Partager
Éviter de laisser le sol nu entre les plantations est aujourd’hui une évidence et les paillis offrent tant de bénéfices qu’on en utilise dans tous les jardins. Le sol du potager ou des massifs est à la fois protégé et amélioré par des paillis organiques, alors que les plantes alpines ou méditerranéennes préféreront une matière minérale. Et c’est bien ça le plus compliqué, savoir quel paillis s’adapte à quelles plantes de mon jardin !
Les paillages minéraux
Ces matériaux qui ne se décomposent pas offrent de nombreux avantages. Ils résistent au temps et présentent un bel effet décoratif : en choisissant des teintes qui mettent en valeur les feuillages de vos végétaux vous pouvez réaliser des massifs très originaux. Ils maintiennent la température du sol, et comme tous les paillages, ils limitent le développement des herbes indésirables. Ils protègent également le sol du phénomène de battance et évitent une évaporation trop rapide. En jardins secs, ils protègent le collet des végétaux de l’humidité hivernale.
La pouzzolane : sa structure alvéolée permet d’accumuler la chaleur, ce qui est apprécié par les diverses plantes de rocaille.
L’ardoise pilée : ce sont les plantes acidophiles qui profiteront le plus de ce paillage ferreux.
Les billes d’argiles ou perles d'argile sont le compagnon préféré des plantes en pot de fleurs, car elles jouent un rôle drainant indispensable mais elles seront aussi efficaces en paillis protecteur et décoratif.
De nombreux autres matériaux peuvent jouer le rôle de paillis : le sable, les débris de pots en terre, le gravier, les galets, ...
Les paillages organiques
Les paillis du commerce
Les paillettes de chanvre et de lin : leur teinte claire et leur matière favorisent le réchauffement du sol, elles sont pour cela tout indiquées pour les végétaux qui aiment la chaleur : au potager, les tomates, les courgettes, poivrons, aubergines. Les légumes racines qui restent en terre à la fin de la belle saison profiteront également de cette propriété à l’arrivée des premiers frimas. Les paillettes de chanvre ou de lin forment en plus une couche protectrice en-dessous des légumes qui resteront propres. Leur pH est neutre et s’adapte donc à tous les végétaux. Mélangées à la terre dans les massifs, elles l’allègent et jouent un rôle d’éponge qui retient l’humidité, particulièrement le chanvre. Très fin, ce mulch peut aussi se montrer particulièrement adapté pour protéger les bulbes installés au printemps qui n’auront pas de difficultés à percer cette couche légère. Lin ou chanvre, ces paillettes seront enfin facilement intégrées à la terre en fin de culture.
Les cosses de sarrasin offrent de bonnes capacités de rétention d’eau et leur densité est efficace pour limiter le développement des adventices. Leur décomposition est moyennement rapide, mais elles peuvent facilement être enfouies. Autre avantage et non des moindres, leur texture semble déplaire aux gastéropodes (limaces et escargots) ! Très esthétiques, elles habilleront les massifs de vivaces et d’arbustes.
Les coques de fèves de cacao, riches en potasse et en azote, se décomposent en une dizaine de mois et protégeront les massifs de vivaces et d’annuelles autant qu’elles les nourriront.
Pour en savoir plus, lisez notre article sur Le paillage en coques de cacao.
Les chips de coco sont issues de la noix de coco. Il s'agit d'un paillage naturel et renouvelable qui comme tous les autres paillis garde l'humidité du sol et ralentit efficacement le développement des mauvaises herbes. Il protège la terre des agressions climatiques et préserve sa structure.
Le paillage fertilisé du potager joue un double rôle : protéger la terre et nourrir les plantes. Riche en compost, fumier, et algues, il offre une fertilisation durable du sol pour tous les légumes gourmands du potager (tomates, aubergines, courgettes...). Il s'avère aussi une bonne protection de la parcelle de culture pendant l'hiver, et une bonne préparation aux prochaines cultures.
Les recyclés du jardin et autres
Les tontes de gazon : se décomposant très rapidement, elles sont bien adaptées aux cultures saisonnières, aux plantes annuelles, aux légumes car elles leur apportent des nutriments, notamment de l’azote, au moment de leur développement. Comme c’est un matériau que l’on peut renouveler fréquemment, on l’utilisera également au pied des haies, dans les massifs, autour des arbustes. Elles montrent aussi de relativement bonnes capacités de rétention de l’humidité. Au potager, on va les utiliser en couche fine, pas plus de 2 cm autour des végétaux que l’on récolte rapidement : épinards, salades, radis. Par contre autour des tomates, des poivrons, aubergines, choux, courges, poireaux, pommes de terre, etc, la couche sera plus épaisse, environ 5 cm. Pour éviter tout risque de fermentation et de pourrissement, il est conseillé de faire sécher les tontes avant de les utiliser comme paillage, à moins de les utiliser en couche fine à renouveler très souvent.
Les déchets secs et tiges ligneuses (feuilles sèches, tiges ligneuses fanées ou qui ont été taillées, …) : une fois broyés, ces matériaux plus secs sont parfaits pour pailler les arbustes comme les rosiers, les petits fruitiers, les haies, …
Les feuilles mortes doivent être légèrement broyées avant utilisation. Leur décomposition sera bénéfique aux haies et aux arbustes mais c’est au potager qu’elles seront les plus utiles, en se décomposant au fil de l’hiver pour apporter un super amendement.
La paille : paillis très fréquemment utilisé au potager, la paille peut également se montrer efficace au pied des arbres fruitiers et des petits fruitiers. Formant au sol une couche grossière, elle s’avère très utile pour protéger de l’humidité de la terre les légumes qui y sont sensibles : fraises, courges. Elle offre de bonnes propriétés d’isolation et peut de ce fait être utilisée comme paillage hivernal au pied des végétaux frileux. Le paillis de blé broyé est un bon pourvoyeur de matières organiques que l’on emploiera pour couvrir le sol du potager ou des massifs de fleurs. Pommes de terre et fraisiers seront particulièrement favorisés par ce paillage qui en outre est un bon économiseur d’arrosages. Sa densité, plus importante que la paille “traditionnelle” rend plus efficace sa fonction de frein pour les adventices.
Les résidus de bois
Les écorces : choisies parmi les essences de feuillus, elles sont bien adaptées pour les rosiers et autres arbustes. Les écorces de pin, par contre, ont tendance à acidifier le sol et seront à préférer pour les arbustes et vivaces acidophiles, pour les fraisiers et autres petits fruitiers.
Les copeaux de bois ou plaquettes de bois naturelles : leur longue durée de vie les rend économiques et adaptés aux cultures pérennes : arbustes, plantes aromatiques. Ils limitent efficacement l’évaporation et évitent que le vent et le soleil ne dessèchent le sol. La décomposition de ces copeaux est un excellent apport fertilisant. Ils améliorent la structure du sol en l’enrichissant en humus.
Le saviez-vous ? Vous pouvez trouver dans votre magasin Gamm vert des plaquettes de bois coloré, pour ajouter une touche de couleur à vos massifs et plates-bandes !
Les films de paillage
Parfaits pour voir disparaître la corvée de désherbage, ces films sont le plus souvent employés au potager, notamment pour les fraisiers. Pour en faciliter la manipulation, préférez les toiles biodégradables qui offrent en plus du couvert l'avantage d’apporter quelques éléments nutritifs au sol en se décomposant.
