isolation thermique : parois, toit et sol doivent être doublés avec des matériaux adaptés aux poules.
Renforcer le confort à l'intérieur et à l'extérieur grâce à la litière et à l'aménagement du poulailler.
Prêtez attention au sol tout au long de l’année : si celui-ci est régulièrement humide, c’est qu’il y a un problème d’isolation.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur le chauffage pour vos poules en hiver.
Étanchéifier l'abri sans oublier la sécurité anti-prédateurs ni la ventilation

Étape 1 : traiter les fuites d'eau suite au test d'aspersion
Sur la toiture : reboucher les trous et les fentes (mastic d'extérieur ou pâte à bois) ou coller une bande adhésive d'étanchéité bitumée, remplacer les éléments de la couverture qui sont abîmés, remplacer les vis rouillées ou changer leurs rondelles, réparer les déchirures de la toile bitumée avec des rustines.
Au niveau des gouttières : les déboucher et les nettoyer, en poser s'il n'y en a pas pour éviter que l'eau qui tombe du toit ne ruisselle et ne s'infiltre dans les parois ou à la base du poulailler.
La gestion de l'eau : un récupérateur d’eau situé en bas de la gouttière évite que l’eau ne stagne au sol, installant un bourbier autour du poulailler tout au long de l’hiver.
Le long des parois : appliquer du mastic extérieur (acrylique ou silicone neutre) au niveau de la jonction des parois ou clouer des tasseaux de recouvrement sur les fissures.
Les grilles d'aération : installer des casquettes ou des auvents en pente au-dessus des grilles d'aération hautes pour empêcher les pluies obliques d'entrer.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur les pluies d'automne et la lutte contre l'humidité du poulailler.
Étape 2 : colmater les courants d'air suite au test de la fumée et sécuriser
Au niveau des parties mobiles : poser des joints en mousse ou en caoutchouc sur le contour de la trappe, du tiroir à déjection ou du couvercle du pondoir.
Autour de l'ouverture de la trappe : fixer des liteaux en bois autour de la trappe pour faire un cadre qui empêche l'air de passer.
Au niveau des grilles d'aération : remplacer par des grilles d'aération à persiennes dont les lames sont inclinées vers le bas pour casser les rafales. N'en fermez surtout pas, particulièrement au niveau des aérations hautes, il faut un minimum de 5 à 10 % de surface d'aération par rapport à la surface au sol.
Protéger le toit et le poulailler en posant une bâche peut être une solution ponctuelle en cas de vague de froid, mais elle a un défaut majeur : elle peut boucher en même temps toutes les aérations du poulailler, entraînant un phénomène de condensation, et donc de l’humidité à l’intérieur.
Étape 3 : sécuriser face aux prédateurs
Recouvrir les joints souples, la mousse de calfeutrage avec du grillage soudé et galvanisé à mailles de 13 mm maximum pour empêcher les fouines, belettes et rongeurs de grignoter ces parties sensibles. S'il y a des panneaux d'isolant, faites de même.
Renforcer les grilles d'aération en remplaçant les grillages ou filets en plastique par des grilles métalliques vissées solidement.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur les prédateurs des poules : qui sont-ils et comment s'en protéger.
Isolation du toit, des murs et du sol
La température idéale dans un poulailler durant l'hiver se situe entre 10 et 12°, et elle est acceptable entre 5 et 9°, sachant qu'entre 8 et 10°, la poule ne pond presque plus puisqu'elle utilise son énergie pour maintenir sa chaleur corporelle. Le seuil bas à ne pas dépasser est de 1°, à 0° la poule peut avoir des engelures.
Tableau comparatif des isolants
Isolant 🧥 | Résistance à l'humidité 🌫️ | Sécurité / Toxicité pour les poules 🐔 | Facilité de pose 🏗️ | Durabilité 🌳 | Coût 💰 |
Liège (plaques) | Excellente (imputrescible) | Sûr et imputrescible | Très facile (à visser/coller) | Très élevée | Moyen à élevé |
Contreplaqué / Bois | Moyenne (nécessite un bois traité ou abrité) | Parfaitement sûr | Très facile (à visser) | Élevée | Moyen |
Polystyrène (expansé/extrudé) | Excellente | Très toxique si picoré (à masquer impérativement) | Très facile à découper | Élevée (si protégé) | Économique |
Paille / Matériaux de récup | Faible (pourrit si mouillé) | Sûr (attention aux acariens si humide) | Très facile (remplissage) | Faible (1 saison) | Gratuit à très économique |
Plexiglass (pour ouvertures) | Insensible | Sûr | Facile (découpe et vissage) | Très élevée | Moyen |
Film plastique / Papier bulle | Excellente | Sûr (si bien agrafé) | Immédiate (il est agrafé) | Faible (dépannage) | Très économique |
Comment poser l'isolation ?
1 - Isoler le toit
Pour un poulailler standard : le toit peut être isolé par la pose d’un sous-plafond ou bien doublé.
Matériaux de récup' : feuilles mortes bien sèches et/ou paille à mettre en sac et maintenues sous le toit grâce à un grillage ; carton ondulé épais à découper et à fixer ; papier bulle (2 à 3 couches de film de 4 mm d'épaisseur) ou chutes d'emballage à agrafer sur le toit.
2 - Isoler les murs
Des planches de bois ou de contreplaqué de 10 à 15 mm d'épaisseur peuvent doubler avantageusement les parois, ou encore des plaques de liège de 30 à 50 mm d'épaisseur.
La technique du grillage fin qui retient une garniture de paille proposée pour le toit peut aussi être utilisée pour les parois.
Le polystyrène est certes un très bon isolant, qui a de plus les avantages d’être peu onéreux et facile à placer. Pour autant, il ne faut absolument pas qu’il soit accessible aux poules : celles-ci le picoreraient et c’est une matière toxique. Il sera donc posé en sandwich entre la paroi et un panneau de contreplaqué ou autre matériau neutre.
Matériaux de récup' : planches de palettes démontées à clouer pour couper les passages d'air ; sac en toile de jute à clouer sur les murs à l'intérieur pour atténuer le froid sans couper l'aération ; plaques de carton à mettre en sandwich entre les parois et un doublage.

3 - Isoler le sol
Par l'extérieur : on peut poser le poulailler sur des parpaings, des plots ou des pilotis pour éviter le contact direct avec le sol.
Par l'intérieur : poser du liège imputrescible sous la litière, directement sur le plancher, va limiter les remontées d'humidité.
Sous le plancher : des plaques d'isolant peuvent être fixées sous le sol du poulailler. C'est une méthode très adaptée aux petits poulaillers qui n'ont pas beaucoup de hauteur.
Matériaux de récup' : palettes à glisser sous le poulailler pour le surélever, plaques de carton à glisser sous la litière, chutes de lino ou de bâches plastique à poser au sol.
Pour en savoir plus, lisez nos conseils sur que mettre sur le sol d’un poulailler.
4 - Isoler les ouvertures
Des plaques de plexiglas peuvent être découpées et posées devant les ouvertures. Cette solution est pratique car facile à mettre en œuvre, esthétique, et efficace, le vent froid ne peut plus rentrer dans le poulailler. Il faut cependant éviter de couvrir la totalité de la hauteur des ouvertures, afin que l’aération se fasse toujours. Vous pouvez également les placer seulement du côté venté.
Pour pallier une brusque vague de froid, des films plastiques fixés aux mêmes endroits peuvent dépanner mais seront moins durables.
Matériaux de récup' : papier bulle à agrafer sur les cadres de fenêtres, bâches plastiques transparentes à tendre devant les ouvertures face au vent.
Une bonne litière pour plus de confort
Une litière double épaisseur (10 à 15 cm) garde un maximum de chaleur et forme une couche bien isolante. Il est par contre indispensable de la changer très régulièrement : les poules rentrent dans le poulailler avec les pattes mouillées, rapidement la litière ne séchera plus. Si vos poules gardent les pattes mouillées, elles risquent des infections ou le développement de parasites.
Choisissez bien le matériau de la litière : les copeaux de bois dépoussiérés sont réputés pour être extrêmement absorbants et forment un aussi bon isolant que la paille.
Bien positionner le poulailler
Les vétérinaires avicoles soulignent le fait qu'un chauffage est source de choc thermique au sortir et à l'entrée dans le poulailler, ce qui va fragiliser les défenses immunitaires des poules.
Les conseils Gamm vert : une orientation optimale, si elle est associée à un abri efficace, protégera tout aussi bien vos poules du froid.
Si le poulailler est mobile, il faudra certainement en changer l’exposition et la position.
Placez le poulailler autant que possible auprès d’une haie et/ou d’un mur afin de le protéger au mieux des vents dominants.
Orientez les ouvertures, au moins la trappe, vers le sud ou le sud-est pour profiter du soleil d'hiver.
Installez le poulailler sur une zone haute du jardin ou à un endroit bien drainé pour limiter le ruissellement à sa base.
FAQ
Pourquoi isoler un poulailler en hiver ? Quels risques pour les poules si le poulailler est mal isolé ?
Un poulailler mal isolé expose les poules aux courants d'air froids, à l'humidité et aux maladies respiratoires. La ponte peut chuter et le risque de gale des pattes augmente si la litière reste humide en permanence. Isoler un poulailler permet de garder un abri sec, tempéré et sans courants d'air pour tout l'hiver.
Quel est le meilleur isolant pour un poulailler ? Quels matériaux choisir pour isoler un poulailler ?
Le liège et le bois traité arrivent en tête pour isoler un poulailler : imputrescibles et sans danger pour les poules. Le polystyrène isole très bien mais doit toujours être protégé derrière un panneau, car il devient toxique s'il est picoré. À moindre coût, la paille ou les matériaux de récupération restent une option, moins durable dans le temps.
Comment isoler un poulailler avec des matériaux de récupération ? Comment isoler un poulailler en extérieur sans électricité ?
Feuilles mortes bien sèches, carton ondulé, sacs de jute ou papier bulle agrafé permettent d'isoler un poulailler sans frais, pour le toit comme pour les parois. Sans électricité, la meilleure protection reste l'orientation : exposer la trappe au sud ou au sud-est et abriter le poulailler du vent avec une haie ou un mur suffit souvent.
Comment isoler un poulailler contre les gelées longues en zone rurale ? Comment isoler un poulailler exposé au vent en pleine campagne ?
En zone exposée, surélever le poulailler sur des parpaings ou des plots limite les remontées d'humidité et le gel au sol. Isoler un poulailler contre le vent passe aussi par l'emplacement : un endroit drainé, adossé à une haie ou un mur, protège des vents dominants. Des grilles d'aération à persiennes cassent les rafales sans supprimer la ventilation.
Comment combiner isolation et sécurité anti-prédateurs dans un poulailler ?
Isoler un poulailler ne doit jamais fragiliser sa sécurité. Les joints en mousse et les panneaux isolants doivent être recouverts d'un grillage soudé et galvanisé à mailles de 13 mm maximum, et les grilles en plastique gagnent à être remplacées par des grilles métalliques bien fixées, pour empêcher fouines et rongeurs de s'y attaquer.
Comment isoler un poulailler fait maison en bois ? Comment poser un isolant intérieur dans un poulailler sans réduire l'espace ?
Pour isoler un poulailler en bois fait maison, doubler les parois avec des plaques de liège ou de contreplaqué reste la solution la plus simple à poser soi-même. Dans un espace réduit, mieux vaut privilégier un isolant fin fixé sous le plancher plutôt qu'un doublage épais sur les murs, pour ne pas empiéter sur le volume intérieur.
Comment isoler un poulailler pour maximiser la ponte en hiver ?
Isoler un poulailler et supprimer les courants d'air aide les poules à garder leur énergie pour continuer à pondre, même en hiver. Inutile pour autant d'installer un chauffage : mieux vaut miser sur une bonne orientation et un abri efficace, sans fragiliser leur résistance naturelle au froid.
