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Conseils jardinage et plantes

Pommier : plantation, taille et entretien

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Le pommier est certainement l’arbre fruitier le plus courant, ou en tout cas il n’en est pas loin ! Certainement du fait de son extrême variété et de la polyvalence de ses fruits. Isolé ou en haie libre, en verger ou sur la terrasse, cet arbre fruitier a sa place dans tous les extérieurs, sous tous les climats. Quand et comment planter un pommier et comment en prendre soin ?

Le pommier, l'arbre fruitier indispensable dans un jardin ! - © Xalanx - stock.adobe.com

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Description du pommier

Le pommier domestique, Malus domestica (syn. Malus pumila) est un petit arbre à feuilles caduques, ovales, dentées et alternes, qui prennent de belles teintes or à cuivre rouge en automne. Il ne dépasse généralement pas 8 mètres de hauteur, avec un tronc solide, pour une belle envergure, car il affiche une belle ramure étalée.

Il offre au printemps de gros bouquets de fleurs blanches ou roses et, en automne, une fructification abondante : de grosses perles, de tailles différentes selon les variétés, comme les sont leurs couleurs jaunes, vertes, rouge vermillon ou rouge foncé, très décoratives… Ces fruits ont une peau plus ou moins épaisse et une chair ferme et croquante, sucrée, parfois acidulée, juteuse ou non. Les pommes sont riches en antioxydants, en fibres et en vitamines.

Certains pommiers sont autofertiles alors que d’autres doivent être placés à proximité d’une espèce qui fleurit à la même période et qui est bonne pollinisatrice. On peut néanmoins utiliser des variétés pollinisatrices pour améliorer la productivité, la taille des fruits ou encore leur conservation, entre autres.

Ils produisent bien durant environ 30 ans.

D’autres espèces de pommiers existent, qui donnent des fruits non comestibles mais décoratifs. On les trouve sous le nom de “pommier à fleur” ou de “pommier d’ornement”. Pour en savoir plus, suivez nos conseils sur les pommiers d'ornement.


Utilisations au jardin et sur la terrasse

Tandis que le pommier fruitier trouvera sans problème sa place au verger, le pommier ornemental, quant à lui, sera au jardin. Seul au milieu d’une pelouse verte, il exposera, au printemps, ses fleurs blanches, roses, carminées ou violet pourpre profond en forme de coupe. Il aura aussi sa place dans une haie libre, en mélange. Le pommier peut aussi être cultivé sur un balcon ou une terrasse, sous forme colonnaire pour donner des fruits tout en prenant moins de place. Ou contre un mur ou le long d’une allée, palissé pour occuper moins de place.


1 - Pommier © Cristina - 2 - Pommes Elstar © Gundolf Renze - 3 - Pommes Boskoop © Ruckszio - 4 - Pommes Gala © Conny Pokorny - 5 - Reine des Reinettes © Marius Faust - 6 - Pommier en fleurs © Anna - stock.adobe.com

Variétés de pommiers

Que ce soit une belle et grosse pomme rouge ou un petit fruit jaune, ce sera toujours un régal en compote, gelée ou confiture. 

Le pommier à fruit et ses très nombreuses variétés proposent des pommes de tous calibres : Royal Gala, Bertanne, GoldRush sont des petits calibres, loin derrière Story, Belle de Boskoop, Benedictin.

Pour toutes les consommations : Elstar, Chanteclerc, Pink Lady sont des variétés à cuisiner, tandis que Granny Smith, Fuji, Gala, Reine des Reinettes sont délicieuses à croquer au pied de l’arbre.

Et tous les goûts : Api Noir, Astrakan sont sucrées et juteuses, Chanteclerc est acidulée, comme Belle Fille, Bénédictin, Calville Blanc et Cox Orange sont parfumées, …

Les variétés anciennes sont souvent attachées à un territoire et restent des valeurs sûres : Cœur de Bœuf (non, ce n’est pas une tomate !), tendre et parfumée, Bonne Hotture, acidulée et sucrée, Court Pendu Gris, croquante et très sucrée…

Les variétés de pommes se choisissent néanmoins en premier lieu selon un autre critère que le goût, car il est essentiel que le type de sol et les conditions climatiques leur conviennent. Vous avez également celles qui sont précoces et celles qui se récoltent tard, celles qui se conservent bien ou qui se mangent rapidement… De quoi faire un verger uniquement composé de pommiers différents !

Pour vous aider, suivez notre guide pour bien choisir votre pommier.


Conseils sur la plantation

Généralement, ces arbres fruitiers apprécient peu les chaleurs intenses, ils préfèrent les climats frais et humides. 

Peu exigeants, ils se plaisent dans un sol riche en matières organiques, profond, bien drainé. 

Le pommier se plaira à mi-ombre ou au soleil non brûlant et à l’abri des vents froids. Pour une bonne floraison, une exposition ombragée est à préférer. 

Pour assurer la pollinisation de l’arbre, il est fortement conseillé de planter à sa proximité, à 10 mètres de distance maximum, un cultivar ou une espèce différente, comme un pommier à fleurs. 

Les sujets à racines nues se plantent aux alentours du 25 novembre ou bien en janvier ou février. Vous réaliserez un trou de 50 cm de haut pour 1 m de large. Mêlez à cette terre du compost ou du fumier bien décomposé. Installez un tuteur sur le côté (il doit être à peu près à 30 cm du tronc) puis le jeune arbre, de façon à ce que le départ de son tronc se trouve juste au niveau du sol. Attention au point de greffe, qui ne doit pas être enterré. Remettez la terre améliorée en tassant progressivement. Former une butte à 50 cm du tronc pour obtenir une cuvette qui fera bénéficier les racines d’un bon apport d’eau. Attachez le tronc au tuteur à l’aide d’un ruban flexible en formant un 8. Arrosez copieusement puis paillez avec des feuilles mortes, du compost ou de la paille.

Les variétés naines de pommier peuvent aussi être cultivées en pot. Offrez-leur un pot de 40 cm de profondeur au moins.

Pour vous aider, suivez nos conseils sur la plantation du pommier.

Conseils sur l’entretien

L’arrosage et la fertilisation

Votre jeune pommier aura besoin d’un sol qui reste frais durant ses premières années. Réalisez un arrosage lent pour ne pas noyer les racines et renouvelez le paillage à son pied.

Par la suite, vous aurez à arroser en période sèche uniquement si vous continuez à pailler le pied de vos pommiers.

Si votre terre de jardin est pauvre, un copieux apport de compost ou de fumier sera fait à l'automne et au printemps.


La taille

La taille des arbres fruitiers consiste à éliminer le bois mort ou malade en hiver, on le taille aussi pour maintenir une ramure équilibrée et favoriser une floraison et une fructification abondantes et régulières. Ou bien pour lui donner une forme spécifique, pour rendre plus facile la récolte par exemple. Le pommier peut ainsi prendre des formes très différentes.

La taille d’hiver, au mois de mars pour le pommier, est une taille de fructification, et de formation pour les jeunes pommiers. Suivez nos conseils sur la taille du pommier en hiver.

Vous taillerez différemment selon que votre arbre est faible ou vigoureux. Dans le premier cas, vous taillerez court début mars, en raccourcissant toutes les branches de moitié et après un œil situé sur le dessus. La taille des sujets vigoureux se fera plutôt à la fin du mois de mars, et vous raccourcirez peu, et au-dessus d’un œil situé sur le dessous de la branche.

La taille en vert se réalise à partir du 15 juin. Elle vise à forcer les branches de l'année à fructifier plus rapidement. Il faut rabattre (raccourcir) ces rameaux entre la 5ème et la 6ème feuille. Un rameau va alors se développer, qu’il va lui aussi falloir rabattre après la 2ème feuille.

Elle peut être remplacée par une inclinaison forcée de ces mêmes rameaux, qui seront mis au moins à l’horizontale, voire plus bas.

Pour aller plus loin, suivez aussi nos conseils sur la taille des gourmands et l'éclaircissage des pommes.

La récolte

On distingue 3 types de pommes, selon leur période de maturité. Les variétés précoces se récoltent entre juillet et août. Elles sont juteuses, sucrées et parfumées et ont une peau fine qui les rend fragiles, d’où une mauvaise conservation. Les variétés moyennes arrivent à maturité en septembre. Elles ont une chair plus ferme et se conservent relativement bien. Les pommes d’hiver (tardives) sont rustiques, avec une saveur plus prononcée, moins sucrées et peu juteuses. Leur peau épaisse leur permet de pouvoir être conservées longtemps. Elles doivent être récoltées avant les premières gelées. Elles ne sont alors pas totalement mûres, il convient de les laisser arriver à maturité en les stockant dans une pièce fraîche (de 0 à 15° mais idéalement de 3 à 8°), où la température est stable et où l’hygrométrie est de 60 % environ. Disposez-les queue vers le bas dans des cagettes, sans les superposer. Surveillez régulièrement pour ôter les fruits abîmés.


Maladies

Un arbre fruitier attire toujours toutes sortes de parasites, insectes ou champignons. Face aux insectes et acariens, on traitera l’arbre à l’apparition des premiers individus. Les pucerons, petits insectes verts visibles à l’œil nu, sont combattus grâce à des auxiliaires tels que les larves de coccinelles.

Le carpocapse, un papillon brun dont les chenilles roses à tête brune s’enfoncent dans les fruits pour s’y nourrir des pépins. Il y a en moyenne 2 générations par an. L’ensachage des fruits dès leur formation va permettre d’empêcher le papillon de venir pondre.

Parmi les maladies cryptogamiques, on peut citer particulièrement l’oïdium, une poussière blanche qui recouvre les feuilles. Il se traite avec un produit à base de soufre.

Lisez aussi nos conseils quand votre pommier perd ses feuilles !

La tavelure du pommier provoque des taches arrondies sur les feuilles, qui apparaissent comme des décolorations puis brunissent et se rejoignent. Les feuilles finissent souvent par se dessécher. Les fruits sont également atteints. Un fongicide peut être utilisé préventivement au mois de mars, ou en juin.

La moniliose est une maladie cryptogamique qui touche les fruits. Ceux-ci affichent des sortes de coussinets beiges, qui se développent parfois de manière concentrique. Les fruits pourrissent et peuvent se momifier, en restant accrochés à l’arbre.

Le feu bactérien est l’une des plus dangereuses bactéries. Il s’agit d’Erwinia amylovora capable de dessécher tout l’arbre. Lorsque les fongicides et les autres traitements se révèlent inefficaces, il faut supprimer le bois malade. S’il ne peut être sauvé, l’arbre doit être coupé et sa souche brûlée, pour protéger les arbres voisins.

Il ne faut pas non plus négliger les lapins, surtout en hiver, quand l’herbe dont ils se nourrissent est recouverte par la neige. Pour les dissuader de ronger les écorces tendres des jeunes arbres, deux solutions : des spirales protectrices en plastique à la base du tronc ou un répulsif.

Pour vous aider, suivez nos conseils sur les maladies du pommier.

Un peu de botanique

De la famille des Rosacées, le genre Malus compte 35 espèces d’arbres caducs fruitiers ou ornementaux, originaires des régions tempérées du Nord. Le pommier semble exister depuis toujours, on a retrouvé des traces de sa présence en Europe à la Préhistoire.


Caractéristiques


Caractéristiques végétales

Hauteur à maturité : 2 à 15 m

Feuillage : caduc

Couleur feuille : vert

Couleur des fleurs : blanc à blanc rosé

Période de floraison : printemps

Attributs : nectarifère


Entretien & plantation

Niveau de soin : moyen

Exposition : soleil

Composition du sol : moyennement argileux à moyennement sablonneux, riches en matières organiques

Arrosage : modéré

Ph du sol : peu acide à neutre

Humidité du sol : drainant, frais

Période de plantation : novembre, janvier, février

Période de fructification : été, automne

Période de récolte des fruits : juillet à octobre/novembre

Saison d’intérêt : printemps, été, automne, hiver

Utilisation : jardin, terrasse, balcon

Utilisation en jardin : verger, isolé, haie


Botanique

Rusticité : rustique

Genre : Malus

Nom botanique : Malus domestica

Famille : Rosacées







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