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Vous adorez concocter de bons petits plats avec de l’ail, surtout le violet pour sa saveur très aromatique ? Pourquoi ne pas en planter dans le jardin ou même sur le balcon pour ne plus être à court et pour le plaisir de parfumer vos plats avec votre propre production ? La culture de l’ail est facile et, mis à part un terrain vraiment trop lourd et humide, vous devriez obtenir de sympathiques récoltes.
Quelles différences entre l'ail violet et les autres aulx ?
L’ail violet se trouve sur les marchés entre août et décembre, bien que sa récolte ait lieu en juin. Il est en effet utile de le laisser vieillir un peu car jeune il a beaucoup moins de saveurs !
Vous trouverez notamment l’ail violet de Cadours, détenteur d’une AOC et d’une AOP, très précoce au niveau de sa récolte qui a lieu en juillet.
Il fait partie des aulx d’automne, dits précoces car ils sont plantés entre octobre et la mi-décembre. L’autre ail d’automne est l’ail blanc. Ces aulx à gros bulbes se conservent environ 6 mois.
Les aulx roses sont des aulx nouveaux ou aulx de printemps (le rose de Lautrec notamment), ils sont plantés entre décembre et la fin mars et récoltés entre juin et juillet, ils sont alors frais et gorgés d’eau et sont vendus tout de suite. Leur durée de conservation est plus longue, environ 1 an.
L’ail blanc est surtout cultivé au nord de la Loire, tandis que les aulx colorés (roses et violets) poussent dans le sud de la France.

Comment le cultiver ?
Quelle culture pour l’ail violet ? Comment le planter, à quelle période, quand le récolter ?
La période de plantation de l’ail violet (tout comme l’ail blanc) a donc lieu à la fin de l’automne, comme dit précédemment. Il peut être planté à peu près dans toutes les régions, dans la mesure où il est très rustique (-18°) et où il doit subir moins de 7° pendant environ 2 semaines pour que sa dormance soit levée (pour qu’il puisse germer).
L’ail, de quelque couleur qu’il soit, apprécie tous les sols à deux conditions : qu’ils soient très bien drainés sans pour autant être sableux. Il est déconseillé d’apporter un fertilisant azoté, par contre la présence d’une fumure apportée lors de la culture précédente est bénéfique, comme peut l’être une fumure riche en potasse et en soufre à condition qu’elle soit pauvre en azote.
À savoir : respectez bien la rotation des cultures pour toute la famille des Alliacées, en ne plantant pas de l’ail, des échalotes et autres là où vous avez cultivé des plantes de la même famille les années précédentes. L’ail apprécie de suivre une culture de pomme de terre ou de fèves/pois/haricots.
Dans un sol compact, passez un coup de griffe pour l’ameublir. Sélectionnez parmi les caïeux les plus gros et bien formés, et plantez-les juste après les avoir séparés.
Les caïeux (les gousses) peuvent être plantés en ligne, et vous devrez placer la pointe de chacun vers le haut, dans un trou mesurant entre 3 et 5 centimètres de profondeur. Si vous ne les plantez pas assez profondément, les caïeux risquent de se déchausser en poussant.
Vous laisserez un espace de 10 à 12 centimètres entre chaque caïeu et 30 centimètres entre les lignes. Un espacement plus grand peut être prévu si le terrain et le climat sont propices au développement de la rouille et autres maladies cryptogamiques (dues à des champignons).

En cas de terrain lourd, vous réaliserez des buttes (que l’on appelle billons dans la culture de l’ail) d’une dizaine de centimètres de hauteur pour obtenir un substrat mieux drainé.
Autre possibilité : planter plus serré pour pouvoir récolter des aillets au printemps (3 mois minimum après la plantation) permettant en même temps d’éclaircir les rangs pour que les bulbes restants puissent s’épanouir.
Pour vous aider, lisez aussi nos conseils sur la plantation de l'ail.
L’ail peut également être cultivé en pot ou en jardinière, dans un terreau léger et au soleil. Pour hâter la récolte, le pot peut être placé à l’intérieur, mais pas avant le mois de février car les caïeux et les jeunes tiges nécessitent une période de froid pour bien démarrer.
Quelques soins sont à apporter après la plantation, mais la culture de l’ail reste des plus faciles.
Il est conseillé de bien casser la terre sèche à la surface des jeunes plants avec une binette. Vous pourrez aussi supprimer toutes les mauvaises herbes.
L’arrosage est particulièrement important au moment de la levée puis au mois de mai, lorsque les bulbes se forment (lorsque les tiges présentent de 8 à 12 feuilles). Par contre, il ne faut plus arroser 3 semaines avant la récolte.
Dans un sol qui durcit lorsqu’il fait sec, paillez abondamment (sans que le matériau de paillage touche les tiges) afin que le sol reste souple, faute de quoi les bulbes auront du mal à grossir.
Au début du printemps, il pourra être appliqué un traitement contre la rouille dans le cas de conditions de culture moins optimales (trop d’humidité notamment).
Pour vous aider, lisez aussi nos conseils sur l'entretien de l'ail.
La récolte de l’ail violet se fait à maturité, lorsque les feuilles sont à moitié sèches, par temps sec, de préférence l’après-midi pour que toute l’humidité matinale soit évaporée. Si vous récoltez un peu plus tard, quand les feuilles entières seront fanées, il vous faudra le consommer plus rapidement.

Une fois récolté, laissez les têtes avec leurs tiges à l’extérieur et à l’ombre afin qu’elles sèchent. Vous conserverez votre ail dans une pièce chaude et sèche (la cuisine convient très bien). Tant que la température est supérieure à 18°, l’ail est en dormance et ne peut germer.
Très parfumé, l’ail violet est couramment cultivé dans le sud-ouest de la France. Il n’en est pas moins possible de le cultiver à peu près partout ! Pour ce faire, il suffit de le planter au cours de l’automne dans un sol bien drainé et meuble et de veiller à ce que le sol soit bien frais aux moments clé de son développement. Il sera récolté à maturité et consommé les mois qui suivent.
