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Comme le puceron noir ou vert, le puceron blanc est un nom générique qui désigne en réalité plusieurs espèces. Chacune est morphologiquement différente. Généralement, chaque puceron a ses propres plantes de prédilection. En effet, il colonise aussi bien des arbres d’ornement et/ou fruitiers que des légumes ou des fleurs. Quelle que soit sa couleur les dégâts provoqués par sa présence demeurent les mêmes. De même, les techniques naturelles pour le faire fuir restent identiques à celles utilisées pour l’ensemble de ces parasites.
Quelles sont les différentes espèces ?
Il ne faut pas se fier à la couleur de cet insecte pour déterminer son espèce. En effet, le puceron blanc peut correspondre à différentes familles. Son corps peut être blanchâtre, blanc jaunâtre ou recouvert d’une cire. Ce qui est le cas du puceron lanigère.
Parmi les spécimens blancs, voire jaunâtres :
Le petit puceron du bouleau (Betulaphis quadrituberculata)
Le puceron du cornouiller (Anoecia corni)
Le Myzocallis coryli
Le puceron lanigère des racines de laitue (Pemphigus bursarius)
Le puceron des racines de haricot (Smynthurodes betae)
Le Trama caudata
Les insectes recouverts d’une cire blanchâtre ou floconneuse :
L’Aphis craccae
Le puceron farineux du prunier (Hyalopterus pruni)
Le puceron du lupin (Macrosiphum albifrons)
Le puceron lanigère du peuplier
Le Phyllaphis fagi
Un insecte également volant
Comme beaucoup d’espèces de pucerons, le puceron blanc prend différentes formes au cours de sa vie. En effet, il peut naître aptère (sans ailes) et ensuite devenir ailé. Pour certaines variétés, il est blanc ou recouvert d’une cire blanchâtre lorsqu’il est ailé.
Pour le Pemphigus bursarius, c’est la forme aptère qui est blanchâtre. Une cire de la même couleur recouvre leurs larves.
Certains de ces insectes se développent sur une seule plante hôte, d’autres sur deux hôtes. Ils peuvent prendre l’aspect blanchâtre sur la seconde plante.
Quels arbres accueillent cet insecte ??
Les pucerons blancs ou recouverts de cire envahissent vos arbres. Souvent les œufs reposent sous les feuilles durant l’hiver et éclosent au printemps. Parmi les mesures préventives, des bandes de glue posées sur les troncs empêchent les fourmis de grimper. De même, des huiles blanches sont appliquées durant l’hiver.
Le Betulaphis quadrituberculata occupe principalement les arbres comme les bouleaux pubescent et verruqueux (appelé également blanc). Il peut être aptère ou ailé. Son principal adversaire est l’Aphidius aquilus, un hyménoptère.
Le puceron du cornouiller attaque comme premier hôte l’arbuste du même nom. Il devient blanchâtre sur les hôtes secondaires comme le blé, l’orge ou encore le chiendent. Le Myzocallis coryli colonise, quant à lui, les noisetiers. Les adultes sont ailés.
Le Pemphigus bursarius, envahit le peuplier comme première plante hôte
Le dernier, recouvert d’une cire floconneuse, le Phyllaphis fagi, infeste les hêtres. Les feuilles s’enroulent et tombent.
Quels sont les fruits infestés par ce parasite ?
Les fruits et les arbres fruitiers ne sont pas épargnés par les pucerons blancs.
Le citronnier
Le citronnier n’est pas à l’abri de parasites comme le puceron, la cochenille, ou encore l’araignée rouge. Selon l’insecte, différentes maladies sont développées. Lors d’attaques de pucerons ou de cochenilles, la fumagine se propage sur les feuilles. Elle n’est pas grave si elle est traitée à temps. Une solution respectant la biodiversité est d’introduire des coccinelles. En prévention, l’inspection de l’arbre et la pulvérisation d’huile blanche en hiver sont des alternatives. Si vous cultivez un citronnier dans votre maison, veillez que la coupelle sous le pot ne contienne pas d’eau stagnante. Cela favorise les maladies.
Le fraisier
Plusieurs espèces de pucerons attaquent le fraisier, soit en hôte primaire soit secondaire. Une infestation se manifeste par des feuilles qui se crispent. Ils transmettent également aux plants la jaunisse du fraisier, la marbrure ou encore la frisolée. Le miellat déposé favorise le développement de la fumagine. Pour lutter contre ces insectes, favoriser la présence d’auxiliaires est une solution. Arroser régulièrement et limiter les engrais contenant de l’azote sont des mesures de prévention.
Le framboisier
Comme le fraisier, le framboisier accueille plusieurs variétés de pucerons. Les principaux symptômes sont l’enroulement et le jaunissement des feuilles. Des traitements existent pour éradiquer les insectes comme l’utilisation d’auxiliaires, de savon noir ou d’un purin comme celui de la fougère.
Le prunier
Le Hyalopterus pruni envahit les pruniers. Les conséquences sont le jaunissement de leurs feuilles et le développement de la fumagine. Cette dernière attaque les fruits.
Quels légumes envahit-il ?
Le puceron blanc colonise également vos potagers. En suçant la sève, il dépose de la salive, toxique, elle affaiblit vos cultures. De plus, le miellat est propice au développement de champignons comme la fumagine.
Les tomates
Le puceron des racines de haricot colonise en second hôte les tomates mais également les choux, les salsifis, les betteraves. Pour traiter les pieds infestés, pulvérisez du savon noir ou plantez des plantes répulsives aux abords, comme des plantes aromatiques.
Les salades
Les laitues, la chicorée sont les repas favoris du Trama Caudata, qui prend les formes ailée et aptère. Son occupation entraîne le flétrissement des salades. De même, le Pemphigus bursarius envahit en seconde plante les laitues. Il empêche celles-ci de pommer. Leurs principaux ennemis sont des parasitoïdes. Pour supprimer ces pucerons, luttez contre les fourmis et arrosez les racines d’une décoction de tanaisie. Parmi les autres espèces, l’Aphis craccae est la proie de parasitoïdes, peu rencontré, il est amateur de fèves. Il peut transmettre le virus de la mosaïque du concombre.
Les fleurs sont également concernées
La plupart des espèces, y compris le puceron blanc, se nourrissent des jeunes pousses, des feuilles, des gousses.
Les hortensias
Lorsque les pucerons se développent sur les hortensias, vous repérez du miellat sur les feuilles ainsi que la fumagine. Pour éliminer ces insectes, une recette à base de savon noir ou d’eau savonneuse sera utile Pour prévenir leur prolifération, des plantes répulsives semées autour de vos fleurs les repousseront.
Le lupin
Le Macrosiphum albifrons occupe le lupin (les gousses, les tiges, les fleurs). Il peut être porteur du virus de la mosaïque jaune du haricot. Ses principaux ennemis sont des mycoses et des parasitoïdes.
Le rosier
Même s’il existe un puceron du rosier, cette fleur n’est pas à l’abri de l’assaut d’autres espèces comme le puceron blanc. Les coccinelles et/ou la lavande vous aideront à en venir à bout.
Les plantes d’ornement ne sont pas épargnées
Les pucerons blancs, notamment ceux des racines, s’attaquent également aux plantes d’ornement.
Les plantes vertes
Les plantes vertes sont envahies par ces insectes, même si elles sont dans votre maison. Par prévention, vous pouvez surveiller régulièrement les feuilles, ne pas mettre trop d’engrais, et arroser avec parcimonie. Une eau savonneuse permet d’ôter ces indésirables. De même, des allumettes, têtes dans la terre, dégagent une odeur de soufre, ce qui les fera fuir.
Le bambou
Malgré sa robustesse, le bambou est également la proie de parasites. Principalement envahi par les pucerons noirs et verts, une enveloppe blanche correspondant à la mue de ces insectes peut apparaître. Toutefois attention de ne pas les confondre avec des cochenilles. Une solution à base de savon noir et d’eau vous en débarrassera. Attendez huit jours et renouvelez l’opération.
Les orchidées
Parmi les orchidées, les plantes d’intérieur et d’extérieur sont à distinguer car elles ne sont pas occupées par les mêmes parasites. Pour les fleurs vivant dans votre maison, le puceron blanc est souvent confondu avec la cochenille. Quant au plants extérieurs, les pucerons font partie des parasites qui les envahissent. Plusieurs alternatives pour les traiter : le savon noir, le purin d’ortie, les capucines, la lavande.
Lutter avec des méthodes naturelles
Pour enlever les pucerons blancs de vos plantes, différents procédés naturels existent. S’ils sont peu nombreux, vous pouvez les ôter avec les mains. Selon leur nombre, un jet d’eau nettoiera vos plantes. Cette opération est possible lorsqu’elles ne sont pas en fleurs. Si l’infestation est avérée, quelques méthodes naturelles permettent de les supprimer
Le savon noir, un produit incontournable
Pour optimiser son utilisation, la forme liquide bio est plus adaptée, préférez les produits vendus en jardinerie, prévus et dosés à cet effet. Il nettoie les feuilles du miellat et de la fumagine.
Des solutions biologiques
La plupart des espèces jettent leur dévolu sur les capucines. Certes, ce sont des jolies fleurs orangées mais il faut accepter de les sacrifier. Une fois que tous les pucerons seront réunis sur cette plante, il vous suffira de couper les plants infestés. Le rumex est également une plante qui attire à la fois les pucerons et les fourmis. Pour la plupart des pucerons blancs, leurs ennemis sont des parasitoïdes. Ces derniers se développent à l’intérieur de leurs hôtes, autrement dit les pucerons, et par conséquent les tuent.
Différents pucerons blancs ou revêtus de cire blanchâtre investissent votre jardin. Selon l’espèce, vous les retrouvez sur vos laitues, vos haricots, vos tomates, vos lupins. Une fois les colonies installées, les dégâts peuvent être irrémédiables et les plants doivent être coupés. Toutefois vous disposez de méthodes naturelles pour les supprimer avant que la prolifération soit néfaste. La meilleure méthode reste la prévention.
